‹ Documents pour servir à l'histoire des conspirations, des partis et des sectesChapitre 5 sur 67 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Caractère commun des historiens et des éclectiques moAni^eii r- Cf fm distingue leurs différentes écoles de doctrine à doctrine, de peuple à peuple. — Écoles d'Allemagne , d'Angleterre et de France — Caractère général de l'école historique du dix-neuTième siède. — Conclu? |iqn de ce chapitre.

Entre les historiens et les éclectiques moder? nés , il y a peu de différence. Leur esprit commun est une prétendue impartialité qui se fonde sur un défaut d'idées générales et de système. Dans sa perfection, notre éclectisme serait une table dçs matières de la philosophie ^ de même que notre école historique, en dernière analyse, ne peut être autre chose qu'une table des matières de l'histoire. Leur méthode est la même. Elle consiste r/en narrations et rapprochemens dépourvus de préférence , ou plutôt ce n'est là quHme prétention des philosophes et historiens; car cette inertie, n'étant conforme ni à la nature, ni à la vérité , n'a jamais été sincère. Le doute absolu ne peut être impartial; il n'est rien. Aussi , rendons cette justice aux écoles qui se

lont rangées sous la bannière de Féclectisme 6u de l'histoire , qu'aucune d'elles ne s'est avilie au point de renoncer entièrement à ses convictions particulières. L'esprit de chacune de ces écoles^ en effet, n'est pas uniforme. Il varie de doctrine à doctrine , de peuple à peuple.

. ' CSe qui distingue les doctrines assujéties à cette monomanie de l'histoire dont on a fait une pa-nacée , une ^orte de science universelle , c'est le plus ou moins de confiance qu'on y met , et le phis ou moins de complaisance qu'on y témoin gne pour la tradition. Les variations de l'école historique, de peuple à peuple , doivent être attribuées également, soit à l'indépendance de ces peuples, soit à leur servilité; car il serait feux d'en voir les raisons dans un caractère primitif et invariable , que la plupart des écrivains s'efforcent de saisir, tantôt par un étroit matérialisme, tantôt par de mystiques rêveries, qui consistent à renfermer dans çhaq^ue pays quelque attribut partiel des pensées de U Prévis dence (1). De quelque manière qu'on çn rçndie

(i) C'c< ain^ qu'Seç^ wgJw uw^ cau$e uaivei-sdle , V absolu , 4é' léguant à chaque uatiqn , «laos le temps et l'espace , une partie de ses propriétés. L'antique Orient a la reBgim en partage , le génie de fart açpartymt h la Qrèce. ftfflM ppfsMp If droit . la l»>ertc ^ U privilège à^ inonde germanique , etc.... On pourrait diviser et subdiviser à Tin^i. ces morcdlemens de l'absolu.

compte^ l'influence des climats est sans doute quelque chose sur les hommes; cependant la raison humaine est une^ malgré les obstacles que lui opposent les accidens du globe ou la diversité des institutions religieuses et politiques. Cette raison^ partout de même nature^ n'est pas soumise aux divisions du méridien.

Sous les plus diverses latitudes^ des nations fameuses n'ont-elles pas tour-à-tour passé par les plus brillantes et les plus basses destinées^ selon qu'elles étaient gouvernées de telle ou telle manière ? Nous recevons donc notre caractère national de nos institutions^ et nous ne sommes dépendans ni du climat ni d'une mission étroi^ temeht spéciale de l'auteur des choses y mais des lois générales de l'humanité.

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