‹ Documents parisiens sur l'iconographie de S. LouisChapitre 15 sur 35 · PEINTURES DU MONASTERE DE LOURCINES · texte numérisé non relu

PEINTURES DU MONASTERE DE LOURCINES

CONMENT IL SERVOIT TOVS LES JOVRS LES POVRES AVANT QV'IL MENJAST.

Il est de bout auprez d'une table, derrière laquelle y a douze pau vres '.

CONMENT IL ALOIT NVS PIEZ PAR LES VILLES LE VENDREDY DONANT l'aVMOSNE DE SA MAIN AUX POVRES.

Il marche, distribuant l'aumosne à des pauvres qui sont à genoux, et est suivy d'un aumosnier et d'un autre ^.

et que certains d'entre eux, Joinville par exemple, ne lavaient même pas les pieds aux pauvres le jour du jeudi saint (Joinville, édition de Wailly, g 29).

I. Cette même scène forme le sujet d'une des miniatures du ms. illustré (fonds français, n° 5716) du confesseur de la reine Marguerite, laquelle a été reproduite par la gravure en 1874 dans le Joinville illustré, de M. de Wailly (p. 3). Remarquons cependant que le texte du confesseur de la reine (1. I, c. 11; Historiens de France, t. XX, pp. 90-91) parie de i3 et non de 12 pauvres : u Chascun jor de mecredi, de vendredi et de samedi en quaresme et en l'avent, « il servoit en sa persone à treize povres, que il fesoit mengier en sa chambre ou " en sa garde robe, et leur aministroit en metant devant eus potage et deux paire « de mes de poissons ou d'autres choses; et trenchoit il meesmes deux pains. Cl desquex il metoit devant chascun d'eus...-. Et ces choses meesmes fesoit il hors u quaresme et hors l'avent, chascun jour de vendredi et de samedi par tout l'an... « Et outre les treize povres desuz diz, l'en prenoit chascun jour autres treize i< povres, tous tens, en quaresme et hors quaresme; desquels treize l'en prenoit u chascun jour trois, et les fesoit l'en seoir à une table pareus, plus près du (i saint roi, et, ainçois qu'il menjassent et que il entrast à table, il donoit à chas-

« cun de ses povres quarante deniers parisis de ses propres mains Et les dix

« autres povres menjoient en sale, et avoient des autres viandes à ceus qui « menjoient en sale, et chascun de ces dix povres avoit douze deniers parisis " pour l'aumône du saint roi ».

2. Ce quatorzième tableau se rapporte sans doute à un trait qu'on lit chez le confesseur de la reine Marguerite (1. 1, c. n; Historiens de France, t. XX, p. 92), et, alors, il faudrait substituer dans le titre du tableau les mots vendredi SAINT, au mot VENDREDI « Derechicf, chascun jor du saint vendredi, il aloit nuz « piez par les églises prochaines de quelconque lieu où il fust et, du commande dément du saint roi, deux de ses chambellenz prenoient cent livres, chascun

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