CCLXXXVIII
1342 (n. st.), mars. M oncel-lez- Pont-Sainte- M axence.
Philippe VI, à la requête des religieux du couvent de Saint-Magloire de Paris, amortit en leur faveur 24 1. 6 s. 8 d. p. de rente annuelle assise sur diverses maisons de Paris.
(JJ. 74, n* 3oi.)
Philippe, etc., savoir faisons à touz presenz et avenir, que comme les religieux, abbé et convent de Saint Magloire de Paris 1 , aient
1. Sur l'abbaye de Saint-Magloire fondée à Paris par Hugues Capet, dans l'église Saint-Barthélémy, voy. Jaillot, op. cit., t. I, (Quartier de la Cité, p. 3i et suiv.
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acquis huit livres parisis de rente, en et sur nue maison s*am à Paris, en la rue de la Mortellerie, qui jadis fu à Henri de Reins, et est à présent Jasques de Pacy, bourgois de Paris, tenant d'une part à la maison feu Adam de Sens, qui est à présent audit Jaques, et d'autre part à une autre maison qui est audit Jaques, aboutissant par derrière à une autre maison qui [est] audit Jaques. Item, huit livres parisis de rente par an, en et sur une maison séant à Paris, en la rue de la Chanverrie, qui fu feu Agnès, famé jadis Jehan de Pailly, et est 6 présent Robert du Temple, tenant d'une part à la maison Symon de Villeneuve et d'autre part â une maison qui est Jehan du Temple, frère dudit Robert, aboutissant par darriere à la maison qui est à présent aus hoirs feu Jehan de Lorriz, jadis nostre sergent. Item, cent soulz parisis de rente en et sur une maison séant à Paris, en la rue de Maudestour, qui jadis fu àCliment le Mareschal, et est à présent à Guillaume Ga libre, tenant d'une part à la maison Guichart l'Oubloier et d'autre part à la maison Richart le Chanvrier, aboutissant par darriere à la maison Estienne du Celier, et quarante soute parisis de rente par an en et sur une maison séant à Paris, en la rue du Charteron, qui jadis fu à Jehan l'Escrivain, et est à présent à Simon le Rolier, tenant d'une pars à la maison Jehan Ramé et d'autre part à une maison qui est à l'abbesse de Saint Antoine, aboutissant par derrière à la maison dudit Jehan Ramé et des hoirs feu Girart Bernart. Item, vint six solz huit deniers parisis de rente par an, en et sur une maison séant es haies de Paris, qui fu feu Jehan de Sentis, et est à présent à Bruiant l'Espicier, tenant d'une part à la maison Jehan de Gisors et d'autre part à la maison Jaques Pouletier, boursier, aboutissant par derrière [à] Andrieu de Soussy ; lesquelles rentes cy dessus devisées, qui valent et puent valoir et monter à vint et quatre livres six solz huit deniers parisis, se lievent aus quatre termes en Tan généralement à Paris acoustumez; et il nous aient fait supplier que ladite rente, afin qu'il la peussent perpetuelment tenir, nous leur vousissions amortir. Nous, qui voulons le divin service estre acreu en nostre temps, pour la très grant devocion et affection que touz jours avons eu aus diz religieux et à leurdite église, laquelle est de la fondacion de noz prédécesseurs roys de France, afin que en ycelle, ou temps avenir, le divin service puisse miex et plus honnorablement estre fait et célébré, et pour ce que nous, nostre très chère compaigne la royne et noz enfanz soient participanz et acompaigniez es biens faiz et oroisonsqui se feront doresenavant en ladite église; aus religieux avons ottroié et ottroyons par ces lettres, de grâce especiale, de certaine science et de nostre auctorité et plaine puissance royal, qu'il et leurs successeurs, lesdites vint et quatre livres six solz huit 'deniers parisis de rente par an ainsi acquises, senz fié et senz justice, puissent tenir perpetuelment comme amorties, senz que
yceuls religieux ne leursdix successeurs soient contraint par nous, par nos successeurs ne par autres ou temps avenir, ycelle rente vendre rie mettre hors de leurs mains comment que ce soit, ne pour ce tenuz à prester ou bailler à nous ou à nozdiz successeurs aucune finance, ores ne ou temps avenir, laquelle finance, qui pour ce nous est à présent ou pourroit ou temps avenir nous estre deue, nous, dès maintenant leur avons quittée et remise, quittons et remettons par ces lettres de nostredite grâce. Et pour ce que ce soit ferme chose et estable à tour jours, etc..
Donné au Moncel delez Pons Saincte Maxance, Tan de grâce mil CCC quarante et un, ou moys de mars.
Lorriz.
Sine financia, ut supra.
R. de Baleham.
xxv« marcii CCC XLI° ante Pascha, rex, predictis religiosis concessit, présente elemosinario, quod carta ista sine financia redderetur.
Lorriz.