‹ Documents pour une biographie complète de Jean-Baptiste-Amdré GodinChapitre 31 sur 36 · ZO ZI · texte numérisé non relu

ZO ZI

non participant 22*

non participant + 1

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VA

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FO

(1) Les signes : +, — indiquent le vote en augmentation ou diminution des appointements de l'importance de la somme portée en francs et centimes.

Conclusion : En un champ aussi restreint que celui de rétablissement et même en ne s'ad ressaut qu'à la partie la plus cultivée du personnel, il n'était pas possible, quant à.présent du moins , de confier au suflfrage la fonction d'appeler et maintenir aux premiers rangs les capacités techniques, même effectives. C'était là un enseignement de toute première utilité pour la rédaction du futur pacte d'association.

Familistère.

Parmi les 15 employés du Familistère appelés à la répartition des bénéfices de l'exercice 1872, un seul se trouve revêtu de l'un des témoignages de capacité visés ci-dessus ; c'est NO. Une allocation exceptionnelle de 100 francs pour l'exercice 1872 est inscrite à son nom. Il sort classé 2® sur 15 par le vote non de ses collègues, mais des conseillers élus dans l'habitation unitaire.

Une observation s'impose à ce sujet : NO est mieux classé par le vote exercé dans le champ général qu'il ne l'avait été par le vote entre membres du groupe (1). En eff*et, le sufi'rage dans le groupe l'avait mis à l'avantdernier rang. C'est en apparence l'opposé delà 1" leçon pratique recueillie dans cette étude d'expérimentation du suff*rage : Assortir le plus possible les électeurs et les éligibles. Est-elle donc contredite par le cas de NO?

Allons au fond des choses. Les employés des services du Familistère, appelés à participer à l'essai qui nous occupe, se réparti ssaient en 2 groupes seulement: celui des hommes au nombre de 6 ; celui des femmes au nombre de 9. Chacun de ces 15 intéressés était occupé dans des services spéciaux et son travail ne le mettait point en rapports étroits avec les autres membres du groupe, comme c'était le cas, par exemple,

(1) Gi-de98us, p. 500. ;

pour les employés des2« et 3' groupes (Usine) : * Comptabilité et correspondance » , ou < Expéditions et quinzaines » 9 etc.

Groupés en raison de leur petit nombre, non en raison de la similitude de leurs travaux, les employés susdits : hommes d^une part , femmes d'autre part ne votaient pas en connaissance de cause. Aussi, pour atténuer cette défectuosité, avait-on appelé les conseillers élus (12 hommes, 12 femmes, ensemble 24) à classer par le vote les quinze intéressés. Tenus, au moins d'une façon générale, au courant de la marche des services , les conseillers pouvaient apporter dans leurs votes une certaine connaissance des mérites relatifs des employés à apprécier. Ainsi s'explique le vote concernant NO.

Cette troisième et dernière expérimentation du suffrage dans la série spéciale des employés avait été tentée en vue de la répartition des bénéfices de Pexercice en cours, 1872. La répartition s'opéra en mai 1873 sans mention des résultats du vote dont nous venons de faire l'exposé, et tout simplement sur la base de la rémunération annuelle de chacun des participants. Nous verrons le fait plus loin, chap. XXV.

Reprise de la fôte annuelle du Travail, 23 juin 1872. Dernière application du système de recours au suffrage essayé , avec quelques variantes , depuis 1868. Deuxième banquet famiiistérien.

Le mode par lequel au moyen du suffrage (direct pour la catégorie des employés et des gens de service de l'habitation unitaire, à deux degrés pour la catégorie des ouvriers) on distribuait les prix ou mentions

honorables aux fêtes annuelles du Travail , ce mode , essayé depuis Pannée 1868, avait été jugé par Godin, après Fessai répété en 1869, comme devant faire place à un tout autre mode de répartition (1), afin d'appeler * les plds méritants et les plus dignes à une participation plus directe aux résultats du travail >. Néanmoins , les circonstances avaient conduit à un 3® essai du même système en 1870; et elles conduisent en 1872 à un i* et dernier essai dont Texposé est l'objet de ce chapitre.

La dernière tentative de recours au suffrage dans la série des' employés (précédent chapitre) avait eu lieu le 18 juin. Depuis le 6 du mois se poursuivaient dans rétablissement les opérations relatives à la préparation de la fête annuelle du Travail. La célébration devait avoir lieu le 23 juin.

C'était une reprise , la situation politique ayant empêché de célébrer la fête en 1871. Aussi, le conseil élu au Familistère désirait-il donner un certain éclat à la cérémonie, bien qu'on ne fût pas encore en mesure de s'écarter des errements habituels tout insuffisants qu'on les eût trouvés à l'usage (2).

On avait jugé à propos, en 1870, d'employer en un banquet familistérien la somme jusque-là affectée aux allocations pécuniaires attachées aux mentions honorables. Le même plan est suivi en 1872, seulement on décide que le banquet au lieu de compter comme précédemment 500 à 600 convives, en pourra compter

Le trait le plus intéressant du système appliqué ici pour la dernière fois est ce qui concerne la désignation des candidats ouvriers , parce qu'une certaine vérifica-

(1) Discours de J.-B.-A. Godin, é ia fête célébrée en 1869, chap. XIII, p. 278.

(2) Chap. XIV, p. 282.

tion des capacités eflFectives s'exerçait pour cette catégorie d'éligibles aux mentions honorables, tandis que les employés proprement dits et les personnes attachées aux services de Phabitation unitaire étaient tous uniformément candidats en raison seule du poste occupé par eux.

Attachons-nous donc à dégager l'enseignement qui ressort de ce trait important :

On sait que depuis 1868 les ouvriers distingués : 1*^ par leurs œuvres effectives, deux degrés de mérite; 2*' par une élection préparatoire effectuée dans les ateliers, étaient portés sur la liste des candidats avec la désignation de la cause ou des causes déterminant l'inscription. C'est à dire ils étaient portés, dans le !•' cas, sous la rubrique : choisis ; dans le 2% sous la rubrique : élus. Venaient en tête les candidats à la fois choisis et élus ; puis ceux simplement élits, mais ayant recueilli le plus de suffrages, ou étant habitants du Familistère ; enfin, ceux simplement choisis mais classes en !«"• mérite.

En 1872, une nouvelle rubrique figure au tableau : colle des ouvriers ^rfm^'5 , conséquence toute naturelle des primes mensuelles que nous avons vu instituer (1) on faveur des meilleurs travaux de fonderie et ajustage.

On voit donc au tableau des candidats figurer des ouvriers à la fois primés et choisis ou primés et élits^ e<c. Les primes s'appliquant à l'œuvre effective, révé- • laient mathématiquement la capacité comme le faisaient déjà, les notes de fabrication d'après lesquelles s'était opéré, jusque-là, le choix des travailleurs dans les ateliers de fonderie et ajustage. L'obtention des primes spéciales en question était un élément de plus pour le choix des travailleurs dans les ateliers susdits.

(1) Ghap. XXI, p. 437.

Des mesures parallèles n'étaient point encore réalisées pour les travailleurs des ateliers dits ateliers divers >, Là, le choix des ouvriers méritants par leur œuvre quotidienne continuait de relever uniquement de Pavis des chefs, surveillants, etc. L'infériorité du procédé saute aux yeux. Qu'iin de ces intéressés soit à la fois écarté par le suffrage de ses pairs à Pélection de l^^ degré et oublié (ou écarté pour motif quelconque) par ses chefs , il ne pouvait invoquer aucun contrôle direct organisé de sa capacité journalière effective pour se faire rendre justice, s'il lui plaisait de présenter une réclamation.

Cependant un besoin de contrôle existait à l'égard des classements ou de certains classements opérés dans les ateliers, puisque au cours des discussions préparatoires de la fête en 1870 (1) nous avons vu se produire en conseil la proposition < de faire opérer — de concert entre les chefs et surveillants d'une part et des délégués de chaque groupe naturel des ateliers, d'autre part — l'examen et la discussion des mérites des ouvriers à porter au tableau des candidats >. Maié augmenter le nombre des appréciateurs, véritables électeurs en cas pareil, n'eût pas changé le fond des choses ; l'incertitude du résultat eût été la même pour l'ouvrier intéressé.

Bien mieux valait développer et perfectionner le contrôle des capacités par le mode mathématique.

L'institution en septembre 1871 et en février 1872 (chap. XXI) de primes pour : IMes innovations utiles, travaux exceptionnels, etc., dans les services généraux de l'établissement ; 2^ les meilleurs travaux en fonderie et ajustage, cette institution avait justement ce mérite pratique, dans le premier cas, de tenir à jour les œu-

(1)Ghap. XI V, p. 282.

vres marquantes où qu'elles se produisissent; dans le second cas, de tenir également à jour, parallèlement aux notes de fabrication, les noms des meilleurs mouleurs et ajusteurs; et, dans les deux cas, d'appeler des rémunérations correspondantes aux œuvres.

A ce propos, il est à observer que pour exercer le contrôle des primes ou des notes relatives à son travail, Touvrier doit être, au préalable, cultivé intellectuellement. Ainsi s'enchaînent les mesures tendant à l'organisation véridique des meilleures conditions sociales.

Le 6 juin, fut apposée dans les ateliers Taffiche habituelle annonçant la fête et, en même temps, informant les ouvriers qu'ils allaient être appelés à désigner parmi eux au moyen du suffrage, les candidats aux mentions honorables.

Le surlendemain fut apposée la seconde affiche, habituelle aussi, celle convoquant à jour dit les électeurs pour la désignation de cent candidats. L'établissement comptait alors un millier d'ouvriers au moins. Sauf la division de ce personnel en huit sections au lieu de sept, le texte de l'affiche est exactement le même que celui donné chap, XIII, à l'exposé de la fête célébrée en 1869; le même encore que celui reproduit l'an d'après, 1870. On augmente le nombre des sections, mais non celui des candidats à élire. Il demeure fixé à 100. L'usage semblait dire qu'il suffisait.

Ayant à procéder en ce chapitre à un résumé des 4 tentatives, rappelons la 1^^ application du système. En 1868, le dépouillement des notes de fabrication ou la désignation des chefs et contre-maîtres ayant fourni une liste de 150 ouvriers de 1«' et 2© mérites , le conseil avait décidé de demander au suffrage dans les ateliers la désignation des 150 meilleurs ouvriers. Mais,

- Sii —

prévoyant qu'il y aurait d'inévitables écarts entre les désignations faites par le suffrage et celles résultant des notes de fabrication ou de l'appréciation des chefs , le conseil avait décidé de procéder comme suit à l'établissement de la liste définitive des 150 candidats ouvriers .

Comparer : Primo la liste portant 150 ouvriers classés en deux sections : A premier mérite : B deuxième mérite ; Secundo celle portant (classés d'après le chiffre des suffrages) les noms des ouvriers désignés à l'élection ; cela fait, inscrire sur l'état définitif d'abord les

ouvriers portés sur les deux listes ; puis les ouvriers distingués par le travail seul mais classés en l^r mérite (lettre A); enfin compléter le chiffre de 150 en prenant sur la liste des ouvriers simplement élus ceux qui auraient le plus de voix ou ceux qui seraient habitant^ du Familistère.

La décision avait été appliquée. Mais il est à observer que, sur le tableau des candidats, les ouvriers furent présentés dans cet ordre :

D'abord ceux à la fois élus et choisis ; puis ceux simplement élus ; enfin ceux choisis en vertu de la capacité de 1«' mérite.

L'an d'après, 1869, on avait abaissé de 150 à 100 le chiffre des candidats ouvriers à désigner par le suffrage et Ton s'était tenu à ce même chiffre pour la répétition de la fête en 1870, de même pour celle à voir ici,. 1872.

Ce nombre de 100 avait suffi jusque-là, puisque 92 candidats ouvriers en 1868, 85 en 1869, 82 en 1870, (c'est-à-dire moins d'une centaine chaque fois) étaient arrivés au poste de candidat du chef d'élection combinée ou non avec la capacité, le nombre total des candidats ouvriers ayant été de 150 en 1868.

166 en 1869.

198 en 1870.

Ce nombre total va s'élever à 230 en 1872 et cette fois du chef d'élection combinée ou non avec la capacité on extraiera du scrutin plus de 100 candidats, soit 125.

Le dépouillement du scrutin ne figurant pas au registre du conseil, nous ne pouvons dire par quel nombre de voix furent élus les 125 candidats désignés en 1872.

Ajuger des chiffres relevés uniquement pour l'année 1869, les voix s'éparpillaient beaucoup et les nominations se faisaient à un chifTre très faible. On était descendu à 4 voix, en 1869 {]). Peut-être ce fait, aussi, avait-il été pour quelque chose dans la réduction du nombre des candidats ouvriers demandé à l'élection (150 en 1868 et 100 depuis lors.)

Rassemblant les motifs de distinction des candidats ouvriers, nous obtenons, pour les quatre essais, le tableau récapitulatif suivant :

iifflln

ElecUonl

combinées on

non avec la

capacité.

PromotionB Bans interrentioodasnSragé.

Oublis

révélés an vote

anal

Notre but tout spécial étant la rochcrchc de l'enseignement des faits, divisons, pour chacun des essais tentés depuis 1868, les candidats ouvriers en deux principales catégories :

1« Celle des travailleurs distingués par la capacité, abstraction faite des voix qu'ils recueillent ou non à l'élection préparatoire ;

(llCbap. XIU, page 264.

2© Celle des ouvriers arrivant au tableau des candidats du chef de Pélection préparatoire et sans s'être, au préalable, distingués par la capacité.

Voici le tableau qui en résulte :

1'* Catégorie : Candidats arrivant avec la mention de capacité.

{Qu*ils obtiennent ou non des voix à Vélection

préparatoire.)

1869 — 118 différence en moins 5

1870 — 140 > plus 22 1872 — 161 (2) » > 21

2« Catégorie : Candidats arrivant par élection, exclusivement.

1869 — 48 différence en plus 22

Ascension croissante depuis 1869 pour la l'« catégorie ; depuis l'origine pour la 2*. Mais dans cette dernière il y a tendance à diminution , les différences d'une année sur Tautre se présentant comme suit : 22, 10, 9. C'est le contraire dans la l'« catégorie où nous lisons : 5, 22, 21. (Les deux derniers chiffres sont à peu près égaux et il faut tenir compte que des deux ouvriers non classés par oubli, un au moins pouvait faire partie de cette catégorie ; celui qui a été proclamé lauréat le jour de la fête.)

La voie du classement par la capacité est la voie sûre pour riiomme de mérite. L'ouvrier va lui-même au but;

(1) Pour robtention du chiiïre total 150 tenir compte qu'il y eût un ouvrier oublié sur le tableau des candidats et révélé au vote final .

(2j Pour l'obtention du chiffre total 230 tenir compte qu'il y eût deux ouvriers oubliés sur le tableau des candidats et révélés comme ci-dessus.

il est son propre électeur. Que le suffrage, si Ton y a recours, ratifie ou non le classement dû à la capacité vérifiée, cela importe peu ; le jugement de fond est sauf, la capacité est à sa place. Tant mieux pour le suffrage sMI est assez clairvoyant pour prononcer en ce sens ; tant pis pour lui s'il ne sait pas le faire ; il témoigne alors de sa méconnaissance du véritable intérêt collectif.

L^ouvrier de talent, cela n'est pas douteux, préférera de beaucoup le classement d'après la capacité vérifiée — classement qui sauvegarde sa dignité personnelle et son intérêt légitime • au classement d'après l'élection , lequel est entaché d'ignorance, prompt à l'oubli du mérite modeste, enclin au favoritisme... etc., et par lequel, enfin, le bon ouvrier lui-même ne peut jamais être sûr d'être apprécié selon ses œuvres.

Le compte-rendu de la fête du Travail en 1872, inséré au registre du Conseil du Familistère, est défectueux sous plusieurs rapports, sans que les légères discordances constatées entre les divers documents puissent, néanmoins, modifier l'enseignement de fond à tirer de l'essai. 11 est noté au registre que le secrétaire du conseil (période d'août 1871 à août 1872) n'avait point rempli son office et que ce fut seulement après son départ (il quittait alors l'établissement) que la lacune fut comblée dans la mesure du possible.

Peut-être cette circonstance explique-t-elle que pas un mot ne soit dit des ouvriers ou employés qui à l'époque de la fête du Travail s'étaient distingués par des innovations utiles et travaux exceptionnels et avaient de ce chef obtenu les primes spéciales instituées en septembre 1871.

Pourtant, si l'on consulte la liste des innovations réalisées depuis l'ouverture du registre arf Aoc jusqu'en

juin 1872, on compte 13 bénéficiaires de primes pour innovations vérifiées à l'usage et parmi eux au moins 4 ouvriers. Voici Tétat de ces 13 intéressés :

8 — sont contre-maîtres ou chefs de service.

1 — parti de l'établissement depuis peu et devant y rentrer après quelques mois, ne peut être classé par nous. Rien ne nous dit s'il était simple ouvrier ou surveillant d'atelier.

4 — sont des ouvriers. Trois parmi eux sont inscrits au tableau des candidats à titre simplement d'ouvriers choisis et le quatrième à titre d'ouvrier primé en compagnie de bénéficiaires de primes mensuelles. L'intéressé pouvait du reste être aussi au rang de ces bénéficiaires.

Revenons à l'élection préparatoire effectuée en 1872 dans les ateliers.

Cette élection s'opéra (en 8 sections) les 12, 13, 14 et 15 juin 1872. Le registre du Conseil ne nous fournit de renseignement ni sur le chiffre des électeurs inscrits, ni sur le chiffre des votants. Le dépouillement de l'état définitif des candidats aux mentions honorable (p. 198 à 202) montre qu'on dégage du scrutin 125 ouvriers, lesquels figurent au tableau sous les rubriques suivantes :

A titre d'^élus simplement 67 ouvriers

à titre d^élus et primés 21 »

à titre d'élus et choisis 37 >

Total lis »

Figurent, en outre (sans mention d'élection)

à titre de primés simplement 36 ouvriers

à titre de prirnés et choisis 10 »

à titre de choisis » 57 »

Total 103

Ensemble : du chef d'élection combiné ou non avec

la capacité 125 ouvriers

du chef de capacité sans le concours du

suffrage 103 »

oubliés au tableau des candidats et révélés au vote final 2 >

Total des candidats ouvriers en 1872. . 230

Déjà nous avons (1) rassemblé les résultats des trois essais opérés en 1868, 1869, 1870. Reprenons le sujet en y ajoutant les résultats de Fessai opéré en 1872 :

Candidats ouvriers désignés par V élection ou la capacité^ motifs pris ensemble ou séparément.

lllilS:

Désigné* 1 par la capacité et l'élection :

par

l'élection

aeole :

Désignés

par la capacité de l*r Mérite

Oabliés sur

le tableau et

révélés an

Tote final :

mm:

Le nombre des ouvriers désignés candidats en raison seule des suflFrages obtenus par eux continue son ascension : 26, 48, 58, 67 ; mais la poussée tend à diminuer* L'écart entre les chiffres s'amoindrit d'une année à l'autre :de 26 en 1868 on était monté à 48 en 1869 ; différence 22. L'an d'après le chiffre ne s'élève que de 10, passant de 48 à 58. Et, en 1872, il ne s'élève que de 9(58 + 9=67).

C'était là une constatation encourageante et il fallait aider à l'évolution. Il semble bien que l'institution des

(1) Chap. XIV, p. 385.

primes mensuelles pour les meilleurs travaux en fonderie et ajustage s'exerçât en ce sens; car nous voyons brusquement, en 1872, le chiffre des ouvriers capables appréciés à l'élection préparatoire — chiff*re qui de 66 en

1868 était tombé à 37 en 1869 , à 24 en 1870 — s'élever à 58! Différence en plus 34, Malheureusement nous ne savons pas s'il y eut, et en quel nombre, des ouvriers de premier mérite (lettre A) parmi ces 34.

Quoi qu'il en soit, la faillite du suff'rage, manifeste par les chiff*res précédents , est ici atténuée. Les pri- Ines mensuelles accordées, disait l'affiche, aux ouvriers désignés < par leur bonne manière de travailler » devaient secouer l'indifférence, déterminer certaines bonnes volontés et aussi les indécis à voter pour tels et tels puisqu'il s'agissait de nommer les plus capables. Cette approbation tacite du classement , par la capacité vérifiée^ était précieuse en l'état des choses, aussi s'attachera-t-on, en 1873, à baser sur la seule capacité effective, le classement des candidats ouvriers. Les auteurs d'innovations utiles constitueront un groupe à part; nous verrons ces faits en leur temps.

La proclamation par le suff*rage en 1872 d'un plus grand nombre d'ouvriers désignés déjà par la capacité, se balance, naturellement, par un mouvement en sens contraire dans la colonne des ouvriers promus candidats du chef seul de capacité , sans le concours du suffrage. Jusque-là le nombre de ces délaissés à l'élection préparatoire avait été croissant : 57 en 1868,81 en

1869 , 116 en 1870; le nombre se réduit à 103 en 1872; c'est la contrepartie de l'évolution vers la reconnais*sance des capacités.

D'autre part (nous l'avons vu plus haut), le nombre des ouvriers s'effbrçant de se classer eux-mêmes candidats par le déploiement des capacités allait croissant

d'une année à Tautre. C'était donc bien vers Penregistrement mathématique des capacités de tous ordres qu'il fallait diriger les efforts, afin de faire à chacun sa juste part.

Les 230 candidats, dont nous avons donné l'état , constituaient les 3«, 4« et 5« séries {Fonderie — AJtcstage — Ateliers divers) sur le tableau général des candidats aux mentions honorables à la fête du Travail du 23 juin 1872. Les 1^ et 2' séries comprenaient ensemble 160 personnes. Voici le résumé du tableau :

1" Série Familistère 71 candidats

» Administration générale. 89

» Fonderie 99

> Ajustage 52

> Ateliers divers 77

Oablié au rang des candidats de la i« série..

idem de la 5^ série..

Total 390 candidats

C'étaient (on le sait) exclusivement les travailleurs habitant le Familistère qui prononçaient en dernier ressort sur l'attribution des mentions honorables dans le système dont nous voyons ici la dernière application.

Les chiffres totaux des candidats, d'une part, et des électeurs habitant le Familistère, d'autre part, se présentent comme suit, depuis 1868 :

Candidatsélectears

MktlS

Electeurs

inscrita habitants

du Familistère.

Candidats

employés et ou-

Triers logés on non

an Familistère.

Nous venons de montrer comment, en 1872, les 39Ô candidats se répartissaient en 5 séries. Voici Tétat correspondant pour les 337 électeurs :

!'• Série : Familistère 74 électeurs.

2® » : Administration générale . 66 >

3e » : Fonderie 109 >

4« > : Ajustage 31 >

5« > : Ateliers divers 57 >

Mais on sait (1) que les électeurs des 2", 3% 4** et 5* séries émettaient deux votes : un dans leur série professionnelle; un dans la l^o série, Familistère, c'està-dire dans ce qui avait trait aux services de l'habitation unitaire que tous pouvaient apprécier. Conséquemment, les lauréats de la l^e série obtenaient des chiffres relativement plus forts.

Le registre du Conseil a encore laissé en blanc, en 1872, la place réservée pour l'inscription des chiffres des votants en chaque série. Ces chiffres ne nous ont été donnés que pour la fête célébrée en 1868 (2) et nous avons vu qu'il y avait eu grosso-modo^ en chaque série, un huitième d'abstentions parmi les électeurs.

Résultats généraux du vote.

Candidats en vertu seule du poste occupé par eux.

l'« Série (4 groupes) Familistère. Nombre de

C&uGlQeltS •

Electeurs inscrits : 337. Votants (?)

(l)Ghap. XIII, p. 2:2.

2) Ghap. XII, p. 249.

Obtiennent 1 à 9 voix.- 22 intéressés

> 73 et 92 1 2 »

Ensemble . . • 63 •

N'obtiennent pas de voix ... 8 >

Total 71 • >

égal au chiffre des candidats.

2« Série (4 groupes) Administration générale. Nombre de

candidats :

Electeurs inscrits : 66. Votants (?) 89

Obtiennent 1 voix . 17 intéressés

Ensemble . . 70 >

N'obtiennent pas de voix. .19 •

Total 89 >

égal au chiffre des candidats.

Candidats en Tcrtu et de la capacité et de Tèlection, motifs pris

ensemble ou séparément ;

3« Série (4 groupes) : Fonderie. Nombre de

candidats :

Promus en vertu et de la capacité et de Télectioa. 23

f en vertu de rélectioQ seule 24

» en vertu de la capacité de !•'' mérite ou

en vertu de travaux primés 52

Total 99

Electeurs inscrits : i09. Votants (f)

Obtiennent 1 à 9 voix . . 45 intéressés :» 10 à 23 > 11 >

Ensemble .... 56 >

N'obtiennent pas de voix. . . 43 >

Total 99 >

égal au chiffre des candidats.

4' Série (4 groupes) : Ajustage.

Promus en vertu et de la capacité et de l'élection. .

» en vertu de l'élection seule ,

i en vertu de la capacité de 1er mérite ou

de travaux primés

Total

Electeurs inscrits : 31. Votants (?)

Obtiennent 1 à 9 voix . . 28 intéressées » 11,19,29 > 3 1

Ensemble 31

N'obtiennent pas de voix. . . 21

Total 52

égal au chiffre des candidats.

5* Série (7 groupes) : Ateliers divers.

Promus en vertu et de la capaci/é et de Félection.

» en vertu de l'élection seule

» en vertu de la capacité de 1*' mérite....

Total

Nombre de candidats :

Nombre de candidats :

Electeurs inscrits :57. Votants (?)

Obtiennent I à 9 voix . . 34 intéresés » 10 à 24 > 8 »

Ensemble. ... 42 > N'obtiennent pas de voix. . . 35 >

Total 77 »

égal au chiffre des candidats.

Résumé : Obtiennent des voix au vote final :

En 1" Série 63 candidats sur 71

262 ' 388 Ajouté : 2 ouvriers, CÎ^ 2 non claaséa sur la liate

Soit : 264 candidats sur 390 des candidau «t révélés

au vote final.

Différence: 126.

Les 126 candidats écartés (1) au vote final comprennent :

Employés et gens de nervice du Familistère 27

Ouvriers candidats par capacitif et élection 18

t ■ par élection seule 26

• ■ par capacité del<' mérite ou travaux primée 55

Total lae

En traitant de l'établissement de la liste des candidats aux mentions honorables pour 1872, nous avons

(I) Le dépouillement de certains documents donnerait ici cinq unités de plus (131 au lieu de 126) ; nous avons déjà dit ci-dessus qu'il y eut quelques erreurs dans le relevé porté au registre du conseil : mais les contradictions sont trop minimes pour modifier l'enseignement final.

montré que le nombre des ouvriers s'efforçant de se classer eux-mêmes candidats par le déploiement des capacités, allait croissant d'un essai à Pautre depuis 1869, c'est-à-dire que les faits portaient vers un mode autrement sûr et fécond que celui du recours au suffrage, pour arriver à Torganisation du travail.

Les résultats du vote final pour Pattribution des mentions honorables le jour de la fête, étaient bien de nature à pousser dans la même direction- Voici, en effet, le tableau récapitulatif du sort fait aux ouvriers promus candidats du chef exclusif de capacité de 1" mérite (Lettre A) depuis la première application du système jusque et y comprise celle à Fétude ici.

IKKlES

OuTrierB

candidats par

capacité de

1" mérite

Sans ▼oiz an TOte final

Ecartés des mentions honorables

Proportion grosso-modo

Un cinquième.

Un quart.

Presque la moitié.

Un peu plus de la moitié.

Le tableau se passe de commentaires. Ajoutons que nombre des candidats accueillis par le suffrage n'obtenaient, du reste, qu'un chiffre de voix tout à fait insignifiant. L'établissement des listes de lauréats en témoigne. Descendant jusqu'aux candidats proclamés, en certaines séries, par 5 voix, on avait, en 1868, réparti 1.860 francs entre 108 lauréats; en 1869, il avait fallu descendre jusqu'aux nominations faites par 3 voix pour distribuer 1.905 francs entre 109 lauréats; et l'on était descendu au même chiffre en 1870 pour distribuer 105 mentions honorables, la somme habituellement affectée aux prix étant employée en un banquet. Le

même emploi de la somme se répète en 1872 ; quant au nombre des lauréats, il s'élève à 95 descendant jusqu'aux désignations par 5 voix.

Sollicitées par le nombre croissant des candidats, les voix s'éparpillaient de plus en plus ; aussi le nombre des lauréats va-t-il baissant, du moins depuis 1869 :

A NNÉES Nombre des lauréats

Nombre des candidats

L'insignifiance des désignations à la qualité de lauréats par 3 ou 5 voix devait aider à faire comprendre à tous l'incomparable supériorité du procédé par lequel toute proclamation de mérite sera basée sur une oeuvre effective incontestable.

Reprenons l'état récapitulatif des lauréats déjà fourni (1) pour les années 1868, 1869, 1870; et ajoutonsy les chiffres afférents à 1872, lesquels sur certains points instructifs à relever, s'écartent de l'alignement des années précédentes.

[IJChap. XIV, p. 2SH.

PRIX OU MENTIONS HONORABLES décernés par le vote aux fôtes annuelles du Travail.

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