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DEUXIÈME PA «TU

présente U' un médecin et d'un maître apothicaire. En 1630, ils obtinrent, sur leur demande, la permission de se réunir dans la chambre réservée aux maîtres pour élire un supérieur ecclésiastique qui réglit leur conduite et même leurs études; mais en 1690, cette conduite ayant laissé à désirer, ils lurent remplacés par des soeurs.

Les apothicaires et les épiciers taisaient i Lyon partie de la confrérie de batnte- Madeleine. Les deux professions se séparèrent en 1777 et sur un :etoo, frappé l’année suivante i Paris, on constate que le nom d'apothicaire i disparu et que leur Collège porte le nom de Collège de pharmacie.

En même temps il était défendu aux maisons religieuses de vendre des remèdes au public.

La loi du 18 août 1791 en supprimant les maîtrises maintint les lois et règlements relatifs aux pharmaciens. Les candidats i ce titre devaient subir six examens dont deux publics et être interrogés par tous les pharmaciens munis de leur titre de réception et par deux médecins, membres et députés de l’ancien Collège de médecine.

Nos apothicaires lyonnais ont laissé aux archéologues quelques monuments qui ne manquent point d’intérêt.

Les Archives de la Ville possèdent un important manuscrit du xvr siècle, contenant la description des droits à établir sur diverses substances employées par les apothicaires, droguistes et épiciers. C’est un petit infolio d’environ 2) centimètres de large sur 30 de hauteur. H renferme deux miniatures peintes avec finesse. La première porte les armes de France et au-dessous celles de Lyon; la seconde montre l’assemblée des conseillers et des marchands adoptant l’établissement des impôts tels qu’ils les ont formulés. Tout autour, dans le cadre, court une bandcrolle sur laquelle on lit : Les oedonsances de la Ville de Lion baillées pan MESSIEURS LES CONCFJLLIER5 GUILLAUME (l A V liés) GaUTHEXET (HE liés) Marchât apothicaire de la dicte ville. Les premières lignes du texte nous apprennent qu’il a été rédigé en 1519. ~

Citons encore d’anciens mortiers de bronze et de remarquables produits céramiques du xvui* siècle que l’on rencontre dans quelques officines et spécialement dans les pharmacies des hôpitaux.

MOYEU* ACE ET TEMPS MOOttvL

A partir de la loi du 21 germinal an XQ, il y un en France six école de médecine et de pharmacie et dans chaque departement un iott médical composé de médecins « de pharmaciens- adjonts. On exigeait des élèves huit ans de stage chez un maître ou bien trois ans de stage et trois aas de cours. Le nombre des examens fut fixe à trois. Notre Ville ne fut pas. malgré son importance, au nombre des privilégiées. Son école secondant ne fut établie qu'en 1821.

Au commencement de 1806, les pharmaciens de Lyon s'adressèrent au préfet du Rhône et demandèrent qu’on leur accordât le droit de se réunir pour discuter les questions scientifiques relatives à leur professât» M. d’Herbouville les engagea i lèdiger un réglement et appuya leur demande qui fut accordée le 13 août de la même année. Cette date est rappelée sur le jeton de la Société de pharmacie qui témoigna de sa gratitude en plaçant au droit de la pièce l’effigie du souverain.

Lég. cire, i g : NAPOLEON — LE GRAND Greneos.

Buste Duré de l'Empereur, È droite.

Dans la tranche de l’épaule : mexcie a ltos.

« Lég. cire, i g. : SOCIETE DE PHARMACIE DE LYON. Grencns.

Minerve en Terme, i gauche, dent une lance de la main gauche et de 1 autre présente i manger i un serpent enroulé autour d'un olivier ; entre eux, un vase porté sur un socle et contenant un aloès ; derrière la déesse un pied de Verbaseum album.

Exergue : MDCCC VI.

Tranche cannelée.

Argent et cuivre. Diamètre, 30 millimètres.

Tranche lisse.

Exemplaires d'essai en argent et en cuivre; diamètre, 33 millimètres.

Musée de Lyon {Voir pl. fe. Ij-lj).

Après la chute du premier Empire, les pharmaciens choisirent pour le droit de leur jeton une effigie mieux abritée contre les révolutions futures et qui rappelle le médecin de l'antiquité le plus versé dam l'art de com poser les remèdes.

Lég. cire. 1g. : CLAUDE - GAUEN. Gre nctis.

DEUXIÈME PAtTlE

Buste nu, chauve et barbu de Galien, à droite.

Au-desaous : chavamne r.

* Semblable i celui du jeton précédent. (Pair pl. fa. if).

Bsa» ii Lyon.

La Société de pharmacie a publié un gTand nombre de travaux et elle encourage par des récompenses annuelles l’ardeur scientifique des éléves.

5 to. — Société des pharmaciens de l’est.

En 1847, les intérêts de la profession s'étendaient bien au-dclï des hmites de la commune et il importait i ses membres de donner à leurs efforts une extension plus grande. Les pharmaciens de Vienne ouvrirent la voie et fondèrent la Société de prévoyance et d’émulation des pharmaciens de l'est. Elle fut transférée à Lyon en 18 J 5 . Cette Société a publié un assez grand nombre de comptes rendus relatifs aux intérêts professionnels et quelques travaux scientifiques dus pour la plupart il la plume claire et savante de M. Ferrand. Elle a provoqué l’établissement de congrès nationaux et pourra revendiquer l’honneur d’avoir préparé la fusion de tous les pharmaciens de France dans l’association générale formée il Paris. Voici la description de son jeton.

Lég. cire, i g. : CONCORDLA RES PARVÆ CRESCVNT. Filet au pourtour.

Ruche entourée d’abeilles; à droite et il gauche, des instruments propres 1 la pharmacie et à la chimie.

Au-dessous, suivant le rebord de la pièce, le nom du graveur : borrli .

« (Rose) Lég. cire, à g. entre un grenetis et un filet : SOCIETE D’EMULATION ET DE PREVOYANCE DES PHARMACIENS DE L’EST.

Champ: FONDEE | A | VIENNE (ISERE) 1847TTRANSFEREE | A LYON| 1855, en huit lignes horizontales.

Tranche lisse avec le mot argent gravé en creux.

Argent. Diamètre, 39 millimètres.

Musa dt Lyon.

MOTEX-ACE ET TEMPS MODQVES

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