‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): ExtraitsChapitre 41 sur 97 · Il faut lire c magistris · texte numérisé non relu

Il faut lire c magistris

DU RÈGNE DE PHILIPPE VI DE VALOIS. l6l

Dicta financia ponitur in debitis Carcassone de anno CCC XXXIV super dictos thesaurarium et locum suum tenentem.

R. Mignon.

Solvit dictam financiam ut est supra.

1342, mai. Paris.

Philippe VI, à la requête de Jeanne, veuve de Jean d'Avranches, et de Jean, son fils, amortit en leur faveur 24 1. p. de rente annuelle, assise sur une maison de Paris, destinée à la fondation d'une chapellenie.

(JJ. 74, n* 389.)

Philippe, etc., savoir faisons à touz presenz et avenir que, à la supplicacion de Jehanne, «jadis famine Jehan d'Avrenches, et de Jehan son filz, lesquex ont entente et devocion, si comme euls dient, de fonder une chapellanier de Paris et douer de vint quatre livres parisis de rente annuele et perpétuelle à prandre chascun an sur une maison qu'il ont en ladite ville de Paris, en la rue de la Calandre, appellée l'ostel de la Traille, assise pour moitié en la censive des hoirs de feu damoiselle Jehanne des Croues et des dessusdiz Jehanne et son filz, et pour l'autre moitié, en la censive du prieuré de Saint Éloy de Paris, tenant d'une part à l'ostel qui fu à l'evesque de Mande, qui à présent est Marguerite de Laigny, et d'autre part à une maison qui est ausdiz Jehanne et son filz, en laquelle demeure à présent nostre amé et féal conseiller maistre Pierres Soustif, et aboute d'un bout à ladite rue de la Calandre et d'autre bout à la maison Robert le Clerc, notaire de nostre Chastellet de Paris, en laquelle demeure à présent Guillaume de la Crois, et aussi, de ce meisme bout, à la rivière de Sainne; et aussi que lesdtz vint quatre livres parisis ne pourroient estre prises sus ladite maison, qu'il puissent estre recouvrées, ou ce qui en deffaudroit, sus l'autredite maison qui à elle joint, laquelle est ausdiz Jehanne et son filz, et en laquelle demeure ledit nostre conseiller comme dit est. Nous, louans leur bon propous, et touz jours desirans l'acroissement du divin service, leur avons ottroyé et ottroyons, de grâce especiale et pour consideracion des bons services que ledit feu Jehan ou temps de sa vie fist à aucuns de noz prédécesseurs roys que Dieux absoille et à nous, et pour ce aussi que nous soions participanz en touz les biens faiz, prières et oroisons qui faiz seront en ycelle chapelanie, qu'il puissent douer de ladite rente et que les chapellains qui pour le temps seront establis à la deservir tiengnent et puissent tenir perpetuelment et paisiblement, ou nom et pour cause d'icelle chapellenie, la rente devantdite sanz ce que il

DOCUMENTS XU II

soient contrains à la rendre ou mettre autrement hors de leur main

et sanz paier à nous ou à nos successeurs aucune finance ou temps

avenir. Et à perpetuele fermeté et mémoire de ces choses, nous ayons

fait mettre nostre seel en ces lettres, sauf nostre droit en autres

choses et l'autrui en toutes. Ce fu fait à Paris ou moys de may, Tan

de grâce mil CGC quarante et deux.

Par les genz des comptes.

G. du Boys.

Solvit financiam de iii° 1. 1., ut apparet per cedulam thesaurariorum datam xxek* maii GCC XLII, quam vidimus.

J. de Sancto Justo.

1342, juin. Paris.

Philippe VI confirme la vente d'une maison, sise à Paris, près de la Porte-

au*Comte et appartenant à feu Jacques Pontalié, aide de cuisine, fuite

à Pierre d'Asnières par Guillaume de Cavelières, sergent du Chàtelet,

pour rembourser au roi une somme de 3,000 1. 1 qui lui était due par

ledit Jacques.

(JJ. 74, n é 664.)

Philippe, etc., à touz ceuls qui ces lettres verront, salut. Savoir faisons avoir veu unes lettres de décret seellées du seel Guillaume de Gavillieres, sergent de nostre Ghastellet de Paris, contenans la forme qui s'ensuit.

A touz ceuls qui ces lettres verront, Guillaume de Cavellieres, sergent du roy nostre sire du Ghastellet de Paris, comissaire député de par ycellui seigneur par ses lettres seellées de son grant seel, des* quelles la teneur est ci après transcripte, salut. Gomme par vertu desdites lettres du roy nostre sire, contenans ceste forme.

Philippe, par la grâce de Dieu, roys de France, à Guillaume de Cavelières, sergent de nostre Ghastellet de Paris, salut. Comme fu Jaques Pontalié, jadis ayde de nostre cousine 4 (sic), et sa femme, fussent tenuz à nous ou temps qu'il vivoient, en pluseurs et grosses sommes d'argent, si comme il appert par les comptes de nostre hostel et de nostre trésor et par les autres escrips qui sont en la Chambre de noz comptes à Paris, nous te mandons par ces lettres et commettons que, sur les biens meubles et heritaiges jadis d'iceuls Jaques et sa femme et de chascun d'euls, sur les tenues [d'Jyceuls biens et sur les hoirs d'yceuls mariez, se aucuns en ont, tu lieves et exploites, en la manière qu'il est accoustumé à faire pour noz propres dcbtes,

Page 1