‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): Extraits (volume 2)Chapitre 26 sur 87 · Saint-Fargeau, Seine-et-Marne, arr. et cant. de Melun · texte numérisé non relu

Saint-Fargeau, Seine-et-Marne, arr. et cant. de Melun

4. Pierre UI de Ores (voy. au n*^ la tiote qui lui est consacrée). Au mois

DU RÈGNE DE PHILIPPE VI DE VALOIS. ' tÛ^

presens et avenir, que nous avons ven unes lettres scellées du seel de nostre Chastellet à Paris faites sus certainz accorz et convenences euz entre Gencien Tristain^, bourgois de Paris, d'une part, et Margarite, sa famé, et ses amis et prochains de char, d'autre part, desquelles lettres la teneur est telle.

A touz ceus qui ces^ présentes lettres verront et orront, Jehan de Milon garde de la prevosté de Paris, salut. Sachent tuit que, par devant nous, furent presenz en leurs propres personnes Gencien Tristan, bourgois de Paris, et Marguerite, sa famé, sire Jehan Billouart', familier du roy nostre sire, oncle de ladite Marguerite, Jehan Poileviliain*, bourgob de Paris, son frère, et messire Adam de Pressi, curé de Saint Gervais de Paris, leur cousin, amis naturels et affins d*icelle Marguerite, à laquelle ledit Gencien, son mari, donna et ottroia par devant nous licence, povoir et auctorité de faire, passer, ottroier et accorder par le conseil de ses amis dessus nommez, toutes les choses qui s'ensivent ci après, de les promettre à faire tenir et accomplir et soy lier et obligier à ce par lettres souffisans, en la meilleur manière qu'il porra estre 6iit, distrent et affermèrent les per^ sonnes dessus nommées que ledit Gencien, de son propre héritage,

de jaaTier i326 (n. st.), sa maison de Gretz, avec ses dépendances, fiic vendue par Charles IV à Philippe de Valois, qui la donna en avril 1827 à son chambellan, Jean d'Andresel. (Lebeuf, Mémoires concernant Vhistoire d^Auxerre^ t. II, Pièces justif., n** 178 et 180.)

1. Le 5 mai i33oy Gentîen Tristan fut condamné par le Parlement, qui confirmait alors une sentence du prévdt de Paris, à asseoir 351. p. de revenu annuel au profit de Jean Brice, bourgeois de Paris, dont la mère Pétronille s'était remariée au père du dit Gentien. D'après les conventions passées entre J. Brice et Gentien Tristan, ces 35 livres devaient être constituées dans le délai de deux ans après la mort de Pétronille, en faveur de ses héritiers. Or ce délai était alors expiré. (Arch. nat., Xia 6, fol. 112 v*.) Voy. sur les Gentien la notice consacrée à cette famille par M. le colonel Borrdli de Serres dans ses Recherches sur divers services publics du XIII* au XVIII* siècle. Paris, Picard, 1895, in-8% p. 575 et suiv.

2. Sur Jean Billouart, qui fut argentier de Charles le Bel : Voy. Douét d'Arcq^ Nouveau recueil de comptes de l'argenterie des rois de France, p. XVI et XVII.

3. Jean Poilevillain, qui, dans la suite, fîit trésorier du roi et remplit divers offices, avait été accusé de plusieurs délits civils et criminels. Il fut mis en prison et Philippe VI confisqua ses biens. Cependant, à la prière de ses amis, des lettres de rémission lui furent accordées le 11 février 1347 (n. st.) (JJ. 77, n* 88). Voy. plus loin ces lettres. — Cela ne Fempécha pas d*être nommé, le 3o décembre 134B, gouverneur de toutes les monnaies de France, et, en i356, d'avoir encore le titre de c souverain maistre des monnoies et maistre des comptes du roy. i Voy. aussi plus loin une lettre d'avril 1343 qui le ccMOirne et Noël Valoia, k cimseH du roi, nouvelles rechetches, p^ 1 3,

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