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III. — Enseignement moyen. — Enseignement supérieur

— Ecoles industrielles. — Ecoles techniques, etc.

L’Autriche, ayant eu seule le privilège de prendre, dans les salles de l’Exposition, tout l’espace qui lui était nécessaire, est le seul pays qui ait pu donner au classement des objets fournis par elle au XXVP groupe (livres, meubles, tableaux, appareils et collections de toute espèce) un ordre réellement logique en les disposant rigoureusement d’après le degré d’enseignement et d’après le caractère des différents établissements d’instruction auxquels ces objets doivent servir. Il n’en a pas été de même des autres pays exposants. La plupart d’entre eux, limités qu’ils étaient par l’exiguïté de l’espace qui leur a été accordé, ont été obligés de ranger un peu pêle-mêle leur attirail scolaire, élémentaire ou scientifique. D’autres ne sont entrés en lice qu’avec quelques rares objets, dont la majeure partie n’offre qu’une importance secondaire. De manière qu’il est impossible de déterminer quel est le développement donné par chacun d’eux à tel ou tel genre d’enseignement, et de préciser les méthodes employées

dans telle ou telle espèce detablissements d’instruction publique, quoique l’on sache fort bien que, dans plusieurs de ces pays, l’instruction générale est arrivée à un niveau très-élevé. Ainsi, par exemple, les Pays-Bas n’*ont fourni au XXVP groupe que onze numéros. Encore deux de ces numéros consistaient-ils simplement en travaux d’élèves de l’école industrielle d’Amsterdam, deux autres en petits ouvrages frœbéliens exécutés par des enfants de trois à six ans ; deux autres constituaient des fragments de méthodes de dessin ; le septième était une collection de livres élémentaires en langue malaise ; le huitième; le neuvième et le dixième présentaient quelques ouvrages élémentaires en néerlandais. Enfin, le dernier était une brochure contenant le texte de la loi de 1857 sur l’instruction primaire et celui de la loi de 1863 sur l’instruction moyenne, ainsi qu’un exposé statistique des résultats de ces lois depuis leur introduction jusqu’à ce jour. Il est évident que ce peu de renseignements ne suffit point pour donner une idée des méthodes employées ni des programmes détaillés qui sont prescrits à chaque genre d’établissements d’instruction.

Aussi doit-on s’abstenir de porter sur la m.arche et sur le développement de l’instruction moyenne , technique ou ‘supérieure, dans les pays qui ont été représentés d’une manière si incomplète à Vienne, un jugement auquel on pourrait reprocher avec raison d’être téméraire ou hasardé. Pour l’Autriche seule, on peut constater, sinon par l’énorme quantité de ses livres, dont le temps n’a pas permis au jury

de prendre connaissance, an moins par ses nombreuses et riches collections scientinques, qu’elle s’est élevée à la hauteur des contrées les plus avancées de i'Europe.

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