‹ Documents pour servir à l'histoire de l'évolution des effets de commerce et notamment de la lettre de changeChapitre 22 sur 124 · K II · texte numérisé non relu

K II

Pelletier, marchand de Rouen, trafiquant par mer, ils lui baillèrent sur icelle tout ce qu'il demanda » *.

^HËn France nous trouvons mention de protêt dans les Lel-

^fts patentes de Charles VII du mois de février 1444.

^^Art. 8. — Si par occasion d'aucunes lectres touchant lesdictes échanges faites pour payer et rendre argent autre part, ou des lectres qui seront faictes ailleurs pour rendre argent esdictées foires de Lyon, lequel argent ne serait payé selon lesdictes lettres (ou faisant aucune protestation ainsi qu'ont accoustumé faire marchands fréquentant foires tant à notre royaume qu^ailleurs) audit cas ceux qui seront tenus de payer

^^Biit argent, tant de principal que des dommages-intérêts, pourront être et seront contraints à les payer tant à cause des changes, arrière-changes qu'autrement ainsi qu'ont accoustumé de faire en foires de Pésenas, Bourges, Genève et autres foires ^

La lettre de change est historiquement la dette de foire par excellence ^

Sauf la codification bien nette des foires, la lettre de change obéit à des règles essentiellement variables suivant les endroits.

De plus, les banquiers qui en avaient le monopole ne se trouvaient nullement enclins à rechercher un progrès dont l'effet devait être de faire tomber leur privilège. Le chapitre de l'Eglise de Lyon qui recourait à ce moyen pour effectuer ses paiements sur d'autres places était au xv' siècle un fidèle client de la Banque des Médicis.

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