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DU RÎGNB DB PHILIPPE VI DE VALOIS. l63
jusques à la somme de deux mil livres tournois; et les hefittiges que tu vendras pour ceste cause fay crier solenne[lle]ment et subhaster selonc la coustume du lieu; et yceuls heritaiges ainsi vendus, cries et subhastiz délivre au plus offrant en l'en baillent décret, lequel nous ferons confirmer par noz lettres en soye et en cire vert, se requis en sommes; et tout l'argent que, pour la cause dessusdite, sera lievé et exploitié, apporte sanx delay en nostre trésor à Paris* De ce faire te donnons povoir et mandement especial, mandons et commandons à touz les justiciers de nostre royaume que en faisant lesdites choses et les dépendances d'ycelles, il te obéissent diligemment. Donné à Paris, le xnn # jour de mars, Tan de grâce mil CCC quarante et un.
Et pour faire et accomplir ce que li [roy] nostre sire me mandoit et me commettoit par yceiles, je, dès le semaidi après le dymenche que l'en chanta Letare Jherusalem, l'an de grâce mil CGC quarante et un 4 , eusse fait convenir par devant moy Guillaume Lenfondu, Jehan le Prévost et Jourdain le Galendreur, exécuteurs, si comme l'en disoit, desdiz feu Jaque Pontalié et sa femme, dont mention est faite esdites lettres du roy, ausquiex Guillaume, Jehan et Jordain, je signifia et fis savoir les choses contenues esdites lettres du roy et leur commenda que il me monstrassent les biens et heritaiges qui avoient esté ausdiz feu Jaque et sa femme, afin que je peusse yceuls lever et exploitier en la manière que li roys nostre sire le mandoit par ses* dites lettres. Lesquels me respondirent qu'il n'en avoient ne ne tenoient nuls et que il ne se vouloient point porter pour exécuteurs desdiz feu Jaques et sa femme, combien qu'il feussent nommez, si comme il disoient, en testament desdiz feu Jaques et sa femme. Et pour ce que je trouvoye aucuns biens meubles d'yceuls feu Jaques et sa femme ne aucune personne qui se portast ou vousist porter pour hoirs d'yceuls, et que on me donna à entendre que lesdiz feu Jaques Pontalié et sa femme, ou temps qu'il vivoient, avoient, tenoient et poursivoient comme leur, une maison assise à Paris, lez la porte au Conte*, tenant d'une part aus murs de Paris, et d'autre part à l'ostel qui fu au bailli de Caux, aboutissant par derrières à un granche qui estoit dudit hostel, en la censive du Four l'Evesque, chargée, si comme on disoit, en cent sols parisis de rente ou crois de cens. Je, par vertu desdites lettres du roy et pour la cause contenue en yceiles, pris, saisi et mis en la main du roy nostre sire ladite mai*
i. 16 mars 1342.
a. La Porte-au-Gomte n'était qu'une poterne percée dans le mur de Philippe-Auguste par Robert II, comte d'Artois, neveu de saint Louis, à proximité de son hôtel situé entre les rues Pavée et Mauconseil. On l'appelait aussi Porte-à-la-Comtesse.
son, laquelle maison je mis en vente de par iceli seigneur. Et pour ce que Pierres d'Asnieres, escuier, vint par devers moy, liquel ofifri à donner [de] ladite maison cent livres parisis, ouquel pris il me bailla un denier [à] Dieu, auquel je le receuz, et fis crier et subhaster à l'audience du Chastellet de Paris par Pierre de Bouchim, sergent du roy nostre sire, establi à faire les criz des vendages à ladite audience, par une quatorzaine, par deux, par trois et la quarte d'abondant, que la maison dessus esclarcie estoit vendue de par le roy nostre sire, par vertu desdites lettres et pour la cause contenue en ycelles, audit Pierre d'Asnieres, pour le pris de cent livres parisis, et que s'il estoit aucun qui plus en vousist donner, venist avant et je la li venderoie et deliverroie de par le roy, aus us et aus coutumes de France, et avec ce, que s'il estoit aucun qui sur ycelle maison vousist aucune chose demander ou reclamer, feust par lettres, pour cens, pour arreraiges de .cens ou autrement, comment et pour quelconque cause ce feust, venist avant dedanz la fin de la quarte quatorzaine ou il ni seroit jamais oiz ne receuz; c'est assavoir : pour la première quatorzaine, le semmaidi après le dymenche que l'en chanta Judica*, Tan dessusdit; pour la seconde le semaidi avant Quasimodo* ; pour la tierce, le semaidi après Misericordia Domini*, et pour la quarte, d'abondant, le semmaidi après Cantate*, en l'an de grâce mil CCC quarante et deux. Depuis lesquelles criées; c'est assavoir : le lundi après l'Ascension Nostre Seigneur, l'an dessusdit 5 , je signifia lesdites criées et subhastations ausdiz Jehan Prévost et Jordain le Calendreur et leur demanda se il vouloient riens dire contre lesdites criées et subhastations, et à ce que ladite vente de ladite maison ne se passast et «que le décret n'en fust fait; lesquels respondirent qu'il ne vouloient riens dire contre lesdites criées et subhastations ne contre aucune des choses dessusdites. Et avec ce, pour ce que on me donna à entendre que ledit Jordain gouvernoit Guillemin Pontaliè et Jehannete sa suer, meneurs d'aage, enfans desdizfeuz Jaques et sa femme; c'est assavoir, que ladite Jehannete demouroit en l'ostel dudit Jordain et ledit Guillemin, il faisoit aprendre aus escoles, si comme on disoit, je demandai audit Jourdain se il estoit tuteur ou curateur d'yceuls enfans et se yceuls enfans ou il pour euls, ou autres qui sceust, s'estoient portez ou portoient pour hoirs desdiz feu Jaques et sa femme, ou nom; lequel Jordain me respondi que il n'estoit pas tuteur ne curateur desdiz enfans, ne il n'avoient nuls tuteurs ne curateurs, et que
i, a3 mars 1342.
a. 6 avril.