CHAPITRE VU
Pc9 sociétés comtiUtkmaneUfS et des Mas.
r La p^ilodophie &ît des livres ^O0t les jourMreix sont la pêdte monnaie. Les sociétés politiques appliquent les principes des jGuma^x. Le go«ivernement obéit tantôt à son intérêt peroônnet^ tantôt à l'opinion publique exprimée par ses divers organes^ c'est-à-dire par la presse, par les pouvoirs représentatifs qui délibèrent régulièrement dans l'état, et quelquefois aussi par des associations libres qui s'attribuent à elles-mêmes une mission plus ou moins étendue. Ainsi , la philo-* Sophie donne le mouvement ; les journaux et les sociétés politiques le propagent; le gouvernement l'accepte ou le contrarie ; la société tout entière y participe et s'y conforme inégalement. Avant la révolution de juillet, les sociétés constitutionnelles n étaient que les journaux en action. L'observation rigoureuse des institutions attaquées, telle était leur unique pensée. On
peut dim qu'en g^énéral^ leur marche et celle des journaux est relative à la couduite du gaa* vememaait, car à mesure que celui-ci se montre plus opposé à l'opinion générale^ les sociétés deviennent plus sévères à son égard et prennent aussi plus d'importance. Sous le règne de la censure, lorsque les suffrages électoraux étaient faussés par d'infâmes fripons, la société y^ide* toi, le ciel f aidera ^ fut instituée pour suppléer à la presse et rallier les électeurs. Sous le ministère de M. de Martignac, abandonnée comme inutile par les doctrinaires qui en faisaient d'abord partie , elle resta quelque temps plus active que vraiment occupée ; mais sous le ministère du 8 août, elle reprit consiaitance et contribua, avec les sociétés instituées pour le refus légal des impôts, à la vive résistance qui a préparé la révolution de juillets
Aujourd'hui, les sociétés constitutionnelles ont de nouveau perdu de leur importance, et cependant elles ont acquis une liberté dont elles ne savent que faire. C'est ainsi que leur but légal n'ayant plus d'objet précis , elles se sont efforcées un moment d'assister les révolutions qui éclataient autour de nous. Mais leur action s'est affaiblie en même temps qu'elle a paru s'étendre. On coteprend que de petites réunions, sans unité morale, sans aucun jJan déterminé, se trouvent
bien impuissantes, quelque soit d'ailleuM la jus*' tice de leurs motifs, à côté de la presse et au milieu des secousses qui remuent de fond en comble lès nations. Aussi, leur principale utilité se réduit à aider les journaux.