‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits des registres de laChapitre 83 sur 132 · CCCXXXVII · texte numérisé non relu

CCCXXXVII

i344, septembre. Saint-Germain-en-Laye.

Lettres d'amortissement pour 8 1. p. de rente, accordées par Philippe VI en ftiveur de la communauté des bruines de Paris ^.

Philippe, etc., savoir faisons à touz presens et avenir, que pour l'afifection et dévotion que nous avons aus prières de noz amées la matresse et la communauté des Béguines du Beguinaige de Paris, lequel monseigneur saint Loys fonda ; et pour ce que nous, nostre très chère compaigne la royne et touz noz enfans- soions participans à leursdites prières et bienfaiz, pour Dieu et en aumosne, de grâce especial et de certainne science, leur avons donné et ottroié, et par ces lettres donnons et ottroions, de nostre auttorité royal, que lesdites mastresse et béguines dudit beguinaige qui à présent sont et qui pour le temps avenir seront, puissent avoir, acquerre et retenir sanz fié et justice, huit livres parisis de rente perpétuelle acquises ou à acquerre, et que ycelles huit livres parisis de rente puissent tenir perpetuelment et paisiblement et sanz ce que elles soient contraintes ores ou autresfoiz, ou temps avenir, à le mettre hors de leurs mains ne à, pour ce qu'elles ont acquis ou acquerront jusques à ladite somme, baillier ou paier aucune finance à nous ou à noz successeurs, laquelle finance, quelle que elle soit, qui deue nous en est à présent ou seroit pour le temps avenir, nous, de nostredite grâce, leur avons donnée, remis et quittiée par la teneur de ces présentes. Si donnons en mandement aus députez ou à députer ou temps présent et avenir, à lever les finances des fiez, arrefiez et mainmortes, que dores en avant, pour

I. Cette pièce a été signalée par M. Léon Le Grand dans son travail sur les Béguines de Paris. (Voy. Mémoires de la Sodiété de V Histoire de Paris et de V Ile-de-France t t. XX, p. 3o6.}

cause de ce, il ne contraignent lesdites matresses et béguines dudit beguinaige de Paris, ne suefTrent estre contraintes en aucune manière contre la teneur de nostre présente grâce, mais les en leîssent et faicent joir â plain, sanz y mettre nul empeschement ; et se aucune chose estoit prise ou saisie du leur, que ycelle leur soit rendue et mise au délivre franchement, sanz delay et sanz attendre autre mandement de nous, etc.

Donné i Saint Germain en Laye, Tan de grftce mil CGC quarante et quatre, ou mois de septembre.

Barrière.

Sine fiaancia que quittatur superius.

R. de Baleham. .

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