janvier i33g
S. 24 janvier 133g.
l8o DOCUMENTS PARISIENS
prevosté de Paris, salut. Saichent tuit que Tan de grâce mil trois cenz trente et neuf) le samedi après la feste Saintte Katerine, furent présent en jugement par devant nous, ou Chastellet de Paris, Bindot Aldebrandin, pour lui et en son nom, d'une part, et maistre Jehan Fardel, procureur du roy nostre sire oudit Chastellet, d'autre part ; contre lequel procureur du roy nostre sire, ledit Bindot disoit et proposoit que il avoit esté prisonnier détenu ou Chastellet de Paris, pour souspeçon d'avoir acheté et mis fausse monnoie faitte et contrefaute au coing du roy nostre sire, et que lui estant en ladite prison, ledit procureur du roi nostre sire li avoit imposé que il avoit achetté et mis ladite fausse monnoie en plusieurs et divers lieus, si comme ledit procureur du roy nostre sire avoit maintenu, afin que ledit Bindot feust condempnez en corps et en biens, selon ce que le cas le requeroit, et que ledit Bindot avoit proposé plusieurs raisons et deffenses au contraire à fin d'asolucion. Et tant fu procédé en ladite cause que, oy les parties en tout ce qu'il vouldront dire, ledit Bindot fu absous dudit fait, si corne nous le veismes apparroir et estre plus à plain contenu en la sentence donnée de nous, par[mi] laquelle ces présentes sont annexées. Or, disoit ledit Bindot que, quant il fu premièrement pris pour la cause dessusdite treze livres parisis ou environ que il avoit, et furent pris du sien, furent arrestez et mis en la main du roy nostre sire, au change Jehan de Lyons, jusques à tant que il feust autrement ordenné dudit fait, si corne il disoit ; et requeroit, comme il feust absous dudit fait et que, pour cause d'icelui, ladite somme avoit esté arrestée, et ainsi, selonc raison et coustume notoire, ledit arrest en devoit estre osté, si comme ledit Bindot disoit que par nous, ledit arrest mis en ladite somme d'argent feust ostez au proffit dudit Bindot; et ledit procureur du roy nostre sire cognoissoit et confessoit les choses dessusdites estre vraies; et se il les nyoit, ledit Bindot offroit à prouver de son fait ce qu'il li suffiroit. Et de par ledit procureur du roy nostre sire, oy et entendu la demande ou requeste faite de par ledit Bindot en la manière que dit est, il ne debati en riens ladite enqueste, mas voult et acorda que l'arrest mis en ladite somme de treze livres, pour la cause dessusdite, feust et soit ostez au proffit dudit Bindot. Et nous, oy les procureur du roy nostre sire et Bindot en tout ce qu'il voulaient dire ; veu ladite sentence par laquele ledit Bindot estoit absous dudit fait; considéré les choses dessusdites, et tout ce qui faisoit à considéré; de l'acort dudit procureur du roy nostre sire, ostasmes et ostons ledit arrest mis en ladite somme de treze livres pour la cause dessusdite, au proffit dudit Bindot. En tesmoing de ce, nous avons fait mettre en ces lettres le seel de la prevosté de Paris. Ce fu fiait en jugement, l'an et le jour dessusdiz.
Et nous adecertes, l'absolucion dudit Bindot, et toutes les choses
DU RÈGNE DE PHILIPPE VI DE VALOIS. l8l
dessusdites et chascune d'icelles, ainsi comme elles sont plus à plain et de mot à mot declairées et exprimées aianz agréables, etc.
Donné à Paris, Tan de grâce mil CCCXLII, ou mois d'octobre.
Par le roy, à la relation des genz des comptes.
P. Briarre, scriptor.
Financia est de mi c l. p. redditis régi per compotum thesauri ad terminum Nativitatis Domini CCC XLIR •
Justice.
1342, 11 novembre. Ghftteauneuf-sur-Loire.
Lettres de Philippe VI aux abbés de Saint-Denis, de Saint-Germain-des-Prés et de Sainte-Geneviève, relatives à l'installation dans les églises cathédrales et les collégiales des chanoines nommés par le roi.
* (JJ. 68, n* 418.)
Philippus, etc., dilectis et fidelibus nostris Sancti Dyonisii in Francis, Sancti Germani de Pratis prope Parisius et Sancte Genovefe Parisiensis monasteriorum abbatibus, executoribus a sede apostolica nobis datis super infrascriptis, salutem et dilectionem. Cum nobis, a sede sic predicta concessum [fuerit] quod in omnibus, tam metropolitanis et aliis cathedralibus quam collegiatis ecclesiis regni nostri, in singulis videlicet earumdem, singulis personis ydoneis quas duxerimus nominandas, singulos canonicatus cum, plenitudine juris canonici conferre auctoritate et mandato apostolicis debeatis, et personas sic nominatas recipi faciatis in canonicos et in fratres ecclesiarum predictarum, stallo in choro et loco in capitulo assignatis personis eisdem, ac nichilominus singulas prebendas nulli alii de jure débitas si in dictis ecclesiis vacant vel cum vacaverint, quas prefate persone, per se vel procuratores suos infra certum tempus duxerint acceptandas, post acceptacionem hujusmodi personis conservandas eisdem, cum omnibus juribus et pertinenciis suis donationi vestre etiam reservetis cum certis, non obstantibus et clausulis aliis, prout in apostolicis litteris vobis super hec directis plenius continetur. Nos dilectum nostrum talem tanquam benemeritum et ydoneum ad canonicatum et prebendam collegialem ecclesie de tali loco, talis diocesis, obtinendum, vobis et vestrum cuilibet, ipsum quo ad hec tenore presencium nominamus, vos et vestrum quemlibet requirentes quatitius vos, vel duo aut unus vestrum ad providendum sibi de canonicatu et prebenda ecclesie supradicte, et ad id tangentibus et contingentibus juxta traditam super hec vobis formam efficaciter procedere studeatis. In eu jus rei testimonium, sigillum nostrum presentibus est appensum. Datum apud Castrum Novum super Ligerim die xi* novembris XLIK
1342, novembre. Paris.
Confirmation par Philippe VI de l'assiette de 20 L p. de rente annuelle faite
sur plusieurs maisons de Paris, par les exécuteurs testamentaires de feu
Raoul de Pacy, pour la fondation d'une chapellerie en l'église Saint- Pierre*
des-Arsis.
(JJ. 74, n # no.)
Philippe, par la grâce de Dieu roys de France, savoir faisons à touz presens et avenir, nous avoir veu unes lettres ci dessouz transcrites contenant la fournie qui s'ensuit.
A touz ceuz qui ces lettres verront, Guillaume Gormont, garde de la prevosté de Paris, salut. Savoir faisons, que par devant Michiel le Ferron et Maci de la Prée, clers, notaires jurez establiz de par le roy nostre sire ou Chastellet de Paris et aus chousses qui s'ensivent oïr, raporter et maitre en fourme publique, especialment en lieu de nous députez et commiz, personelement establiz, damoiselle Jehanne, femme de maistre Jaques de Boulay, à presant trésorier du roy nostre» sire, à Paris, et avant, femme de feu Raoul de Pacy, bourgois de Paris, excecuteusse avec autres du testament ou darrenne volante dudit feu Raoul, et Gervaise de la Fontaine, exécuteur aussi du testament dessusdit, si comme il apparoit par la teneur d'icelul testament qui ainsi se commence.
Universis présentes litteras inspe[c]turis, officialis Parisiensis, salutem in Domino. Notum facimus quod coram Guillelmo Fardel et Dyonisio Fardel, clericis curie nostre, notariis juratis nostris ad infrascripta audienda, nobis fideliter rcferenda, a nobis specialiter destinatis et quibus etiam commisimus et tenore presencîum commit!mus vices nostras propter hoc, personaliter constitutus Radulphus de Paciaco, draperius, civis Parisiensis, sanus mente et bene intelligent, infirmus tamen corpore ut prima facie apparebat, aspicians a longe et attandens quod in condicione humana nichil est morte certius et nichil incertius hora mortis, et hoc non imerito cogitans, de supremis diem suum extremum hujus seculi quam plurimum vacillantis prevenire cupiens propter casus fortuitos qui previderi non possent, ut ad gaudia felicitatis eterne valeat pervenire, de bonis, rebusque suis sibi a Deo collatis, causa sue ultime voluntatis, testamentum suum fecit, corfdidit ac etiam ordinavit in modum qui sequitur et in formam. In primis, etc.
Et ainsi fenist.
Datum anno Domini millesimo GCG° trîcesimo quarto, die domi-
nica in festo beati Dyonisii martiris*.
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