‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits (volume 2)Chapitre 25 sur 87 · I04 DOCUMENTS PARISIENS · texte numérisé non relu

I04 DOCUMENTS PARISIENS

ledit receveur, tout par escript et mot i mot, en la manière que dit est et oultre plus reporta et monstra à nozdiz seigneurs des comptes, lequel bail et accensement, en la manière que dit est, nozdiz seigneurs voudrent, loerent et aggreerent, et ladite place estre tenue et édifiée par ledit Jaques, ses hoirs, ou cens qui de lui auront cause heritablement, se il plaisoit ou roy nostre sire ; toutevoies par emploiant et édifiant en ladite place, à tout le mainz, lesdites deus cenz livres et oultre plus à sa volenté; et en ceste manière et par tout se, comme dessus est dit, ledit receveur, par devant nous, en jugement, nous raporta et dit avoir esté dit et fait, et ledit Jaques pardevant nous en donna la saisine de par le roy ; et après ce, incontinent, ledit Jaques, en jugement, par devant nous, touz avisés et pourveuz sus ce et â qui toutes les choses dessusdites furent dictes et devisées mot à mot, sanz aler en aucunnes à rencontre ledit bail et accensement en la manière que dit est, prist du roy nostre sire, de nous prevost et receveur de Paris, par paiant touz les ans lesdites nuef livres douze soulz parisis ausdiz deus termes et d'avoir mis et emploie lesdites deux cens livres oudit édifice dedenz lesdiz cincq anz, au regart des jurez et maistres des euvres le roy. Nientmoinz, se par aventure, ladite place demouroit à édifier, ou que le roy ne trouvast où panre son cenz avafit ledit édifice et habitacion faite pour ce, et pour toutes autres choses faire, acomplir et poier, ledit Jaques obliga et oblige à la juridiction du roy touz ses biens meubles et héritages de ses hoirs et de touz autres qui de lui auroient cause, etc.

En tesmoing de ce, à la relacion et requeste dudit receveur, nous avons mis le seel de la prevosté de Paris en ces présentes lettres, avecques le signet dudit receveur. Données Tan de grâce mil CGC et trente, le quart jour de janvier. »

Nous, adecertes, ladite baille de ladite place et toutes les autres

choses par nozdites genz des comptes et receveur faites, si comme

esdites lettres sont contenues et expressées, aiens fermes et aggreables,

etc.. Ce fu fait l'an de grâce mil CGC et trente, ou moys de janvier.

Par la Chambre des comptes.

Vistrebec.

i33i, avril. La Neuville-en-Hez.

Philippe VI confirme pour Jacques Fava seulement des lettres de naturalité accordées par Philippe V au mois de janvier z3z7 (n. st.) et par Charles IV au mois de mai i322 en sa faveur et en faveur d'autres Italiens établis comme fabricants de draps à Saint-Marcel, prés de Paris.

(JJ. 66, n* 704.) Philippe, par la grâce de Dieu rois de France, savoir âdsons à touz

presens et avenir, que nous avons veu les lettres de noz très chiers seigneurs et cousins Philippe et Charles, }adiz rois, seellées en cire vert et en laz de soie, contenanz les fourmes qui s'ensuivent.

Philippus, Dei gratia Francorum et Navarre rex, notum facimus universis tam presentibus quam futuris, quod nos, attendentes quod Berthelinus Quercitani, Jaquinus Quercitani ejus frater, Jacobus Fava et Colinus Usimbardi, de Florencia, apud Sanctum Marcellum prope Parisius manentes, et ibidem draperiam fieri facientes et operari, in regno nostro Francie tanquam burgenses et incole dicti regni diutius morati fuerunt, nostrisque predecessoribus Francorum regibus in eorum exercitibus et aliis agendis, tanquam burgenses regni predicti, absque exceptione aliqua servierunt; volentes eis ob hoc gratiamfaceresppcialem, ipsos et eorum quemlibet petentes et humiliter supplicantes, consideratione etiam dilecti et fidelis nostri domini de Granconio^, nobis pro eis humiliter supplicantis, non obstante quod extra regnum nostrum predictum, in urbe videlicet Florentina traxerint originem, burgenses nostros et regni nostri Francie facimus et constituimus, statumque et conditionem aliorum Francorum burgensium nostrorum, eisdem et eorum cuilibet, perpetuo concedimus et donamus ex certa scientia et de plenitudine régie potestatis : volentes, concedentes, statuentes et ordinantes expresse quod predicti Berthelinnus, Jaquinus, Jacobus et Colinus et eorum quilibet, statu, consuetudinibus et libertatibus burgensium nostrorum regni nostri Francie, absque exceptione, et contradictione aliqua, perpetuo gaudeant et utantur et pro talibus habeantur, non obstante quod ultra montes originem traxerint, ut est dictum ; salvo tamen in aliis jure nostro et in omnibus alieno. Quod ut firmum etc..

Actum Parisius, mense januarii anno Domini M^ CCC® XVI».

Karolus, Dei gratia Francorum et Navarre rex, notum fisicimus universis tam presentibus quam futuris, quod nos, attendentes quod Berthelinus Quercitani, Jaquinus Quercitani ejus frater, Jacobus Fava et Colinus Usimbardi, de Florencia, apud Sanctum Marcellum prope Parisius manentes, et ibidem draperiam fieri facientes et operari, in regno nostro Francie tanquam burgenses et incole dicti regni diucius morati et conversât! fuerunt' etc.,

Actum in prioratu Sancti Christophori in Halata, anno Domini M» CCCo XXII°, mense maio.

Et nous, à la supplication de Jaques Fava nommé es dites lettres, icelles lettres et les choses contenues en icelles, en tant comme touche et peut touchier ledit Jaques Fava, avons fermes et aggreables et

I. Dans les lettres suivantes de Charles IV le Bel il est appelé : de Gran-

diSSOHO.

%. Ces lettres sont semblables aux précédentes de Philippe V le Long.

I06 DOCi mgN T S PARISISHS

icelles volons, loons, gréons, ratefions, approuvons, et de certaine science, de grftce especial, au profit tant seulement dudh Jaques Fava par la teneur de ces présentes lettres confermons; et youlons que ledit Jaques Fava joisse paisiblement de ladite grâce à li fiûte par nozdiz seigneurs, contenue es dites lettres, et aussi de ceste que nous li faisons par ces présentes ; sauf en autres choses nostre droit et en toutes Tautrui etc..

Donné à la Nuefville en Hez*, Tan de grâce mil CGC trente et un, ou mois d'avril.

Par le roy, à la relation de monseigneur Aymeri Guenaut.

Ja. de Boulay.

i33i, avril. Saint-Germain-en-Laye.

Philippe de Valois confirme la vente de certaines possessions sises à Beauvoir ^ et à Saint-Fargeau >, en la chfttellenie de Corbeil, qui avaient appartenu à feu Pierre de Grez*, évéque d'Auzerre. Ces biens, vendus pour rembourser le roi de sommes qui lui étaient dues par ledit évéque, passèrent d'abord à Jean d*Andresel, chambellan de Philippe VI, qui les céda ensuite à Pierre de La Mote, trésorier d'Auierre. Ce dernier les vendit enfin au doyen et chapitre de l'église de Paris. Le roi approuve cette cession, à condition que le revenu de ces biens, après en avoir payé toutes les charges, servira à faire chaque année à Paris les services et anniversaires de son père Charles, comte de Valois, et du roi Charles IV le Bel. Parmi les chaiges dues par ces terres, il faut noter € un muy de blé metail deu chascun an au frères des Blans Manttauz de Paris, pris sur le champart. i

(JJ. 66, n* 886.)

i33i, mai. Abbaye de Bon-Port.

Philippe VI confirme la vente faite par Gentien Tristan, bourgeois de Paris, de plusieurs terres et possessions qui lui appartenaient dans le Vezin français, suivant les conventions passées entre lui et Marguerite, sa femme, veuve de Nicolas de Lens, et les tuteurs des enfants de ce premier lit.

(JJ. 66, n* 7o5 J Philippe, parla grâce de Dieu rois de France, savoir faisons à touz

I . La Neuville-en-Hez, Oise, arr. et cant. de Qermont. a. Beauvoir, Seine-et-Oise, arr. et cant. de Corbeil, comm. d'Éviy-sur- Seîne.

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