SCÈNE III
Les précédents, L'INFANTE DON A URRAQUE, LE PRINCE DON SANGHE, et leur suite.
DONA URRAQUE
Approche, frère, et protège ton gouverneur.
SA>XHE.
Ainsi feraHe!
LE ROI
Infante, consolez Chimène; et vous, Diegue, soyez prisonnier.
SANCHE
Si mon pore le trouve bon, nous serons prisonniers tous les deux. Que Votre Majesté indique la forteresse, mais elle aura pitié de ses cheveux blancs.
DiEGUE, avec reconnaissance.
Altesse!..,
LE ROI
Je dois punir, le délit est grand.
SANCHE
Seigneur! il a obéi à l'exigence de son honneur, et c'est moi qui vous supplie...
LE ROI
Tuer le comte presque sous mes yeux, c'est me trahir.
DON A URRAQUE
Le comte chercha l'occasion.
LE ROI
On la devait éviter.
SANCHE
IMisque tu me l'as donné pour gouverneur, montre que tu le préfères à tous. Pour occuper cette charge, il faut être honoré; Mon gouverneur ne saurait aller en prison, moi vivant.
PERANZULEZ.
Ordonne qu'on l'arrête.
SANCHE
Cela ne sera pas si je m'y oppose.
LE ROI
DonSanche?.,.
A l'histoire du Cil). 69
CHIMÈKE.
Mon âme m'abandonne.
ARIAS
Qaelle fierté admirable!
SANCHE
Périsse la Castille avant qu'il soit enfermé !
LE Roi^ à don Sanche, Vous Tarrêterez vous-même et lui choisirez sa prison.
DIEGUE
Que puis-je espérer de mieux ?
SAMCHE.
Si on me le confie, je consens à être son geôlier. Chimène continuera à demander justice.
CHIMÉNE.
Je ne poursuivrai le meurtrier qu'avec plus d'ardeur.
SANCHE
Qu'il en soit ainsi.
LE ROIr
Al la bonne heure!
cHiMÈNE, à part.
Rodrigue, c'est ta faute et non la mienne si je te poursuis.
DONA URRAQUE, à part, regardant Chimène. Plus tu le poursuivras, plus j'espère le protéger.
SANCHE, à demi-voix» à Diegue.
Puisque je suis ton maître et gardien, sois tranquille.
DIEGUE
Que le ciel vous conserve mille années.
70 DOGuirfirTs rclàtifs