ÉCOLE D'ANGLETERRE
. IÇn Ai^glel^rre, où Faristoççatie gouverïîP ^ pqa^èd^ .tx>ut^ récole hiatoriqy^ ne vs^ pa$ oomm^ e^ Allemag^ redem^^Bder i toytea les langut^ iiiqrte& l^ {Jo^ble explication des temp^ »o-^ diurnes pajT le moyen âge, et des a&tiquités de VKurop^ pçtr les q.miqi?it4s de l'Asie, Elle s'appropiiç au ifmdfsme ennujr4 des gentlmen wbigs ou torys; elle ^ plie à leur étiquette, à leurs besoins d'imagination, à leurs préjugés; il lenr font du drame et des anecdotes. L'his^ tejrç s^ fait roman, ou, si Ton veut, les romans é^ymmmi de l'histoire.
J^ tory revoit avec délices son cher moyen âge, et les mille traditions dcmt rafTaiblissem^fit çawe ses regrets. Le whig se plaît à considérer 1^ jeu naturel de tant de sectes et de ]^rtî» dans des tableaux animés , où l'on ne donne rabon à personne. Il semble dlabord que les partis devraient trouver dans cette littérature des leçons de tolérance, mais une si belle qiia^. litéde l'âme ne sera jamais le privilège de l'igno* rahoe , du dcMite et de la swvilité. C'est IHndifîféreicice qu'on enseigne par ces nouveaux moyens de plak^e. Pendant que le Sarde d'Édimboui^, avec une froide habileté, entretient dans les
çosura un v%gue éém 4'fi^ventures qui se rattacboat vmt^ i l^r «vautre 4e vivre 4^ cours et d£» efaâtMoXi k noWe chantre de ChU4*^Ha^ veki rq^wluit anasi les scènes du passé» maiii en y mélimt ses douloureu^^ r^l^rete de voir vé^ gner partout le mensonge et l'hypocrisie. Im pvettàff^ dfi la tradition, le$ dé«iêlés pwsoi^ nels du vieux temps, l'isolement d'un impitoyable orgueil , les vanitiés de l'étiquette , les nausées du confortable, l'ennui ou le désespoir, voilà toute la substance des prosateurs et poètes. On a beau répéter que c'était là une littérature de transition; ou pouvait-elle nous mener si les peuples insurgés ne fussent pas intervenus pour rappeler aux écrivains Içur mission honteusement oubliée? Telle a été l'absence de toute idée philosophique dans la plupart des ouvrages mod^n^e^, qu'on est venu à ne plus estimer qu'une s^ule qualité, la couleur locale. De là cette monotonie du genre descriptif. En pouvait-il être autrement? Tant qu'on décrira seur lement des scènes empruntées aux mœurs des cours, de3 châteaux ou des tribus sauyages, on n'atteindra que ce qu'il y a de superficiel dans l'humanité. La vie sensuelle et musculaire est de sa nature querelleuse, bornée, monotone.
Ce n'est que dans la yie intime de la civilisatioUi dans la eultUre et les progrès de nos facultés
morales , que la littérature doit retrouver des études d'une variété infinie^ des observations vraies et eonsolantes^ une peinture attrayante de nos destinées. Rien ne ressemble tant à une itiiprovisation albanaise^ qu'une chansonnette iroquoise ou tartare. C'est qu'à un certain degré de barbarie, tous les hommes ont à-peu-près les mêmes sentimens (1),