ÉGYPTE
de ses dis, des hauts fonctionnaires du Gouvernement et d’un certain nombre des principaux habitants de la capitale, l’institution, rapidement constituée, ne tarda pas à fonctionner. Aujourd’hui, sept cent cinquante enfants reçoivent gratuitement l’instruction dans ces nouvelles écoles du Caire, de huit heures du matin à cinq heures de l’après-midi. Les adultes, au nombre de douze à quinze cents, y suivent les cours du soir.
ESPAGNE
Malgré l’éloignement et malgré les difficultés que devait lui créer la situation troublée de son pays, le Gouvernement espagnol a voulu faire acte de présence à l’Exposition universelle de Vienne. 11 y a même déployé, avec une certaine profusion , tout ce qu’il a pu recueillir ayant quelque rapport avec l’instruction et rentrant dans le programme, fort élastique d’ailleurs, du XXVP groupe. Quatre cent trente-quatre numéros figurent, dans cette division, au catalogue officiel. Malheureusement la livraison qui concerne ce groupe a paru à la fin du mois de juillet, et le compartiment de l’instruction, dans l’exposition espagnole, n’ayant été entièrement rangé et accessible que bien tard, plusieurs membres du Jury n’ont pu en prendre qu’une inspection sommaire. Toutefois on a tenu compte à ce pays des efforts de son Gouvernement, et les récompenses ne lui ont point été mesurées avec parcimonie : cinq médailles de progrès, vingt et une médailles et trente deux diplômes de mérite lui ont été décernés.
Indépendamment des objets qui se rapportent à l’enseignement primaire, l’Espagne avait produit les mémoires de ses académies, de ses sociétés savantes, parmi lesquelles on remarquait, en première ligne, les Académies de Cadix, de Barcelone et de Séville, le Sénat académique de l’Université de Madrid, l’Association protectrice des artistes, le
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Fomento de las artes , l’Observatoire astronomique et la Sociedad economica de la mêmé ville. La direction de quelques journaux périodiques et celle de grandes publications littéraires, historiques, scientifiques et artistiques avaient envoyé des spécimens de leurs travaux dont le détail occupe une place considérable dans le catalogue. Parmi les productions des auteurs et des éditeurs de livres de classe et autres récemment mises au jour, on peut citer comme particulièrement dignes d’attention : \ Atlas d'Espagne et de ses colonies, de M. Coello ; les photographies de l’île de Cuba, par M. Fernandez Manuel; les ouvrages de géologie deM. Botella; la Topographie espagnole, de M. Carderova y Solano; l’anatomie, de M. Martinez Gil ; les ouvrages sur l’agriculture, de M. A. Olivan; ceux de l’ inspecteur-général des Mines, M. Pennelas Lino, sur la minéralogie. Les méthodes pour l’enseignement de la musique instrumentale et du chant étaient assez nombreuses; le Jury a surtout remarqué : les traités de M. Flores Luguna; la méthode de lecture pour l’harmonie, de M. Lopez A. Almagro; la méthode de piano, de M. Manuel de la Mata; la métliode de chant, de MM. Antonio Romeno et Ruiz Morote; la collection de chants basques, de M. Santerbeau.
Un des membres du Jury, le don Antonio Maria Garcia Blanco, prêtre, protèsseur de langue Hébraïque et doyen de la faculté de philosophie et lettres de l’Université de Madrid, avait eu l’idée d’exposer ses œuvres manuscrites. 11 en avait fait imprimer la liste, qui ne comprend pas
ESPAGNE
moins de 26 numéros ou articles, présentant un résumé de
chacun de ces ouvrages, indiquant jusqu au prix que Fauteur
en demandait, soit que l’acquéreur voulût se contenter de les conserver à l’état de manuscrits, soit qu’il eût l’intention de les éditer et d’en vendre les copies à son profit. Don Garcia Blanco faisant partie du Jury, et ayant même été choisi par ses collègues pour présider la 3® section du XXVI® groupe, il ne pouvait être question de lui décerner une récompense quelconque. C’est dommage, car il y avait, dans l’exposition espagnole de l’instruction publique, fort peu d’articles offrant une pareille importance philologique.
La ville de Barcelone mérite une mention très-honorable pour les sacrifices qu’elle s’est imposés en vue de l’érection d’un édifice destiné à abriter son université littéraire. Quelques détails sur cette institution et sur le palais que la municipalité de Barcelone lui a consacré, ne seront point hors de propos.
L’Université [Estudio general) de la capitale de la Catalogne date du xv® siècle ; elle fut fondée en 1430. L’établissement reçut son développement complet en 1450, par un privilège du roi Alphonse V, confirmé par la bulle du Pape Nicolas V. Elle comprenait, dès lors, les facultés de théologie, de droit canon et civil, de philosophie morale et naturelle , les sept arts libéraux, la médecine et les autres sciences qu’on cultivait alors. Charles-Quint lui octroya de nouveaux privilèges. En 1714, pour la punir de son refus de reconnaître ses droits à la couronne, le roi Philippe V enleva
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à la capitale de la Catalogne son université qu’il transféra provisoirement à Cervera. Ce provisoire dura jusqu’en 1837. La municipalité de Barcelone' commença par créer des chaires de jurisprudence et d’éloquence judiciaire ; C’est seulement en 1842, après la suppression de celle de Cervera, que l’université fut réinstallée dans la ville de Barcelone. En 1859, la construction du nouvel édifice fut décidée et la première pierre posée le 22 octobre 1863. Dès l’année académique 1870-1871, l’Université, installée dans son nouveau palais, comptait 2,386 étudiants inscrits.
Indépendamment des quatre facultés qui constituent ces sortes d’établissements, l’Université de Barcelone possède, dans le même local, une école industrielle, qui comptait, cette même année, 56 élèves ; une école des beaux-arts pour l’enseignement de la peinture, de la sculpture, de la gravure et de l’architecture, comptant cent élèves. L’université proprement dite a 61 chaires, l’école industrielle 14, celle des beaux-arts 17.
La bibliothèque comprend environ 100,000 volumes. La construction de ce palais, dans lequel on trouve des laboratoires et des collections scientifiques, et auquel est annexé un jardin botanique, a coûté 4,753,983 francs.
FRANCE
Le groupe XXVP, au catalogue de l’exposition française, est divisé en vingt-cinq sections embrassant tous les détails de l’enseignement dans les, écoles des trois degrés, primaires, secondaires et supérieures, ainsi que les institutions qui ont pour but le développement intellectuel et moral de toutes les classes de citoyens en dehors des écoles. 11 comprend 778 numéros.
Indépendamment de cette exposition, qui a un caractère général, la ville de Paris en a fait une particulière, dont la liste forme une brochure in- 18 de 143 pages, comprenant 357 numéros ; 29 de ceux-ci se rapportent au XXVP groupe, qui atteint ainsi, pour la France, le chilfre de 807 articles.
Première section. — Exposition du Ministère de l’instruction publique. Documents administratifs, rapports sur les progrès des lettres et des sciences ; rapports sur l’état de l’enseignement spécial primaire à l’étranger, adressés au Ministre par des fonctionnaires français envoyés en mission ; rapport sur la délégation du Ministère à Tours et à Bordeaux pendant la guerre ; statistiques officielles de l’enseignement primaire et des. cours d’adultes; statistique de l’enseignement secondaire et supérieur ; état de l’instruction primaire, d’après les rapports des inspecteurs des académies, en 1866.
Ces documents se complètent par les objets indiqués au
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numéro suivant comme étant exposés par la librairie de Jules Delalain et fils. On y voit figurer : le Recueil des lois et actés de l'instruction publique, les annuaires, les règlements et les programmes universitaires ainsi qu’une collée» tion de circulaires ministérielles.
Viennent, aux cinq numéros suivants, des travaux individuels. M. Paul Dupont expose la collection du Bidletin de l'instruction primaire du département de la Seine; M. Gréard, des notes, des mémoires et des rapports concernant l’instruction primaire dans le département delà Seine, en 1871-1872 ; M. Pichard, le Nouveau code de ï instruction primaire; M. Pinet, un livre sur la législation de cette même branche de l’enseignement où l’on trouve des indications précises touchant la nomination et le traitement des instituteurs français depuis 1789. Enfin M. Pitolet , un Guide légal de l'instruction primaire. On voit que le Gouvernement français n’a rien négligé pour que la situation de l’enseignement dans son pays, sa législation, son organisation, ses résultats fussent mis sous les yeux des visiteurs de l’Exposition universelle de Vienne; seulement, et cette remarque s’applique à toutes les autres nations qui ont suivi la même voie, ces documents sont si nombreux et si volumineux, que les membres du Jury ont pu, tout au plus, en parcourir les titres et ont dû, la plupart du temps, se contenter d’une appréciation d’ensemble, forcés qu’ils étaient de s’en rapporter aux explications verbales du collègue le plus compétent et souvent aussi le plus intéressé.
FRANCE
Le soin que le Département de rinstruction publique a apporté à réunir ces éléments d’appréciation et la sollici» tude qu’il déploie pour la diffusion des lumières, lui ont valu un diplôme d’honneur proposé, à l’unanimité, par le groupe XXVP.
Deuxième section. — Elle se rapporte aux plans d’écoles. Dans les neuf numéros qui la composent, on trouve des modèles de matériel d’école, des plans destinés aux villes, d’autres pour les campagnes.
Troisième section. — L’éducation du premier âge. On y rencontre les crèches et salles d’asile. Les deux numéros compris dans cette section embrassent toutes les parties de cette importante matière : méthodes, appareils, livres et images, gymnastique, musique, récréations, instruments, mobilier, etc., etc.
Quatrième section. — Méthodes de lecture et d’écriture. Elle comprend trente-deux exposants.
Cinquième section. — Livres et appareils d’enseignement en usage dans les écoles primaires; elle ne compte pas moins de cinquante exposants.
Sixième section. — Pédagogie et examens de capacité. Trente et un exposants y figurent. On y rencontre, à côté de Y Addito-soustracteur , des bulletins de l’instruction primaire dans telle ou telle académie , des recueils pour les aspirants et aspirantes au brevet de capacité, des rapports sur l’enseignement primaire des filles, le Moniteur scolaire, des rapports sur les expositions scolaires départementales, sur les musées
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pratiques scolaires pour les leçons de choses, (enseignement intuitif) dans les écoles d’arrondissement; des journaux s’adressant aux instituteurs, des cahiers d’écriture et des traités pédagogiques.
Septième section. — Publications périodiques pour la jeunesse. On est surpris de n’y trouver que six numéros. Il y a d’abord les publications de deux associations : la Société des traités religieux et celle des Écoles du dimanche. La première expose la collection de ses traités, de ses almanachs et des autres écrits quelle édite ; la seconde, le Musée des Enfants. MM. La Hure, Hetzel, Hachette et Fischbacherexposent respectivement \o. Semaine des enfants, le Magasin d'éducation et de récréation, le Journal de la jeunesse et t Ami de la jeunesse et des familles.
Huitième secHon. — Enseignement des arts du dessin. Le nombre des exposants s’élève à 72. On rencontre d’abord les traités spéciaux, les méthodes et les collections de modèles. Il faut placer, en première ligne, les publications de M. Oaillard, professeur à l’école des arts de Toulouse : Exposé de la méthode suivie pour l'enseignement du dessin dans cet établissement, qui s’est acquis une légitime renommée ; le Programme d'un cours de perspective , et, comme confirmation des résultats obtenus, des spécimens des travaux des élèves. MM. les éditeurs Goupil et Morel mettent sous les yeux du public international les excellents travaux de M. Viollet-le-Duc sur l’architecture, les études de dessin classique, extraites des collections les plus célèbres, par
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M. Félix Ravaisson, qui lui-même expose, en son nom, la collection qu’il appelle les Classiques de l'a7't, où figurent les chefs-d’œuvre de différentes époques, reproduites au moyen des procédés les plus nouveaux de la photographie. MM. Hachette, Godehaux, Garnier, Le Béalle et Monrocq se présentent avec des méthodes, des cours et des cahiers de dessin; M. Revoir, architecte des monuments historiques à Nîmes, avec un ouvragé intitulé : ï Architeclure romaine du midi de la France. Les procédés matériels ne sont pas tout à fait oubliés, témoin le Fixalif et fixateur pour les dessins au fusain, par M. Ruyet.
Puis viennent, dans la même section, l’exposition des dessins d’élèves. On y rencontre d’abord les dessins d’art ornemental, fleurs et figures, de onze écoles de Paris. Les autres cours se suivent dans l’ordre ci-après : dix écoles (cours du soir), subventionnées, pour les apprentis et les adultes, exposent des travaux de dessin géométrique, d’architecture et de machines (plans et lavis). Huit autres, de la même catégorie, mais destinées au sexe féminin, des dessins d’art, ornements, fleurs et figures. Puis les cours du soir des écoles subventionnées, pour les jeunes filles et les femmes ; quatorze de ces écoles exposent des dessins d’art, d’ornements, fleurs, figures. Les cours du soir des écoles communales pour les apprentis et les adultes, au nombre de neuf, exposent, comme celles des adultes, des dessins géométriques, des études d’architecture et de machines (plans et lavis). Ainsi, pour la seule ville de Paris,
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l’Exposition universelle de Vienne exhibait les travaux d’élèves appartenant à plus de cinquante écoles de dessin.
La plupart de ces écoles étaient pour moi d’anciennes connaissances dont j’avais eu l’occasion d’étudier l’organisationsurles lieux. Parmi les maîtres tîgurent MM. Lequien, père et fils, Levasseur, et plusieurs autres dont les succès ont attiré l’attention publique depuis les premières Expositions universelles de Londres, et dont l’enseignement se maintient à une hauteur respectable. Je retrouverai ces mêmes institutions lorsque je m’occuperai de l’exposition particulière de Paris.
Neuvième section. — L’enseignement de la musique et du chant. Elle ne comprend que neuf articles. On y remarque les Chants d'école; un journal populaire de musique; des méthodes ; une collection de musique classique à bon marché sous le titre de Bibliothèque universelle du pianiste ; un dictionnaire lyrique de M. P. Larousse; le Panthéon des pianistes et d’autres ouvrages spéciaux, par M. H. Lemoine; ^ un traité d’expression musicale, par M. Mathis Lussy; une méthode d’harmonie et la notation des chants traditionnels du judaïsme, par M. Alphonse de Villers.
Dixième section. — Agriculture et sciences usuelles. Elle comprend 18 numéros. On y rencontre des publications périodiques, des manuels populaires, des livres de lecture, des collections se rapportant à la faune de diverses contrées, et des préparations microscopiques et anatomiques ; des tableaux de produits naturels, classés méthodiquement
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pour l’enseignement dans les écoles de commerce; des albums d’instruments aratoires, un traité sur les céramiques de la Grèce propre; le Cours cC agriculture pratique, par M. Isabeau ; le Livre de la ferme; des entretiens sur l’hygiène et la botanique ; un cours de comptabilité agricole ; des dessins pour l’enseignement agricole; un travail de M. Pinet sur l’enseignement primaire en présence de l’enquête agricole; enfin, des ouvrages sur la sylviculture et la botanique forestière.
Onzième section. — Travaux exécutés par les élèves des écoles normales. Vingt-neuf écoles normales pour instituteurs, quatre pour institutrices, un cours normal pour instituteurs, quatre cours normaux pour institutrices ont fourni leur contingent à cette partie de l’exhibition, où figure aussi l’école normale spéciale de Cluny.
Les objets exposés* dans cette section consistent en travaux scolaires et travaux graphiques, albums de dessin et d’écriture, herbiers, devoirs d’élèves, programmes d’enseignement, cartes orographiques et géographiques, ouvrages à l’aiguille.’ (L’école normale de Mirecourt, Vosges, expose une méthode d’écriture faite par les élèves). On rencontre encore dans cette section des observations météorologiques, des modelages , des plans d’école , des photographies et documents divers sur l’installation des différents services d’un de ces établissements (à Chartres, Eure-et-Loire) , des cahiers d’arithmétique.
Douzième section. — Exhibition du même genre pour
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les écoles primaires ; elle comprend 125 numéros. On y distingue environ cent écoles communales, dont douze pour les filles; dix-neuf écoles sont dirigées par des instituteurs ou des institutrices appartenant à des congrégations religieuses. Il y a, en outre, quinze écoles religieuses non communales, dont cinq pour les filles, plus quatre ^écoles primaires supérieures. Enfin, on a classé dans cette section les institutions ayant pour objet renseignement des sourdsmuets et des aveugles. Deux articles seulement se rapportent à cette catégorie, dont l’examen a été attribué à des experts pris en dehors du Jury et dont les rapports n’ont point été communiqués en séance du groupe.
Treizième SECTION. — Travaux de femmes. Quoique l’on ait placé dans les deux sections qui précèdent des travaux à l’aiguille de quelques écoles primaires, on a consacré la 13*^ section à ce genre de travaux exécutés dans les écoles primaires de filles. Trente-cinq de ces écoles, ouvroirs et autres institutions y figurent : on y trouve aussi, réunis dans deux albums, des spécimens de ces mêmes travaux provenant de quarante-neuf localités différentes. Des éditeurs, MM. Cabin, successeurs de Sajou, et M^^® Hirtz (Hetzel éditeur), y ont joint des dessins variés pour ouvrages de dames, des albums méthodiques pour l’enseignement général des ouvrages de tapisserie à l’aiguille, et une méthode de coupe de confection pour vêtements de femmes et d’enfants. L’appréciation de ces divers objets avait été réservée à un jury de dames.
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Quatorzième section. — Les bibliothèques populaires et les Sociétés pour les orphelins, les enfants abandonnés et les apprentis. On y compte quinze orphelinats, asiles et autres œuvres du même genre ; des rapports sur. les caisses des écoles; le compte-rendu général des œuvres surveillées par le consistoire israélite de Paris; onze sociétés ayant pour objet l’amélioration et l’enseignement des classes pauvres, parmi lesquelles on doit signaler la Société Franklin, la Société de protection des apprentis et des enfants employés dans les manufactures , et la Société des publications populaires dont M. le comte de Melun est président. Quelques éditeurs y figurent aussi : M. Bellaire, pour sa collection de bons livres intitulée : Bibliothèque Franklin, et Paul Dupont, pour \d^ Bibliothèque des campagnes, la Bibliothèque municipale, la Bibliothèque scolaire. Deux industriels, M"”® Cohadon, brunisseuse, et M. J. Hayem, ont exposé, l’une, des documents relatifs à l’instruction des apprentis dans ses ateliers, l’autre, des devoirs faits par des apprentis dans les écoles de manufacture. On ne doit point oublier la Ligue de ï enseignement , présidée par M. Taylor, — l’annuaire de cette association fait partie de l’exposition, — ni l’école professionnelle pour les jeunes -filles Israélites, fondation de M. Bischoffsheim, à Paris, place de l’Arsenal.
Quinzième section. — Travaux exécutés par les élèves des cours d’adultes des écoles professionnelles et commerciales. Vingt-cinq établissements, dont six appartiennent à
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la ville de Paris, ont fourni leur contingent. Quatre sections sont consacrées à l’enseignement secondaire.
Seizième section. — Entièrement occupée par les publications de neuf auteurs et éditeurs, parmi lesquels figurent M. Larousse, pour son grand Dictionnaire universel du XIX^ siècle, et le libraire Hachette , avec sa collection de livres répondant aux programmes officiels^ et sa collection de modèles ^en relief pour l’enseignement de la mécanique et de la géométrie descriptive.
Dix-septième section. — Ouvrages traitant de l’enseignement secondaire des filles. On j rencontre, à côté des programmes des cours donnés à la Sorbonne, des publications périodiques s’occupant des mêmes matières , des programmes de cours normaux et des devoirs exécutés dans quelques-unes de ces institutions.
Dix-huitième section. — Livres et méthodes se rapportant à l’enseignement secondaire classique. Dix maisons de librairie font les frais de cette partie de l’exhibition.
Dix-neuvième section. — Travaux d’élèves de collèges et de lycées. Ces travaux consistent en cahiers d’honneur dans lesquels sont transcrits les meilleurs devoirs de la classe ; on y voit aussi des journaux, manuscrits , sorte de chronique scolaire, des dessins, des cartes géographiques, des programmes de cours d’études, des cahiers d’écriture, des épures de géométrie descriptive.
Vingtième section. — Publications relatives aux examens et aux grades universitaires, exposées par leurs édi-
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teurs. Ce sont: \e. Manuel du baccalauréat ès-lHtres et èssciences deDelalain, les Recueils de compositions pour le baccalauréat et la licence, le Memento des deux baccalauy'éats de la maison Hachette, les sujets et développements de compositions latines et françaises donnés dans les Facultés pour les deux baccalauréats et la licence ès-lettres, rassemblés par A. Leroy, et enhn le résumé des connaissances exigées par les programmes officiels pour le baccalauréat ès-sciences, de M. G. Masson.
L’Académie (1) de Iffiris expose, dans la même section, le texte des sujets donnés, aux sessions de 1870 à 1873, pour le concours de l’agrégation des lycées.
Ces diverses publications peuvent avoir pour effet de faciliter à un grand nombre de récipiendaires l’acquisition du grade de bachelier; on peut douter qu’elles soient d’une grande utilité pour le progrès des lettres et des sciences. Elles ne donnent point d’ailleurs une idée trop avantageuse de la situation des études classiques en France.
Yinot et unième section. — Enseignement supérieur dans les Facultés et dans les hautes écoles spéciales tant de Paris que du reste de la France. — On y retrouve les - textes des sujets donnés aux sessions d’examen de 1870-1873 pour le baccalauréat ès-lettres, pour la licence et pour le concours de l’agrégation des lycées et, en plus, les programmes des cours et les thèses de doctorat
(i) Le mot est pris ici clans l’acception, non de socidtë savante, mais de circonscription administrative.
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des cinq Facultés distribuées dans les villes ci-aprés :
Facultés des lettres à Douai, Moulins et Paris;
Facultés des sciences à Besançon, Lyon, Montpellier, Nancy, Paris et Toulouse;
Facultés de droit àAix, Caen, Dijon, Douai, Grenoble, Nancy, Paris, Poitiers, Rennes et Toulouse;
Facidtés de médecine à Montpellier et Paris ;
Facidtês de théologie àAix, Lyon et Paris.
Écoles supérieures de pharmacie à Montpellier et Paris.
Viennent encore les autres institutions d’enseignement supérieur :
Muséum déhistoire naturelle, Collège de France, Ecole des chartes, École des langues orientales vivantes, École libre des sciences politicpues^ Ecole normale supérieure, Ecole pra^ tique des hautes études, École spéciale libre d'architecture, École d'Athènes.
A l’égard de ces institutions, on expose les règlements, les programmes, les rapports, jusqu’aux catalogues de leurs bibliothèques spéciales, et les publications auxquelles leur organisation a donné lieu. Pour l’Ecole d’Athènes : la collection du Bulletin que publie cette institution, ainsi que les rapports faits à l’Académie des inscriptions et belles-lettres par la commission de cette école.
Cette institution intéresse particulièrement notre pays. A l’époque de sa fondation, le Gouvernement de la Belgique s’adressa à celui du roi Louis-Philippe à l’effet d’obtenir
FRANCK
l’admission' de quelques jeunes philologues belges à l’École d’Athènes. Ayant pris une part active, en qualité de directeur de l’instruction publique, aux négociations qui eurent lieu à ce propos, l’auteur du présent travail est à même d’indiquer les bases de rarrangement projeté.
Au mois d’avril 1847, M. le comte de Theux, Ministre de l’intérieur, l’envoya à Paris et le mit en, rapport avec S. Exc. M. le comte de Salvandy, grand maître de l’Université de France. Voici le résumé de la négociation :
A la première demande formulée parM. le prince de Ligne, ambassadeur de S. M. le Roi des Belges, S.Exc.M. de Salvandy avait accédé au vœu exprimé par le Gouvernement belge. Dans une conférence qui eut lieu le 13 avril 1847, les préliminaires suivants furent arrêtés. Ils ont été formulés par écrit et signés le lendemain :
« P Le Ministre n’a pas cru, jusqu’à présent, devoir régler d’une manière très-précise l’ordre des travaux des membres de l’École d’Athènes; il a voulu laisser l’institution se développer avec une certaine liberté, s’en rapportant, pour les détails, à la sagacité et à l’expérience du Ministre de France à Athènes, S. Exc. M. Piscatori, lequel exerce la surintendance sur l’École ;
« 2® Les membres français de l’École d’Athènes, au nombre de huit, non compris le directeur, sont placés sous les ordres du Ministre français ; ils doivent se tenir à la disposition du Gouvernement grec pour les services que celui-ci pourrait réclamer d’eux par l’intermédiaire de la Légation;
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3® Les mem)3res de l'École d’Atliènes sont toii§ des professeurs de rUniversité de France, jeunes encore, mais pourvus des grades exigés pour occuper les classes supérieures dans les collèges royaux. Ils conservent, pendant leur séjour en Grèce, la position qu’ils occupaient au moment de leur départ ; ils pourront la reprendre à leur retour en France. Ils ont reçu, pour leurs frais de route, une somme de six cents francs chacun, et le Ministre leur a imposé l’obligation de passer par l’Italie, de visiter Florence, Rome et Naples. Un traitement de trois mille francs leur est assuré pendant les deux années de leur séjour à l’étranger;
4'' Le Gouvernement français a pris à loyer une maison où sont logés le directeur et les membres de l’École d’Athènes. Des arrangements ont été arrêtés avec un traiteur pour qu’une table commune leur soit servie à un prix raisonnable et à leurs frais ;
^ 5*^ Indépendamment du traitement du directeur, de la formation et de l’entretien de la bibliothèque et des collections, les dépenses de la maison pour le loyer et le service journalier pourront s’élever à mille francs par mois ;
^ G” Le Ministre français à Athènes a reçu de son Gouvernement le pouvoir de renvoyer en France tout membre de l’Ecole dont la présence pourrait être un obstacle au succès de rinstitution ou à l’harmonie qui règne entre les deux Etats ;
- S. Exc. le Ministre de l’instruction publique est disposé à admettre, comme membres de l’École d’Athènes,
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loi
deux Belges réunissant des conditions scientifiques analogues à celles qui ont été exigées des membres français et qui seraient soumis au même régime que ces derniers. Toutefois, il s’établirait des relations officielles entre le Ministre français et le chargé d’affaires de Belgique à Athènes pour tous les actes relatifs aux membres belges ;
^ 8"" Si un membre belge de l’École donne lieu à l’applicalion du droit de renvoi attribué au Ministre de France, le délinquant sera remis à la disposition du chargé d’affaires de Belgique ;
9^" Les frais d’entretien de l’École, évalués, comme il est dit plus haut, à mille francs par mois, seront partagés entre le Gouvernement français et le Gouvernement belge, sur le pied de quatre cinquièmes pour la France et d’un cinquième pour la Belgique. S’il n’y avait qu’un membre belge, la part contributive de la Belgique serait d’un neuvième.
w Le gouvernement français conserve à sa charge le traitement du directeur, les frais de la formation et de l’entretien des collections, dont il se réserve également la propriété exclusive. La liquidation se fera sur la production des notes de dépenses ;
« lO"" Les modifications à apporter à rinstitution de l’École d’Athènes, l’admission de membres appartenant à d’autres nations, ne seront arrêtées par le Gouvernement français qu’après une information préalable donnée au Gouvernement belge. »
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La révolution de février 1848 a empéché rpi’il fût donné suite à ce projet. Toutefois, quelque temps avant cet événement, M. le I)'’ Jules Tarlier avait été désigné par le Gouvernement belge pour aller à l’École française d’Athènes; mais on dut revenir sur cette décision. Un autre docteur belge, M. Wagener, professeur à l’Université de Gand, a fait un voyage scientifique en Grèce, dans FAsie-Mineure et en Egypte, mais il en a supporté presque tous les. frais, puisqu’il n’a reçu du* Gouvernement qu’une subvention de mille francs.
N’oublions pas Y Inspection générale des stations météorologiques de France, qui expose' la série des instruments météorologiques à F usage des observatoires départementaux (baromètre Tonnelot, thermomètre Walferdin et Rutherfori, psychromètre d’August, thermomètre à pinceau Janssen, atmismomètre Fiche, pluviomètre décuplateur construit par M. Baudin, thermomètre de Fronde, ozonomètre.)
La plupart de ces objets put été appréciés par. des experts. Ils auraient aussi légitimement figuré dans le XIV® groupe (instruments de précision, etc.).
Vingt-deuxième et vingt-troisième sections. — Ihiblications ayant pour objet Fenseignement supérieur, (les livres dans la 22®, les publications périodiques dans la 23®.) Le premier article comprend les publications faites sous les auspices du Ministère de l’instruction publicpie et ne renseigne que les volumes parus depuis 1867. Quelques éditeurs viennent ensuite, donnant un spécimen de leurs catalogues
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particuliers : Baillière, des ouvrages de science ; Durant, de la spécialité du droit. Hachette y joint une notice de 62 pages in-S'", rendant compte des ouvrages, achevés ou en cours de publication, de son importante maison.
Vingt-quatrième section. — Sociétés savantes. — Elles sont au nombre de 101 et sont représentées par leurs annales, annuaires, bulletins, comptes-rendus, journaux, mémoires, précis analytiques, revues, recueils et répertoires des travaux des dernières années, etc., etc. Dix-sept de ces associations portent la dénomination d’ Académie; elles ont leur siège dans les villes d’Orléans, Nancy, Moutiers, Marseille, Grenoble, Dijon, Clermont-Ferrand, Chambéry, Caen, Besançon, Amiens, Aix, Reims, Rouen, Toulouse; celle-ci en a trois, savoir : l’Académie des jeux tioraux, l’Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres et l’Académie de législation. Dans cette longue liste ne figure aucune des classes de l’Institut de France. Mais on y a compris les travaux de l’administration des Archives nationales de Paris. Cette institution expose les publications qu’elle a faites dans ces derniers temps, ce qui forme sept articles.
Les travaux des sociétés savantes ayant été rassemblés par les soins du Ministère de l’instruction publique, la liste en doit être complète, en ce qui concerne les départements, puisque ces sortes d’associations ont besoin d’une autorisation pour exister.
Vingt-sixième et dernière section. — Sociétés ouvrières, coopératives, etc. Onze sociétés et dix particuliers exposent
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dans cette section: les premières, leurs statuts et règlements, les mémoires et rapports sur leurs opérations; les autres, des ouvrages théoriques ou pratiques se rapportant à la même spécialité. On remarque, en première ligne, Y Association polytechnique pour ^instruction gratuite des ouvriers de Paris. Elle expose le tableau des cours et des conférences, les statuts organiques et ses rapports. La Société d'assistance paternelle des enfants employés dans ïindusty'ie des fleurs et des plumes \ la Société nationale d' encouragement au bien, sous la présidence de M. Elle de Beaumont, et la Société de patronage des prisonniers libérés protestants. Cet objet rentrant plus Spécialement dans les attributions de mon honorable collègue, M. Léon d’Andrimont, il lui appartient de donner son appréciation sur le mérite des institutions et des publications qui figurent dans cette section : je me contenterai donc d’en avoir fait le dénombrement.
Exposition particulière de la ville de Paris.
Cette exhibition avait une très-grande importance ; la partie qui rentrait dans le cadre du XXVP groupe mérite detre signalée. 11 y avait d’abord le service des travaux historiques. Ce service comprend quatorze articles, qui sont comme le sommaire du catalogue de la collection réunie par les soins de M. Tisserand, chef du bureau des travaux historiques, auteur de l’introduction du plan de la collection, ainsi que de l’exposé des précédents historiques formant
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ensemble un volume. Ce même écrivain y avait ajouté un volume publié par lui avec la collaboration de M . Le Roux de Lincy : Paris et ses historiens aux XIV® et XV® siècles ; M. Belg’rand, membre de rinstitut, 3 volumes : Description du bassin parisien aux âges anté-historiques \ M. Vacquez, architecte, la Restitution du Paris galloromain en trois feuilles, reproduisant rampliithéâtre de la rue Monge, le grand édifice de la rue Soufiiot, et les autres découvertes sous la rue Gay-Lussac ; M. Berty, architecte, la Topographie historique du Vieux Paris, plus un plan parcellaire restitué. Un autre architecte, ]\I. Legrand, avait exposé un plan de Paris en 1380, restitué d’après des documents authentiques, accompagné d’une légende explicative; M. Franklin, de la BibliothèqueMazarine, les trois volumes qu’il a fait paraître sur les anciennes bibliothèques de la capitale de la France; M. Léopold Delisle, un volume sur le cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale. M. Tisserand avait aussi fourni, dans cette* catégorie de travaux, un volume sur la première bibliothèque de l’iiôtel de ville.
On trouvait encorn dans cetie exhibition les plans de Paris dits de la Tapisserie ( \oPi) l) et de Quesnel (1609) en reproduction photographique; enfin, des photographies exécutées dans le cours des travaux de fouilles. — Fragments d’édifices gallo-romains, etc.
La section scolaire de cette exhibition particulière de la ville de Paris olfre un grand intérêt. On y trouve, en
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premier lieu, des modèles de bâtiments, d’installation et de mobiliers d’écoles réduits au dixième et exécutés en bois.
Sous le n'’ 340 figaire un modèle, réduit aussi au dixiéme, des magasins du mobilier scolaire, du matériel d’enseignement et des fournitures de classe destinées à pourvoir aux besoins de toutes les écoles municipales. Les dispositions très-ingénieuses de ce vaste entrepôt permettent de placer avec ordre et méthode l’intinie variété des objets en usage dans les écoles, depuis la salle d’asile et le jardin d’enfants, jusqu’aux cours de dessin pour les adultes. La vue de ce magasin donne une grande idée de l’importance de ce service dans la ville de Paris. Un modèle du même genre, reproduit, toujours au dixième, une classe de dessin et ses dépendances avec son mobilier : c’est celle récemment éta- ' blie rue des Petits-LIôtels pour l’école placée sous l’habile direction de M. Lequien tils.
Un album de plans photographiés, aux cinq millièmes, reproduit les écoles communales construites de 1860 à 1873. Un autre album donne des vues photographiques prises dans les écoles et les salles d’asile.
Viennent ensuite les plans des collèges municipaux, et des écoles supérieures municipales construits en dernier lieu. Ce sont les collèges Rollin et Chaptal, les écoles Turgot et Colbert.
Une bibliothèque scolaire (modèle) contient des spécimens des livres qui sont destinés à être donnés en prix aux
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élèves, de ceux qui formeni la bibliothèque d’une école et des classiques proprement dits, enfin les registres de classe et les règlements d’étude.
L’enseignement du dessin dans la ville de Paris est depuis longtemps l’objet de la sollicitude de l’administration municipale, qui a compris toute l’importance de cette étude au point de vue de l’intérêt des industries de luxe qui font en partie la richesse de la capitale de la France. Indépendamment de l’école des beaux-arts, qui est dans les attributions exclusives du Gouvernement, Paris possède une foule d’institutions municipales ayant pour but la propagation des connaissances relatives aux arts graphiques et plastiques et à la pratique du dessin et du modelage. Les cours du soir des écoles communales pour les apprentis et les adultes, où l’on enseigne le dessin d’art ornemental, fleurs, fruits, figures, sont au nombre de vingt et un. Le dessin géométrique (architecture et machines) s’enseigne le soir, dans sept écoles.
. Les écoles libres subventionnées, ayant la même destination, sont au nombre de cinq pour le dessin d’art et de trois pour le dessin géométrique. Il faut y joindre les écoles du jour, pour les jeunes filles et les femmes, au nombre de seize: dessin d’art et dessin industriel.
Une mention toute particulière doit être faite ici de l’enseignement du dessin qui est donné par les Frères des écoles chrétiennes. Cet institut dirige, en France, plus de 1,800 écoles privées ou publiques et donne ses soins à plus
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de 300,000 élèves. 11 serait à désirer que toutes nos écoles primaires pussent imiter, en ce qui concerne l’enseignement du dessin, l’exemple des écoles des Frères. On y consacre à cet enseignement trois heures par semaine dans les écoles communales et cinq heures dans les pensionnats placés sous la direction de l’institut.
Les produits scolaires exposés à Vienne par les Frères, pour cette spécialité, pouvaient être divisés en deux catégories :
F Les méthodes d’enseignement et les modèles à l’usage tant du maître que des élèves ;
Quelques spécimens des travaux de ces derniers.
Parmi les premiers, on pouvait remarquer une série de six cahiers intitulée : Enseignement populaire du dessin d ornement, par le Frère Victor, ainsi que le Cours de dessin d'ornement en trois parties, composé par le Frère Athanase, édité par M. Delarue.
•Autant que possible, on ramène dans ces écoles l’enseignement du dessin, du moins pour les premiers principes, à la méthode simultanée. La plupart des élèves d’une classe copient le même modèle. Le professeur donne les explications en traçant lui-méme, au moyen de la craie blanche, SLir'le tableau noir, l’objet que les éleves doivent, àleurtour, reproduire. A en juger par les dessins exposés des éleves, on serait en droit de reprocher à cet enseignement de n’avoir pas encore assez résolument secoué le joug des anciennes habitudes qui ont aussi trop longtemps régné dans nos
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académies. Les élèves perdent trop de temps à la copie servile de modèles gravés, qui ne sont pas toujours choisis avec goût et discernement. Celte obervation s’applique surtout aux écoles des départements; quant à celles de Paris, elles sont dan-s une meilleure voie, et rendent des services à l’industrie, comme les écoles municipales laïques.
Au nombre des documents destinés à faire apprécier la situation de rinstruction en France, il n’en est pas de plus significatif et de plus concluant que le livre de M. Gréard, inspecteur général de l’instruction publique, intitulé : L'instruction primaire à Paris et dans le département de la Seine (1871-1873). Cet honorable fonctionnaire faisait partie du Jury international ; il ne pouvait donc être question pour lui de récompense. Je ne puis m’empêcher de signaler ici son travail, qui m’a été d’un grand secours pour mes propres appréciations de la partie fi*ançaise de l’Exposition universelle.
Ce volume débute par une note adressée au préfet de la Seine, M. Léon Say, et approuvée par ce haut fonctionnaire, sur les besoins de l’intruction primaire, tant supérieure qu’inférieure dans la ville de Paris, en vue de la préparation du budget municipal de 1872. Le chiffre du budget précédent s’élevait à fr. 6,612,878-86. L’augmentation demandée et dont l’urgence est démontrée par l’inspecteur général ne s’élève pas à moins de 1,200,000 francs.
Une note du meme genre fait connaître les besoins des communes formant le reste du département de la Seine. Aux