CRAC
Un gros épicier, nommé Chose ^ vicnl d'épouser mademoiseUe Françoise Liberté , fille majeure et légitime de M. PoptUùs. Le père Lafeuillette ^ parrain de Françoise^ a sifgné le contrat. Cette noce a £ait du bruit. Depuis-
Suinze ans Chose' ^aisse pour un bonhomme, et tous S6& oisin« pensent qu'il va rendre sa femme bien heureuse. En eflSet, au commencement de la pièce, il lui promei plus de beurre que de çain ; Papubis et le père Lafeuil^ leUe sont enchantés ; mais avant la fin du premier acte la brouille se met dans te ménage. Ce gredin de Chose a le t oupet de faire des traits à Françoise. Elle se fâctuî, et Chose, i\m ne garde plus aucun ménagement, ce scélérat de Chose déchire la robe de sa femme, une lobe à la charte. Il lui avait dit que c'était une robe neuve.
mais' pas du toul, c'était tout bonnement nne vieille robe qui avait servi pendant quinze anà et que le malin avait fait teindre ; maheèiâh Wiéuvais teint. Quoiqu'il en soit, voila la robe déchirée. — CRAC ! — Fin du premier acte.
Second acte.
PCHIT/..... .
Françoise avait élevé ùâ coq qu'elle àimàlt bèatiiôoup; que Chose avait d'abord bien choyé, mais qu'il ne peut plus souffrir, parpe que cet animal lui rappelle tous. les jour« ses promesses à Françoise. Il a formé le projet de s'en, débarrasser. Ce projet, il va le mettre à exécution. Le père Lafeuilkhe entre et trouve Chûse armé^ d'un gra/ud coutelas. Ah! gredin, lui dit-il, je devine tes projets coquicides^ tu vas saigner ce, pauvre coq, et Chose lui répond: Ça ne vous régarde pas. Si ça me regarde , dit le pèn i lafeuiliette. tlne querelle s'engage. Je le saignerai! tu ne le saigneras pas! Bref, -Chose
Ïrend le père Lafeuiliette par les épaules, et lé met la porté.. Sur ceé entrefmtes' Françoise renlrè. Le pauvre coq a été saigné. Françoise l'aperçoit baigfifé^ dans son sang et étendu sur tme feuille du Jourrteél des Débats. Elle accable de reprochés son rrtarî cjfui hil répond : c'est comme situ chania\s. Populus dutvleht. rf yoit- Ckos^ attaé d'un bâton. C'en est fait d% sa pÉuVre Françoise. Mais il aperçoit tf'mié ci'oisée, siir ïa jfïlatBé^, quelques-uns de ses enfans. (Il a beaucoup d'erifans,le père Popûlus.} Au m'otnent où ce grédin de Chose va assomràei^ sa' fémttte, Popidûé ôuVre la croisée^, et fait signe à ses enfans de Venir au secours de leur s'<»dr. PCHT..... PCHT. — Fin du second acte.
1 roisième acte.
BAHOUNDl...
Cet acte est tout entïer en pantomime. iLa scèniel se passe sur une place publique. Grand combat entre les frères de Françoise et les valets de Chose. Le père Lafeuiliette est à la tète des enfans de PopuZus. «Quant à Chose , il est dans la cave où il attend l'issue du combat. Popnlus est vainqueur , Chose est enfoncé. Entendezvous le canon qui antionce la victoire ?
BAHOUND !...,. BAHOUND!
Glane.
(N.. 110, 18 no'vembre 1832.)
On assure que le prince Rosolin, lorsqu'il entrera ei> campagne, sera suivi d'un domestique chargé de tirer sur le cheval qui doit être tué sous le prince , on Lui ak fait faire de nombreuses répétillons..