‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): ExtraitsChapitre 21 sur 97 · i3 juillet · texte numérisé non relu

i3 juillet

92 DO CU Mlim PARIONS

enchérir par dessus lesdiz maistres et escoliers, venist avant, il y seroit receu. Et pour ce que aucun ne vint ne apparut qui plus en voulist donner ou offrir, je, Robert de Galardon, commissaire dessusdit, ay vendu, baillié et délivré, vens, baille et délivre, par vertu de madite commission, ausdiz maistre et escoliers, comme au plus euffranz, ladite moitié des rentes et choses dessusdites pour non devis, ou nom du roy nostre sire et pour lui, pour la somme desdites six vinz dix livres parisis, laquele il m'en ont paiée en deniers comptés, et m'en tiens pour bien paie en nom du roy nostre sire ; et ay cescé et transporté, et par ces présentes cesse et transporte ausdiz maiçtre et escoliers, de par le roi nostre sire, tout le droit et l'action que le roi y avoit et pooit avoir par la cause ou les causes contenues en ma commission dessus escripte, et les en veste et met en possession et saisine, à avoir, tenir et posseoir à eux et à leurs successeurs et à ceux qui auront cause d'eux à touz jours, comme de propre héritage de la maison et du maistre et escoliers dessusdiz. En tesmoing de laquele chose j'ay seelé ces présentes lettres de mon seel, qui furent faites et données à Estampes le xnn* jour de juillet, l'an de grâce mil CCC XL.

Item, à touz ceux qui ces lettres verront, Guillaume Gormont, garde de la prevosté de Paris, salut. Savoir faisons que par devant nous vint en jugement Robert de Galardon, recognut, dist et aferma que il avoit seellé de son seel, duquel il a accoustumé à user et use, le décret et lettres ausqueles ces présentes sont annexées. En tesmoing de laquele chose nous avons fait mettre à ces présentes le seel de la prevosté de Paris, l'an de grâce mil CCC et XL, le ix« jour d'aoust.

Nous adecertes, les lettres dessus escriptes et toutes les choses contenues en ycelles, avons fermes et aggreables, etc..

Ce fu fait à Paris, en l'an de grâce mil CCC XL, ou mois d'aoust

Par les genz des comptes.

Math[ieu].

Sine alia financia.

Justice.

1340, septembre. Paris.

Philippe VI confirme la Tente faite à Guillaume de Paris, bourgeois de Corbeil, d'une maison avec ses dépendances, sise à Corbeil, qui avait appartenu à feu Gencien Coquatrix, bourgeois de Paris.

(JJ. 71, a» 383.)

Philippe, etc., savoir faisons à touz presenz et avenir, nous avoir veu unes lettres ci dessous transcriptes contenans la forme qui s'ensuit.

DU RÈGNB DE PHILIP» VI DB VALOIS. ^ g$

A touz ceux qui ces présentes lettres verront, Robert de Galardon, salut. Saichent tui que j'ai receu les lettres patantes du roy nostre sire contenans la forme qui s'ensuit.

Philippe, etc.*.

Par la vertu desqueles lettres, je me suis transporté à Corbueil et ay trouvé que ledit feu Gencian Coquatriz, filz et héritier dudit feu Gieffroi, vendi, ou temps que il vivoit, à Guillaume de Paris, bourgois de Corbueil, à ses hoirs et à ceux qui de lui auraient cause ou temps avenir, une maison et granche, avecques un quartier de terre par derrière, seans à Corbueil, si comme tout se comporte en long et en lez, en haut et en baz, devant et derrières, tenant ladite maison et granche à Jehan de Maffiiers, d'une part, et d'autre part i Jehanne la Pidoue. Et pour parfere et acomplir les choses contenues en madite commission, je mis la maison et granche, avec la terre, en la main dudit nostre seigneur le roi ; et après ce, les mis en vente et fiz crier publiquement par Guillaume Doré, crieur en ladite ville de Corbueil, ou lieu acoustumé et en la manière acoustumée, le mecredi, ou marchié, veille de l'Ascension 9 , l'an dessusdit. Auquel, Jehan Gode, bourgois de Paris, ofifri pour lesdiz heritaiges trente et deux livres parisis au roy nostredit seigneur; et ne vint celi jour aucun autre qui plus en offrist ou qui plus en vousist donner. Et pour ce j'ai receu dudit Jehan, pour ledit pris, le denier à Dieu, sauve la rencherie, s'aucun venoit aus autres criées ensuivans ou dedans icelles, qui plus en vousist donner. Et le mecredi, ou marchié, en ladite ville, après la Penthecouste ensuivant 8 , je fis secondement crier en vente publiquement lesdiz héritages, oudit lieu, à Corbueil, par ledit crieur, et que s'aucun voloit donner plus desdites trente deux livres et renchérir sur ledit Jehan Gode, venist avant et il y soit receu ; et n'apparu aucun qui plus en vousist donner. Et le mercredi, ou marchié, ayant la feste de Saint Jehan Baptiste, l'an dessusdit 4 , je fis tiercement crier publiquement en vente lesdiz heritaiges, oudit lieu, à Corbueil, par ledit crieur, en la manière acoustumée, et que s'aucun en vouloit plus donner desdites trente deux livres et enchérir sur ledit Jehan Gode, venist avant et il serait reçeu ; et à iceli jour, de la partie de Jehan Hardouin de Bonnes, furent enchéris lesdiz héritages de vint et huit livres parisis, et [a] près ce, fu ledit Jehan Gode hors dudit marchié; auquel jour nuls ne vint ne apparut qui plus en ouffrit ou vousist donner. Et neantmoins, je fis crier quatre foiz

i. On a les mêmes lettres que celles du 19 mai 1340 publ. su n* CCXLIX, page 89.

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