‹ Documents parisiens sur l'iconographie de S. LouisChapitre 28 sur 35 · COMMEMORACION DE TOUS LES SAINS ANGES · texte numérisé non relu

COMMEMORACION DE TOUS LES SAINS ANGES

Neuf anges debout, et, en bas, cinq anges assis, jouans de divers instruments; l'un, des orgues tenus comme la harpe; Tautre, de la harpe mesmes; le troisiesme, des timbales à bras croixsez; le quattriesme, de Tespinette triangulaire placquée contre l'estomac, la poincte en bas, et la base en hault, jouée comme noz lucts; le cinquiesme, de laguinterne '.

Deux marmousets, Tun sonnant de deux trompettes en mesme temps, dont l'une est courte et portée en bas, l'autre fort longue

I. Ou mieux guiterne. « Cet instrument à cordes pincées, dit VioUet-le-Duc {Dictionnaire du mobilier, t. II, p. 276), est un dérivé de la cithare et de la rote. »

portée en avant et ornée d'une bannière partie d'Euvreux et de Navarre entiers. L'autre est armé en champion, espée et rondache.

Monseigneur saint Jean Baptiste,

La Nativité de Saint-Jean, la Visitation ; la royne à genoulx.

Divers marmousets.

Des garçons qui jouent à la courte bouUe.

S. Jean apostre et evangliste.

Saint Jean en la Porte Latine, et resuscitant un mort. Deux champions combattans, armez d'espée et rondache.

S. Pierres apostre.

Saint Pierre pontificalement habillé de chasuble et de mittre non fendues.

Son crucifiement.

m ROYs de Cologne.

Les Trois Roys parlants à Herode, Les Innocents.

S. Lienart confesseur.

Un diacre qui tient deux esclaves enchainez ', et plus bas le saint derrière une charrette chargée de vin et le charretier avec un baslon qu'il levé pour en frapper le sainct ^

Un marmouset portant un barril sur les espaules et un espieu.

1. Ceci est une allusion à la légende de saint Léonard, lequel, peut-être en raison de la première partie (lien) de son nom populaire Lienart, était invoqué par les prisonniers désireux de recouvrer la liberté.

2. Cette seconde miniature ne paraît pas se rapporter à la légende dt. saint Léonard; l'histoire ici représentée est toui à fait identique à celle de saint Marcel, de Châtillon-sur-Seinc, telle que la raconte au milieu du xiv« siècle l'auteur du Renart contrefait (Tarbé, Poètes de Champagne antérieurs au siècle de François I", pp. 5 1-53).

Un autre qui souffle dans un soufflet par le tuyeau, et de l'autre main, tien[tj un godet ou lampe comme dessus.

Ci comence commemoracion de S. Loys de Marseille, evesque,

DE l'ordre des FRERES MENEVRS.

Ludovîcus est ingressus, etc.

Le saint evesque mittré, vestu de l'habit de cordellier à grande manche et sa chappe fleurdelisée (aux lambeaux de gueulles) par dessus, doublée d'orangé et aggraphée d'un fermail en losange d'or. Le cappucin de cordellier passant par dessus, au lieu du cappuchon de la chappe. Il vient servir quattre pauvres assis à la table, tous d'un costé '.

Au cadeau, le sainct est assis sur un autel et la royne à genoux

devant l'aultel, vestue de verd, les bras orangez ^

Plus bas, une mer dans laquelle paroissent diverses personnes

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1. C'est notre planche XII. II est impossible de ne pas être frappé de la ressemblance de cette composition, le personnage principal mis de côté, avec la miniature qui, dans le ms. illustré de l'ouvrage du confesseur de la reine Marguerite, représente le roi saint Louis donnant à manger aux pauvres (voir plus haut, p. 20).

2. Cette figure se trouve reproduite à la plume, dans le ras. de Venise (f» 89), au-dessous du sujet qui forme notre planche XII.

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