‹ Documents Physio-Pathologiques sur la CholécystectomieChapitre 14 sur 39 · MS · texte numérisé non relu

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siège d’un accroissement encore plus marqué du tissu conjonctif fibreux.

Ces données histologiques ne peuvent que souligner ce que nous avons dit précédemment au sujet de la dilatation des voies biliaires. Elles montrent bien, — et c’est là le point principal du problème, — qu’on ne peux pas raisonnablement parler de vésicule de nouvelle formation à l’occasion de la découverte d’une cavité dont la paroi est constituée par un tissu élastique mal vascularisé et mal innervé et par un épithélium en grande partie détruit.

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CHAPTFRE IV

L’excrétion biliaire après cholécystectomie

Nos connaissances sur la valeur fonctionnelle de la vésicule, bien qu’encore incomplètes, semblent constituer un ensemble de données suffisamment importantes pour nous faire admettre, à priori, que la cholécystectomie doive entraîner de notables modifications dans le régime du transit biliaire. Le mécanisme de l’excrétion biliaire après la cholécystectomie a donné lieu, en réalité, à de nombreuses discussions. Certains auteurs ont prétendu qu’après la suppression du réservoir vésiculaire, la bile s’écoulait d’une façon continuelle dans l'intestin. D’autres, au contraire, — nous l’avons vu dans un chapitre précédent, — ont affirmé que les voies biliaires extra-hépatiques suppléaient la vésicule absente et qu’elles arrivaient à se dilater pour mettre en réserve la bile dans l'intervalle

des digestions.

Cette question est, en effet, loin d’être réglée; et là encore nous aurons recours à une analyse des principaux travaux qui s’y rapportent pour tenter d'obtenir une solution. |

Le problème est nettement posé : après cholécystectomie l’arrivée de la bile dans l’intestin est-elle continue ou se produit-elle seulement par saccades sous l'influence de l’arrivée du chyme acide dans le bulbe duodénal?

En l’absence de vésicule, il ne reste plus, pour régler l’excrétion biliaire que le jéu de l’appareil sphinctérien d’Oddi.

Les recherches anatomiques pratiquées sur la partie terminale du cholédoque concluent à l’existence, chez l’homme, d’un sphincter aussi typique que celui qu'Oddi avait décrit chez le chien. Il faut noter cependant, et ce point peut avoir un certain intérêt ici, que la musculature du sphincter est très variable suivant les individus : elle est tantôt petite et faible, tantôt large et forte. ù

Rosenberg, le premier, s’est occupé, en 1893, de l’excrétion biliaire après cholécystectomie. Il ne fait que signaler une constatation expérimentale : l’existence d’une imbibition bilieuse de la muqueuse intestinale depuis l’ampoule de Vater jusqu’à la valvule de Baubhin. Cet auteur en conclut que l’entrée de Ia bile dans l’intestin avait été permanente et continuelle.

La suppression du réservoir vésiculaire, écrivent Delore et Cotte, en 1912, qu’elle soit spontanée ou chirurgicale, ne trouble en rien le fonctionnement des glandes digestives. Il faut donc qu'après l'exclusion

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