‹ Documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350): ExtraitsChapitre 54 sur 97 · CCCXXVII · texte numérisé non relu

CCCXXVII

1344 (n. st.), février. Paris.

Philippe VI amortit, en faveur de la fabrique de l'église Saint-André-des- Arts, 60 s. p. de revenu annuel assis sur plusieurs maisons de Paris, moyennant un droit d'amortissement de 1 5 1. 18 s. p. qui ont été payés à lui ou à ses prédécesseurs.

(JJ. 74, n- 96.)

Philippe, etc., savoir faisons à touz presenz et avenir, que comme Agnès, jadis famé Bernait de Beau vais, eust laissié pour le salut de s'âme, en son testament où derrenne volonté, à la fabrique de l'église parrochial de Saint Andrieu des Ars s , quarante solz parisis de annuel et perpétuel rente à prendre sus la maison aus Deux Moutons

1 . Jean II de Chalon, seigneur d'Arlay et de Viteaux, était fils d'Humbert de Chalon et de Béatrix de la Tour, fille d'Humbert I", seigneur de la Tour-du-Pin, puis dauphin de Viennois. Il avait épousé : 1* Marguerite de Mello, veuve de Maurice de Craon et fille de Dreux IV de Melio; a° Marie de Genève, fille aînée d'Ame III, comte de Genève. (P. Anselme, Hist. généal., t. VIII, p. 421 et 422.)

2. Isabelle de Chalon, fille de Jean I er de Chalon et de Marguerite de Bourgogne, dame de Viteaux, épousa Louis de Savoie, seigneur de Vaud. Elle vivait encore en i35i. (P. Anselme, op. cit., p. 421.)

3. L'église Saint- André-des-Arts occupait l'emplacement de la place Saint Andrédes-Arts; elle fut démolie sous la Révolution. (Voy. sur elle Lebeuf, op. cit. y éd. Cocheris, t. III, p. 28 et 275.)

séant en la rue de Herondelle 1 , à Paris, et Jehan de Walinger, Anglois, eust laissié pour semblable cause à ladite fabrique en son testament vint soulz parisis de annuel et perpétuel rente, à prendre sus ses trois maisons seans en la rue aus Poitevins * ; pour lesquiex lais et rentes, les marregliers de ladite église fire pieça finance avecques maistre Jehan de Cereis, clerc, et Guillaume de Marcilly, chevalier, lors commissaires sus les finances des acquès, à la somme de quinze livres dis huit solz parisis, et ycelle finance paierent à Philippe d'Evry, lors receveur desdites finances, si comme il appert par deux cedules dudit Philippe, dont la teneur est'cy dessouz escripte ; lequel Philippe rendi à nous ou à noz successeurs ladite somme, si corne il appert par son compte rendu en la Chambre de noz comptes ; nous avons ottroié et ott[r]oyons ausdis marrigliers de ladite église presenz et avenir, que lesdites rentes et lais il puissent avoir, tenir et posseoir perpetuelment, franchement et quittement, sanz estre contrains à les mettre hors de leurs mains ou d'en faire à nous ou à noz successeurs autre financé ou temps avenir. Mandons et défendons à touz noz justiciers, receveurs, commissaires et à chascun d'euls que, contre la teneur de ces présentes lettres, ne molestent sur ce dores en avant lesdiz marriliers en quelconque manière.

La teneur de ces dites cedules est telle.

Sachent touz que je, Philippe, receveur du roy, des finances des equès, des églises et des fiés nobles acquis par personnes non nobles en la viconté de Paris et ou ressort, congnois avoir eu et receu des merregliers de Saint Andri des Ars sept livres dix huit solz parisis en rabatant de plus grant somme, en quoy lesdiz marregliers sont tenuz au roy pour la finance des acquez de l'église de Saint Andri. Donné soubz mon seel, le samedi xvi* jour de janvier, Tan mil CGC vint et sept.

Item, saichent tuit que je, Philippe d'Everi, receveur du roy nostre sire, des finances des fiés et des acquès des églises en la viconté de Paris et ou ressort, congneis et confesse avoir eu et receu, ou nom du roy, des marregliers de Saint Andri des Ars, huit livres parisis en descomptant de plus grant somme en quoy lesdiz marregliers sont tenuz au roy pour la finance des aquès en l'église de Saint Andri, faites à honorables homes et saiges maistre Jehan de Gereis, trésorier de Lisex, clerc, et monseigneur Guillaume de Marcilly le roy, commis sus ladite finance ; desquiex huit livres parisis je me tiens à

i. La rue de l'Hirondelle existe encore et va de la place Saint-Michel à- la rue Gît-le-Goeur.

a. La rue des Poitevins va de la rue Hautefeuille à la rue Serpente, dont une partie portait autrefois le nom de rue du Battoir.

bien paie. Donné souz mon seel, le samedi avant l'Ascencion, Pan mil CCC vint et sept. Et que ce soit ferme et estable à touz jours, etc. Ce fu fait à Paris, en Tan de grâce mil CCC quarante et troys, ou moys de février.

Par les genz des comptes.

Math[ieu].

Sine alia financia.

Justice.

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