Le Pré aux Clercs
3. Collège fondé pour les religieux de Saint-Denis en i263 par Mathieu de Vendôme, abbé de ce monastère ; il était situé dans la rue des Gnods- Augustins. (Iaiik>t, op. cit., quartier Saînt-AadfMes-ArtSi v. V, p, 19, et Topographie historique du vieux Patit^ t. V, p, l33.)
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tons au neaat. Et pour ce que ce soit ferme et estable à touz jours,
nous avons fait mettre nostre seel en ces lettres.
Donné à Saint Denis en France, Tan de grâce mil CGC trente et
deux, ou mois de may.
Par le roi.
Guichart.
Duplicata.
i332, mai. Senlis.
Philippe de Valois, à la requête de aon conseiller Jean Billouart, accorde des lettres d'émancipation en faveur de son fils, Charles Billouart^ qui a passé Pftge de quatorze ans.
(JJ. 66, n* 946.)
Par le roy, à la relacion de monseigneur G. Baudet.
Ger[vais].
i332, mai. Senlis.
Philippe VI confirme des lettres donnant le titre de bourgeois de Paris, accordées par Charles IV en août i326, à la requête d'André de Florence, son conseiller, en faveur de Chone Lappi, son neveu, et accorde le même titre à Bernard et Bardo, frères dudit Chone, et à Guillaume Ducci, tous nés à Florence et neveux dudlt André, alors évéque d'Arras.
(JJ. 66, n* 1240.)
Philippus, Dei gratia Francorum rex, notum facimus universis tam presentibus quam futuris, nos infrascriptas vidisse litteras formam que sequitur continentes.
Karolus, Dei gratia Francorum et Navarre rex, omnibus tam presentibus quam futuris ; quia regalem decet magnificenciam illos qui ipsius obsequiis prompta dévot ione exhibent se paratos, beneficiis et privilegiis decorare, apud eosque et suos pro eis graciosos ampliare favores, notum facimus quod nos, attendentes prompte devotionis obsequia fructuosa, quibus dilectus et fidelis magister Andréas de Florencia', clericus, consiliarius noster, nostris obsequiis nedum postquam sed tamquam (sic)^ eciam dyadema susciperemus regale, sincère fïdelitatis constancia, fructuosis laboribus laudabiliter insudavit, in
I. Voy. au n* i33 d'autres lettres d'émancipation accordées en faveur du fils aîné de Jean Billouart.
a. Voy. ci-deisus la note que nous lui avons déjà consacrée, p. 8, n* IX. 3. Il faut lire certainement : antequam.
DU RiONB DE PHILIPPE Yl DB VALOIS. l65
hîîs de die in dîem fnictuosius et laudabîlius exuberans et habundans. Harum consideratione, et contemplatione magistri Andrée predicti, dilectum nostmm Chone Lappi de Florencia oHundum, nepotem suum, in eo honorare volentes et £avoribus gratie specialis amplecti, eundem Chone pro se et liberis suis de proprio corpore procreatis et etiam procreandis, ex certa sciencia, de speciali gratia, in burgensem nostrum Parisiensem admittimus et burgensium ipsorum consorcio aggregamus, concedentes eidem quod ex nunc in antea habeatur pro burgensi et tanquam burgensis Parisiensis tractetur et recipiatur ubique, qaodque privilegiis, graciis, firanchisiis, immunitatibus et libertatibus dictorum burgensium, pacifiée pleneque gaudeat et utatur ac si esset de Parisius oriundus : nostro in aliis et alieno in omnibus jure salvo. Quod ut firmum et stabile perpetuo perseveret, présentes litteras, fecimus sîgilli nosth munimine roborari. Actum apud Jaugonam^ anno Domini millesimo CCG<» vicesimo sexto, mense Augusto.
Nos autem, omnia et singula in suprascriptis litteris contenta rata habentes et grata, ea Yolumus, laudamus, ratifiBcarous, approbamus et auctoritate nostra regia tenore presencîum et ex certa scientia confirmamus. Et nichilominus, ad supplicationem dilecti et fidelis consiliarii nostri Andrée de Florencia predicti, nunc episcopi Attrabatensis, cui propter grata et acceptabilia ac commendabilia servicia que tam dicto domino nostro Karolo quondam régi, quam nobis multipliciter impendit hactenus et impendere non desinit incessanter, volumus complacere, Bernardum et Bardum filios Lappi Guinii, fratres dicti Chone, necnon et Guillelmum Duchii, de Florencia oriundos, dicti episcopi nepotes, eorumque liberos tam procreatos quam et procreandos, in burgenses nostros ville Parisiensis et regni nostri, de speciali gratia et ex certa scientia, auctoritate nostra regia recipimus et admittimus, et aliorum burgensium ville et regni nostri predictoram consortio aggregamus, volentes et concedentes eisdem, necnon et Chone predicto, pro se et suis liberis, quod ut burgenses dicte ville et regni nostri predicti, in quibuscumque casibus tractentur et habeantur, aliorumque burgensium dictorum ville et regni privilegiis, graciis et favoribus gaudeant et utantur ac si essent de dicta villa Parisiensi oriundi, et quod ut Ytalici in aliquibus casibus de cetero non. tractentur seu quomodolibet habeantur, quibusvis ordinationibus contrariis non obstantibus factis vel faciendis aut editis seu eudendis. Quod ut firmum sit, etc..
Actum Silvanecti. Anno Domini millesimo CCC tricesimo secundo, mense Mayo.
Per dominum regem, ad relationem vestram.
Ja. de Boulayo.
1 . Jaulgonney Aisne, arr. de Chflteau-Thierry, cant de Condé-en-Brie.
l66 D0 C U MM 1 > PARISIENS
cm.
i332, juillet. MeluQ.
Confirrattîon par Philippe VI des statuts de la confrérie établie en l'église Saint-Paul parRaymondin le Monnoier et Jacques de Lange, bourgeois de
Paris K
(JJ. 66, n* II23.)
Philippe, etc. 9 savoir faisons à touz presens et avenir, que comme nostre amé huissier de sale, Raymondin le Monnoier et Jaques de Lange, bourgois de Paris, aient propos et dévotion de faire et establir une confrarie en honneur de Nostre Seigneur et de saint Pol l'apostre, en Teglise de Saint Pol de lez Paris, une fois chascun an, lendemain de la feste dudit saint Pol, ou à un autre jour la sepmaine de ladite feste qui mieux leur plaira; et, afin que ladite confrarie soit miex et plus fermement tenue et gardée, il nous aient humblement supplié que de nostre grâce nous vousissions confermer les ordenances establies par eus sus Testât de ladite confrarie, dont la teneur s'ensuit :
Ces sont les ordenances de la confrarie Saint Pol de lez Paris, establie par Raymondin le Monnoier et Jaques de Lenge, bourgois de Paris. Premièrement^ que à la feste dudit saint Pol a un bastonnier qui y donne ce qui li plait ; et ce qu'il donne est converti au proffit de ladite confrarie. /fem, à ladite feste, les confrères font chanter vespres les veilles, et messe le jour, à diacre et à surdiacre, et vespres aussi ledit jour en certain lieu a Paris ; et pour ce le curé ou elles sont chantées a certaine porcion desdiz confrères. Itemy il fiiut fere luminaire tout nuef chascun an, à ladite feste. Item^ nul ne puet estre de ladite confrarie ne estre en aucun service d'icelle, s'il n*est souffisaument pelez, //em, qui est de ladite confrarie et est souffisaument pelé, comme dit est, paie cinq soulz d'entrées, douze deniers d'aumônes, trois soulz pour siège qui veut seoir, n deniers au clerc pour l'entrée, et chascun an doze deniers d'aumosnes et trois soulz qui siet. //em, il font leur siège chascun an, lendemain de ladite feste saint Pol ou à un autre jour la sepmaine, tel comme il leur plait. Jtem^ audit siège a quinze povres souffisaument pelez, qui sont les premiers assis et servis à un doys des plus riches hommes. Itemy les* diz confrères eslisent chascun an certains procureurs de ladite confrarie, qui chascun an rendront compte audit Raymondin et Jaques des profis et emolumenz qu'il recevront et lèveront de ladite confrérie. Item, quant il trespasse aucun de ladite confrarie, il a quatre
I . Toute la partie de cette pièce contenant les statuts de la confrérie a déjà été publiée par M. G. Fagniaz dans ses Études sur l'industrie et la classe
industrielle à Parie oh JCJW et au Xi V* sièele^ p. 289.
torches, quatre cierges, la crois et le poile de ladite confrarie, et leisse du sien ce qui li plait à ladite confrarie. //em, le lundi prochain qu'il sont trespassez, il ont messe de /^e^tem à dyacre et à surdiacre, aus COU2 de ladite confrarie; exceptes pain et vin et pointes ou chan* deles que les amis des trespassez paient.
Nous recomandans le bon propos et dévotion desdiz supplians, lesdites ordenances et chascune d'icelles, si comme elles sont par dessus escriptes» voulons, loons, etc.
Donné a Al eleun sur Saine, l'an de grftce mil CCCXXXII, ou mois de juillet.
Par le roy.
Guichart.
i332, juillet. La Villeneuve- Saint-Denis.
Philippe VI, à la requête du prieur et des frères de Sainte-Croix, amortit 9 1. 2 s. 6 d. p. de rentes assises sur difiiérentes maisons de Paris, qui leur furent données par Perreoelle la Flamenche et Guibourt d'Étampes.
(JJ.66, n* ii3i.)
Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir faisons à touz presens et ayenir, que comme le prieur et les fireres de Sainte Croiz de Paris nous aient fait humblement supplier que nuef livres deux solz sis deniers parisis que Perrenelle la Flamenche et Guibourt d'Estampes, bourgoises de Paris, ont donné en aumosne à eux et à leur église à touzjours mais ; c'est assavoir : ladite Perrenelle, soissanté solz que elle avoit chascun an sus la maison Jehan de Moncornet, chapelier, séant en la Grant Rue de Paris*, tenent d'un costé à la rue que l'en dit Jehan le Conte', //em, quarante et deux solz et six deniers que elle avoit par an sus une maison dudit Jehan de Moncornet, séant sus le coing de la Heaumerie*, en ladite Grant Rue. Item^ soissante solz que elle prenoit et avoit chascun an sus la