SYNODES DE LYON, DIE, PEYRAUD, LYON DERECHEF ET MONTÉLIMAR
Les quatre premiers synodes tenus en i56i concordent avec une période de tolérance relative accordée aux protestants de France. Charles IX, monté sur le trône le 5 décembre i56o, et Catherine sa mère s'étaient rapprochés des princes du sang et de l'amiral Coligny après la session des états généraux d'Orléans qui leur avaient révélé le progrès des idées évangéliques. Les protestants en pro-
(1) Aymon, 1. 1, . Sa.
fitèrent pout fonder de nouvelles églises. Ceux du Dauphiné en particulier en créèrent un grand nombre avec le concours des ministres que leur envoya Genève. Rien ne prouve du reste mieux la liberté dont jouissaient les protestants de France à ce moment que la tenue de quatre synodes dans les provinces du Dauphiné et du Lyonnais dans une seule et même année. De ces quatre synodes, le second de Lyon, du 25 novembre i56i, est le seul qui, à notre connaissance, ait laissé quelque trace dans Thistoire. Lacombe, ministre de Romans, le mentionne dans une lettre du 5 mars i562 adressée à Calvin et datée de Montélimar (i).
Quant au synode assemblé dans cette dernière ville, il se réunit après la promulgation du célèbre édit du 1 7 janvier 1 562, qui autorisait les assemblées religieuses de jour en dehors des villes : ce qui explique le refus de La Motte Gondrin de permettre sa tenue à Montélimar même. Le ministre Lacombe parle de ces difficultés suscitées par le lieutenant général dans la lettre que nous venons de citer. Une des particularités intéressantes du synode de Montélimar, c'est qu'il fut présidé par le célèbre Farel : fait resté ignoré jusqu'à ce jour.