NOUS Y VOILA
{N. 9b, U octobre iSZ2:y
Brogliè! Guisot! Thiers!.....
Voila les noms que la royauté du 7 aoA& jette enfin à la France. Yoila le nouveau ministère.
Eh bien?....
Ce n'est plus un vain bruits une de ces rumeurs auxquelles on se refuse d'ajouter foi : le MonUeur lève tous les doutes. La contre-révolution jette le masque» elle est debout, elle proclame ses champions.
La nouvelle dynastie veut avoir aussi son ministère PoGgnac. Eh bien ! nous les verrons à l'œuvre ces faiseurs de coupsu-d'état ! Nous verrons qui l'emportera de la France de juillet ou de la trinité doctrinaire ! Les projets de la quasi-restauratioa se montrent au grand
i'our : il n'est plus permis de s'aveugler, le temps de hypocrisie est passé, et il n'y aura de dupes à présent que ceux qui voudront l'être.
Oh! la royauté joue franc-jeu, et nous Pen remercions, voila les positions.netlement dessinées; —-les plus aveugles sauront à quoi s'en tenir.
Qu'ils viennent encore les hommes du 7 août protester de leur dévQÛment à la cause de la révolution!
qu'ils viennent Oh! mais, ils ne l'oseront pasi ce
serait par trop d^mpudeur!....
Non, non : on se croit asse^ fort font tout braver à présent.
On n'a plus besoin de se direTépublicain*^ de prendre les mains au peuple , et de chanter la Marseillaise au balcon du Palais-Royal. On était faible alors, il fallait
caresser ce bon peuple : aujourd'hui on peut se moquer de lui.
La farce et jouée.
£{ Ton peut rire , danâ ses favoris, de tous ces bonnes gens qui se sont laissé prendre à de belles paroles. —
C'est la fable de la Chienne et ses Petits ; et Pon peut dire de celui-là comme de tous les autres :
« Laissez-leur prendre un pied chez vous ^ « Ils en auront bientôt pris quatre. »
A merveille , messieurs ! mais attendez la fin de la pièce. .
Vous avez déjà essayé impunément des coups-d*état, et vous croyez pouvoir tout osçr î
Eh bien! votre dernière fanfaronnade nous fait pitié!
Elle prouve encore plus de sottise que d'audace.
Attendez quelques mois , quelques jours peut-être!...
Attendez :
A notre tour nous rirons ; -^ et Dieu veuille que àous puissions bientôt vous dire ;
La farce est jouée!