EAU VALLE
Latéralement, au point où la dilatation est à son maximum, on observe la formation d’une saillie cor- - respondant au moignon du cystique. Cette saillie observée chez fous les chiens ne semble pas pouvoir être interprétée comme un fragment du canal cystique qui n’ait pas été complètement extirpé lors de la cholécystectomie; car cette constatation a été faite dans tous les cas.
3° Enfin dans la troisième série les chiens ont été sacrifiés entre quatre-vingt-dix jours et quinze mois après l’intervention. Dans cette série d’expériences, on rencontre à l’autopsie une dilatation très marquée des voies biliaires extra-hépatiques et dans beaucoup de cas une dilatation des voies biliaires intra-hépatiques.
Après une période de trois cents jours à quatorze mois, on a une dilatation de la voie biliaire principale qui a les caractères de la série précédente. Mais il semble qu’on puisse, après cent jours, considérer la dilatation comme invariable et acquise quelle que soit l’époque de la réintervention. Sur ce point, les expériences de Canavero confirment celles de Haberer et Clairmont.
Dans cette dernière série, la radiographie après injection d’iodure de sodium a mis en évidence un autre point intéressant : la dilatation des voies biliaires intra-hépatiques. Ces examens radiographiques ont permis également de constater que le moignon cystique forme une sorte de cavité en communication directe et large avec le cholédoque.
De l’exposé des résultats de ces expériences on
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peut déduire que les modifications macroscopiques de l'arbre biliaire représentent les stades successifs des lésions qui sont la conséquence de la stase de la : bile qui survient après cholécystectomie.. On sait, en effet, depuis Naunyn que, alors que la pression maxima de la bile dans le cholédoque est normalement de 300 millimètres d’eau, le sphincter d’Oddi résiste après cholécystectomie à une pression de 700 millimetres d’eau.
La bile étant secrétée d’une façon continue par le foie et étant excrétée dans l’intestin d’une façon discontinue, en rapport avec le relâchemént du sphincter d’Oddi, on comprend que la bile s’accumule dans les voies biliaires en quantité supérieure à la normale. Les parois des vaisseaux biliaires, pourvues de fibres musculaires et de fibres élastiques contrebalancent pendant un certain temps l'augmentation de pression intracanaliculaire. Puis elles se laissent distendre peu à peu avec un maximum à la partie supérieure du cholédoque en raison de sa constitution anatomique spéciale.
Il est naturel que la dilatation se produise avec des caractères spéciaux au point de ligature du cystique. En effet, la ligature peut être aussi près que possible du cholédoque, il reste toujours une sorte d’infundibulum, une zone cicatricielle qui représenté un point de moindre résistance.
On observe une dilatation plus lente et des lésions moins accentuées au niveau des canaux intrahépatiques en raison de la résistance qu'offre le parenchyme hépatique.
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Il faut remarquer que dans tous les cas, les lésions constatées sont confinées aux voies biliaires extrahépatiques et qu’en aucune circonstance on n’a rencontré de cirrhose biliaire, ni de modification quelconque de la structure du foie, ni de troubles appréciables dans le fonctionnement de la cellule hépatique. Il n’y a pas de phénomène de résorption comme le montre l'examen d’urine qui reste toujours négatif chez les animaux cholécystectomisés.
En somme, ces expériences de Canavero, confirmant la plupart des données des auteurs plus anciens permettent donc de constater, au sujet du problème qui nous intéresse tout spécialement dans ce chapitre, que dans une première période, de trente jours après la cholécystectomie, il n’y a pas de modification de l'arbre biliaire; dans une seconde période se forme une dilatation de la voie biliaire hépato-cholédocienne et du moignon cystique; enfin à une troisième période, tardive, la dilatation s’étend aux voies biliaires
intrahépatiques..
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