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SUR L ICONOGRAPHIE DE SAINT LOUIS

Ajoutons qu'il est inutile de rechercher aujourd'hui quelque trace de ces peintures; le couvent des Cordelières fut vendu en 179G et son emplacement est occupé aujourd'hui par la rue Julienne, la rue Pascal et un hôpital établi en i836 pour les femmes atteintes de maladies vénériennes '.

Notre planche I reproduit les croquis de l'artiste flamand ou allemand qui, vers le bas de la feuille, du côté droit, a fait, à la mine de plomb, une étude plus développée de la tête du sultan. Les quatre lignes d'écriture, qu'on voit à la droite de cette étude, sont une reproduction, réduite par la photographie, de l'indication de provenance que Peiresc avait notée au revers du croquis ; elles seules nous ont permis de localiser les quatorze peintures dont la description, faite par l'érudit magistrat, n'est accompagnée d'aucun titre.

C'est à l'autel de l'église basse de la Sainte-Chapelle de Paris, suivant une note de Peiresc % qu'appartenaient les quatre tableaux dont nos planches III, IV, V et VI donnent la reproduction d'après les aquarelles ou plutôt les dessins coloriés du manuscrit de Carpentras. Les quatre scènes qui y sont représentées : saint Louis captif ^, saint Louis lavant les pieds aux pauvres '', saint Louis recevant la discipline des mains de son confesseur ^, saint Louis donnant à manger à un religieux lépreux •*, formaient aussi le sujet, traité presque exactement de même, des tableaux II, XII, IX et V de la Vie peinte aux Cordelières '.

Le dessinateur, qui exécuta pour Peiresc la copie des peintures de la Sainte-Chapelle, n'était pas un artiste aussi habile, sans doute, que le Flamand ou l'Allemand auquel on doit les croquis des Cordelières, mais

I. Lebeuf, Histoire de la ville et du diocèse de Paris, édition Cocheris, t. II, p. 741.

i. Cette note, ainsi conçue : « De l'autel qui est en la basse église de la « Sainte Chapelle », se trouve tout à fait au bas du fo 81 consacré au tableau de saint Louis et du religieux lépreux. Nous ignorons sur quoi se fonde M. Lambert {Catal. descript. et raisonné de la biblioth. de Carpentras^ t. II, p. 46), lorsqu'il dit que les peintures de la vie de saint Louis sont « à la base de «l'autel qui est en la basse église de la Sainte-Chapelle. » Le consciencieux bibliothécaire a évidemment interprété ici la note de Peiresc.

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