‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits des registres de laChapitre 82 sur 132 · CCCXXXIV · texte numérisé non relu

CCCXXXIV

i344, 21 septembre. Retz.

Philippe VI amortit en fiiveur des religieux et prieur de Sainte-Croix de Paris une maison et une place contigués à leur monastère, et pouvant valoir environ 44 s. p. de rente.

(JJ. 75, n» 70.)

Philippe, etc., savoir faisons à touz presenz et avenir, que a la supplication de noz amez en Dieu, les religieus, prieur et frères de Sainte Croiz de Paris, disanz que il ont acquis joingnant d'euls, une maison par tiltre d'achat, et d'une place qui leur fu donnée en aumosne, lesquelles maison et place puent valoir de rente quarante et quatre soulz parisis ou environ, nous, ausdiz prieur et frères, avons octroie et [ocjtroyons, de grâce especial et en aumosne pour euls et pour leurs successeurs, que lesdites maison et place il puissent tenir perpetuelment et paisiblement senz ce que il soient contrainz k les vendre ou mettre autrement hors de leur main et sanz paier pour ce à nous ou k noz successeurs aucune finance, laquelle nous leur avons quittée et quittons de nostredite grâce, nonconstretant autres dons que fait leur aions, ne ordenance ou defifense contraires. Et que ce soit ferme et estable à touz )oùrs, etc..

Donné en nostre mannoir de Rays^, le xxi* jour de septembre, l'an

de grâce mil CGC quarante et quatre.

Par le roy.

Barrière.

Sine financia que quittatur superius.

R. de Balaham.

1344, 29 septembre. Saint-Germain-en-Laye.

Philippe VI amortit en faveur des religieuses cordelières de Saint-Marcdlez- Paris 5o 1. p. de rente annuelle et perpétuelle qu'elles avaient acquises sans fief et sans justice.

Barrière.

Sine financia.

R. de Baleham.

I. Auj. Retz, ancien château, dont les ruines subsistent dans la forêt de Marly, Seine-et-Oise, arr. de Versailles, cant. de Marly, comm. de FeucheroUes.

DU RiONB 0B PHILIPPB VI DB. VALOIS. %3l

CCCXXXVL

i344, septembre. Retz-lez-Sainte-Gemme.

Philippe de Valois, à la requête des Carmes de Paris, amortit en leur faveur deux maisons valant 3o 1. p. de rente annuelle, qu'ils ont acquises au fief de Sainte-Geneviève pour accroître leur dortoir et leur maison.

(JJ. 75, n» 59.)

Philippe, etc., nous faisons savoir â touz presenz et avenir, que comme les religieux, prieur et couvent de Tordre de Nostre Dame du Carme â Paris ^, aient acquis ou fie de Sainte Geneviève ou Mont, de Paris, pour accroistre leur dortouer et lieu où il demeurent à présent à Paris, ouquel il sont molt estroitement selon leur couvent et escoliers qui 7 sont, deus maisons vallanz trente livres parisis de rente annuelle ou environ; c'est assavoir : une maison, jadis appellée du Cerf, qui fust à Gautier de Genville, autrement de Valcoleur', assise en la grant rue Sainte Geneviève, ou fié de Pabbé dudit lieu, tenent à ladite rue à la maison Gillebert du Chastel, d'une part, et à la maison du Corbeillon d'autre, et tenent d'autre part, par darriere, aus escoles des frères de Nostre Dame du Carme, et d'autre à la maison qui fu maistre Nicole de Tornay. Item, l'autre maison achetée de maistre Guillaume Paumier, assise en ladite rue Sainte Geneviève, aboutissant par darriere en la rue Saint Hylaire, tenant d'une part, devers ladite rue Sainte Geneviève, à la maison Gillebert du Chastel, et d'autre part, à la maison dame Jehanne du Pont, et par darriere, tenant d'une part à une maison qui estoit ausdiz religieux du Carme, en la censive et seignorie de Sainte Geneviève. Et lesdiz religieux qui nous ont accompaignié en leurs prières et oroisons, en nous ottroiant jusques à un an à compter de la date de ces présentes, chascun lundi en la sepmaine, â célébrer une messe de Nostre Dame pour le salut de nostre âme, nous aient fait humblement supplier que lesdites maisons et rente, nous leur vousissions amortir. Nous, qui désirons à nostre povoir l'accroissement des églises, pour ce que Dieux 7 soit mieux et plus grandement et hono-

I. Le couvent des Carmes, établi d'abord sur la paroisse de Saint-Paul, à l'endroit où étaient les Célestins, puis transporté, en i3i8, près de la place Maubert, fut démoli en 181 1, et sur son emplacement fut établi le mar« ché de la place Maubert. (Lebeuf, op. cit., éd. Cocheris, t. Il, p. 602 et 718.)

a. D'après l'ouvrage de M. Fr. Oelaborde {Jean de JoithfiHe et let seigneurs de Joinpiile, p. 228), il n'y aurait eu de Gautier de Joinville, sire de Vaucouleurs. que le fils de Geoffiroy de Vaucouleurs. Marié à Isabeau de Orey, il fut tué, en i3o4, à Tafiaire de la Bassée.

232 DOGUIONTS PARISIENS

rablement serviz, eu reguart as choses dessusdites, avons ottroié et pttroions, de grâce especial et auttorité royal par ces présentes, ausdiz religieux, que lesdites maisons et rente, il aient, possident et tiegnent perpetuelment, liberalment, etc..

Donné à Rays lez Sainte Jame, Tan de grâce mil CGC quarante et quatre, ou mois de septembre.

Par le roy, à la relation du souz aumosnier.

Chapelle.

Sine financia.

Justice.

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