‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits des registres de laChapitre 84 sur 132 · CCCXXXVIII · texte numérisé non relu

CCCXXXVIII

1344, octobre. Retz.

Philippe VI amortit en faveur de Jeanne, femme de Jacques du Boulay, son conseiller, le tiers de 20 1. p. de rente, montant de sa part dans cette somme destinée par son père, Jean le Paumier, à la fondation d'une cha« pellenie.

(JJ. 75, n* 79.)

Philippe, etc., savoir faisons à tous presenz, que comme Jehanne, famé Jaques du Boulay^, nostre amé et féal conseiller, fille feu Jehan le Paumier', jadis bourgois de Paris et maistre des monnoies de noz

1. Jacques du Boulay, clerc et*8ecrétaire de Philippe de Valois, obtint au mois de mars i33o (n. st.), en récompense de ses services, une maison qui avait été confisquée sur Pierre d'Aragon, condamné poiu* cause d'hérésie; cette maison était située près de Carcassonne. (Ârch. nat., JJ. 66, n* a33, JJ. 65b, n* 339, JJ. 72, n* 208.) Il était fils d*Étienne du Boulay, probablement originaire du bailliage de Gtsors qu'il quitta pour aller dans le Languedoc au service du -roi. 11 résulte d'une iûformation que le roi fit faire par les baillis de Gisors et d'Orléans qu'Etienne du Boulay était noble. Par des lettres du mois de janvier i333 (n. st.), Philippe VI reconnut cette noblesse en faveur de Jacques du Boulay et de ses frères, Nicolas, Jean, Etienne, Pierre et Robert. (JJ. 66, n* 10 14.) Jacques du Boulay devint ensuite trésorier du roi et prêta serment en cette qualité, avec Pierre Belagent, le 22 novembre 1339. (Bibl. de Rouen, coll. Leber, Extraits de Menant, t. VII, fol. 39.) On le trouve, remplissant encore ces fonctions, au mois de mai 1341. (Arch. nat., JJ. 72, n* 208.)

2. Jean le Paumier, que nous trouvons avec le titre de maître des monnaies dès le 20 avril i3o8 (De Saulcy, Recueil de documente relatifi à rhistoire des monnaies frappées par les rois de France, t. I, p. 167), paraît encore en cette qualité, comme représentant du roi, dans une ordonnance du a5 septembre iSay. (Ibid,, p. 206.)

234 DOCUMBNTS PARISIENS

très chers Philippe, nostre onclei et Lojs^ Philippe et Charles, noz cousins, jadis roys, disant que sondit père, duquel elle est hoir pour la tierce [partie], ordena en son vivant ou en son testament que du sien fust fondée une chapellenie de vint livres parisis de rente perpétuelle pour le salut de s'âme, nous ait supplié que de l'amortissement de la tierce partie desdites vint livres de rente li vousissions âiire grâce. Nous, tant pour considération des bons services que sondit père fist à nozdiz seigneurs, comme pour ce que es biens, messes et oroisons qui seront diz et faiz par ceuls qui deserviront ladite chapellenie nous soions participans, avons ottroié à ladite Jehanne et ottroyons de grâce especial et de certaine science, par la teneur de ces lettres, que ladite tierce partie qui li appartiennent desdites vint livres de rente annuelle et perpétuelle, sauf ce toutevoie que il n'i ait fié ne justice, elle puisse bailler, asseoir, assigner et transporter ensamble ou par parties, en églises ou personnes d*eglise pour la fondation de ladite chapellenie; et que les églises ou personnes es quelles elle baillera ladite tierce partie comme dit est, la puissent tenir perpetuelment et paisible[ment] sanz estre contrains de la vendre ou mettre hors de leurs mains ou en paier k nous ou à noz successeurs finance quelle que elle soit, etc.

Donné à Rays, Tan de grâce mil CGC quarante et quatre, ou mois d'octobre.

Par le roy, presenz le confesseur et l'aumosnîer.

Lorriz.

Sine financia.

R. de Baleham.

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