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Lo XI: oi OPINION DE MONSIGNOR G. A. MAROIS | ‘Grand Vicaire de Mgr L. N. Bégin,
archevêque de Cyrène, Cogdjuteur de Son Em. le Cardinal Taschereau, — ‘ archevèque de Québec.
Tr
Archevèché de Québec, £ juin, 1896.
Révérend JE. Rouleau, P. Curé de Sk Ubelde: |
Monsieur 1é Cure,
“ En réponse à votre lettre demandant s'il y a péché ‘mortel pour quiconque. ne suivra pas la direction donnée par les Evêques dans leur mandement collectif, touchant le règlement de da question manitobaine, lorsque son attention aura été attirée sur le fait que cette direction oblige. en conscience, je suis chargé ‘par Monseigneur
| l'administrateur de vous dire qu'il y a faute grave — péché inortel de ne point suivre la direction des premiers pasteurs, et que les paroles que vous citez de la page 7 du mandement signifient exacte- * ment que ce sera une faute grave et mortelle d'agir ainsi, c'est-à-dire de ne pas obéir aux Evêques. Si quelqu'un vous dit: En dépit de vos raisonnements, j'ai plus de confiance en M. Laurier et je vote pour | .son candidat, ceb électeur à moins d’avoir perdu le sens commun, sera coupable de faute grave et mortelle (5. Les bons catholiques, les
() La déduction que tire Mer le Grand Vicaire n’est pas. d’une logique absolement rigoureuse. On pouvait, dans la “présente élection, obéir aux Evêques, par- 2 ‘lant par la Lettre Collective où ils demandent « pour. les maux dont souffre la
minorité manitobaine un remède efficace ,, ‘et voter pour M, Laurier, où les parti-
‘ sans de M. Laurier qui promettaient w# remède efficace. Nous ne doutons pas que.
la première phrase de cette lettre, puisque Mgr le Grand Vitaire l'afirme positi- ,
vement, exprime, l'idée de Mgr l'Archevêque de Cyrène,! mais nous doutons forb
qu'il se soit inspiré de la prudence de son archevêque ‘en. formulant la déduction
‘que renferme la deuxième phrase; car Mgr Bégin ne nou a pas accoutumés à le .
L voir se compromettre ainsi en propositions évidemment discutables, -eb carrées. . Le ‘malheur est que “Mgr Je Grand Vicaire qui approche de si près son évê- ‘! que, qui #8 sensé avoir sa pensée, qui forme avec lui dans l'admiistration une
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