‹ Documents parisiens sur l'iconographie de S. LouisChapitre 14 sur 35 · COMMENT ES MESONS DIEV IL SERT TRESTOVS LES PAVVRES MALADES · texte numérisé non relu

COMMENT ES MESONS DIEV IL SERT TRESTOVS LES PAVVRES MALADES

A GENOVS

Il est à genoux, auprez du lict d'un malade à qui il porte à manger, dont la couverture est de fourreure, et, au lieu de bonnet de nuict, il est coiffé d'un linge rattaché et pendant par derrière. Il y a un autre pauvre malade en un autre lict. Et le roy n'est accompagné que de deux jeunes serviteurs qui portent des viandes aprez luy '.

CONMENT.

Il lave les pieds aux pauvres

1. Le sujet de ce tableau est ainsi raconté par le confesseur de la reine Marguerite (1. I, c. Il) : « Li benoiez reis aloit sovent as mesons Dieu de Paris, de a Compiegne, de Pontaise, de Vernon et d'Orliens, et visitoit les povres et les u malades qui ilecques gisoient, et les servoienten sa propre persone ; et à chasu cuns d'eus il donnoit certaine quantité de deniers et du pain, et des chars et « des poissons, selon ce qui il leur couvenoit et selon ce que li tens le reque-

« roit Et quant aucuns estoient plus malades que les autres, il les servoit

« plus, en trenchant leur pain et char et les autres viandes, et estoit à genouz u devant eus, et portoit le morsel trenchié à leur bouche, et les pessoit et sos-

« tenoit, et terdoit leur bouches d'une touaille que il portoit Et il servi en

« un jour de vendredi en sa personne cent et trente quatre povres qui lors es- « toient en la meson Dieu de Compiegne. » {Historiens de France, t. XX, pp. 97-98.)

2. Geoffroy de Beaulieu (c. ix : « De ablutione pedum pauperum «) et le confesseur de la reine Marguerite (1. I, c. 1 1) rapportent ce trait du roi : qu'il lavait, chaque samedi de l'année, les pieds à trois des plus pauvres et des plus vieux qu'il pût trouver. « Et en sa garderobe, dit le second de ces biographes, avoit trois bâti cins, ctl'iaue estoit ilecques apareilliée toute chaude ctblanches toailles, etilec- « ques il leur lavoit leur piez, ceint d'un linceul et agenoillié devant els » {Historiens de France, t. XX, p. 90). Nous citons ce passage, parce qu'il renferme certains détails, négliges par le peintre de la Sainte-Chapelle qui, à l'exemple de celui des Cordelières, a traité ce sujet (voir notre planche IV). Il n'est pas hors de propos de remarquer que les barons fiançais étaient loin d'imiter le saint roi

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