‹ Documents relatifs au développement du commerce entre les États-Unis et le Canada y compris la colonie de Terreneuve [sic] 1891 [microforme]Chapitre 7 sur 31 · NT · texte numérisé non relu

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Sir Terence O'Brien à lord Knutsford. } . Regçue le 20 mars 1890. :

. HÔTEL DU GOUVERNEMENT, d SAINT-JEAN, TERRENEUVE, 28 février 1890. T MiLORD,—J'ai l'honneur de vous transmettre copie d’une minute du conseil du , 27 du courant, alors qu'un message télégraphique de Son Excellence is gouverneur- | général du Canada et ma réponse à ce message ont été pris en considération. = 2. Votre Seigneurie observera que mes ministres sont hautement d'opinion que, F comme n°8 intérêts ne sont je identiques et que nous n'avons pas à débattre avec l les Etats-Unis de questions brûlantes comme celles qui existent entre ce pays et le S Canada, il est plus vraisemblable que nous obtiendrions de meilleurs avantages réci- : proques pour nos pêcheries en négociant directement avec les Etats-Unis que si nous s

étions compris avec le Canada dans ces arrangements. 3. Par un rapport daté du 9 décembre 1884, fait par le secrétaire colonial d’alors, l'honorable M. E, P. Shea, il appert que cette affaire a déjà été portée à la connais- Le sance du gouvernement impérial et qu'on avait à cette époque grand espoir de la voir favorablement accueillie. Elle fut cependant ajournée jusqu'après l'élection résidentielle, alors que la mission du Très-honorable J. Chamberlain survenant, LEP REES so trouva comprise avec le Canada dans le modus vivendi nécessité par le mauvais succès de ces négociations.

4 Comme j'ai lieu de croire que les Etats n'objecteraient pas à traiter directement avec nous, et nous accorderaient de bien meilleures conditions que celles que

nous aVOns à présent, je donne pleinement mon adhésion aux propositions de mon du gouvernement, et je demande instamment que Votre Seigneurie les pèse favorable- su ment, vi J'ai, etc., po T, O’BRIEN, lieutenant-colonel, No Le Très-honorable lord KNursrorp, G.C, M. G., (rouverneur. ; etc., ete., etc. tal en [Pièce incluse dans la dépêche n° 1.] EXTRAIT des minutes du conseil du 27 février 1890, É Son Excellence le gouverneur ayant porté à la connaissance du conseil le télégramme suivant qu’elle a reçu du gouverneur général du Canada le 22 du courant, savoir : ‘“ Mes ministres désireraient avoir l'opinion de votre gouvernement sur la question de prolonger l'opération du modus vivendi pour une autre année ou pour plus longtemps,” il est résolu qu’il soit fait réponse que “ la question de la boitte est sous la considération de mon gouvernement. Jusqu'à ce qu'il ait pris une décision, il ne peut être donné de réponse,” et que comme les intérêts de cette colonie ne sont pas identiques à ceux du Canada, il soit adressé de fortes représentations à cet effet den au gouvernement impérial, afin qu’il soit entamé des négociations avec le gouverne- voti ment des Etats-Unis pour en venir à ur arrangement séparé par rapport à cette séps colonie en ce qui touche aux questions de pêche et aux relations commerciales. rela cett heu:

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cette question sera considérée par le œouv heureux d’avoir l'occasion de discuter cett Souvernement à son arrivée dans ce pays.

Sir TERENCE O'BRIEN.

Le ministère des colonies au ministère des affaires étrangères.

DOWNING SrREET, 2 avril 1890.

Monsieur, —Je suis chargé par lord Knutsford de vous transmettre, pour être remise au marquis de Salisbury, copie d’une dépêche (n° 2) du gouverneur de Terreneuve, incluant une minute du conseil qui exprime le désir du gouvernement de cette colonie que des négociations soient entamées pour en venir à un arrangement séparé par rapport à cette colonie en ce qui touche aux questions de pêche et aux relations commerciales avec les Etats-Unis,

Lord Knutsford propose maintenant, avec l’‘Ahésion de lor ser simplement réception de cette dépêche, de promettre que le sujet sera considéré par le gouvernement de Sa Majesté, et d’ajourner toute autre réponse Jusqu'à ce que l'excitation qui règne actuellement dans la colonie à propos de la question française de la pêche du homard se soit un peu apaisée, ou jusqu’à ce que le gouvernement de Sa Majesté puisse discuter l'affaire personnellement avec le premier ministre du gouvernement colonial à son arrivée dans ce pays.

Je suis, etc.

d Salisbury, d'accu-

JOHN BRAMSTON,

Le sous-secrétaire d'Etat, Ministère des affaires étrangères,

Ne3 Le ministère des affaires étrangères au ministère des colonies.

MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, 10 avril 1890. MONSIEUR, —J'ai mis sous les Yeux du marquis de Salisbury votre lettre du 2 du courant (n° 2), transmettant copie de la dépêche de sir T. O’Brien du 28 février sur les vues du gouvernement de Terreneuve au sujet de l'opération du modus vivendi, temporairement établi par le protocole signé à Washington le 15 février 1888,

pour la réglementation des pêcheries sur la côte de l'Atlantique dans l'Amérique du

Nord, En HRODRe: je suis chargé par Sa Seignerie de vous demander de dire au secrétaire lord Knutsford qu’elle donne son adhésion à l'attitude qu'il propose de prendre en cette affaire dans les circonstances actuelles, Je suis, etc.,

P. W. CURRIE, Le sous-secrétaire d’Etut,

Ministère des colonies.

Lord Knutsford à sir Terence O'Brien,.

DowNING SrReer, 12 avril 1890.

eption de votre dépêche du 28 février minute du conseil exprimant le désir de négociations pour en veniràäun arrangement

questions de pêche et aux

MONSIEUR, —J'ai l'honneur d'accuser réc dernier (n° 1), transmettant copie d’une votre gouvernement qu'il soit entamé des

Dans les circonstances actuelles, je ne puis faire plus que de vous assurer que

ernement de Sa Majesté, mais je serai e affaire avec le premier ministre de votre

J'ai, etc.

KNUTSFORD.

Sir W. V. Whiteway au ministère des colonies. Hôrer MérRopoze, Lonpres, 12 juillet 1890,

CHER LORD KNursroRD,—Conformément à votre demande, j'ai l'honneur de vous transmettre yn mémoire que M. Harvey est d'accord avec moi à considérer comme résumant ce que nous suggérons au sujet de la question des Etats-Unis,

Nous le soumettons en conséquence à votre examen.

Je suis, etc., = :

W. V. WHITEWAY.

Le Très-honorable lord KNursrorp.

(Piece incluse dans le mémoire n° 5.) MÉuoiRe au sujet des Etats-Unis.

Les navires américains auront le privilège d'acheter de la boitte en tout temps et en même quantité que les navires de Terreneuve, et auront tous les privilèges de relâcher et de commercer, de vendre du poisson, de l'huile, ete., et de se procurer des approvisionnements sans payer d’autres impositions que les droits de phare, de havre et de douane qui sont prélevés sur les navires de Terreneuve employés aux mêmes fins,

Les navires américains qui se procureront de la boitte à Terreneuve fourniront des cautionnements semblables à ceux donnés parles navires de Terreneuve, et seront sujets aux mêmes pénalités; des dispositions seront prises pour la mise à effet des pénalités sur le territoire des Etats-Unis,

En retour, les Etats-Unis admettront en franchise la morue, l’huile de morue, l’huile de phoque, le hareng, le saumon, ete., de Terreneuve, provenant des pêcheries de Terreneuve,

12 juillet 1890.

N6, Sir W, Whiteway au ministère des colonies.

MÉMOIRE sur le développement des ressources de Terreneuve, et sur la garantie par le gouvernement de Sa Majesté d'un emprunt pour cet objet à contracter par le gouvernement de la colonie.

On trouvera ci-joint le Manuel de Terreneuve, dans lequel il est traité des ressources agricoles, minières et forestières de la colonie,

Il a déjà été construit environ 120 milles de chemins de fer, et il a été fait un contrat pour la construction d'à peu près 270 milles de plus, lesquels, avec environ 150 milles additionnels, ouvriraient les terres dont il est question dans le Manuel. Les pêcheries de Terreneuve, quoiqu'elles soient une grande source de richesse permanente, ne peuvent donner de l'emploi qu'à un certain nombre de gens, et partant une population qui va en augmentant est obligée soit d'émigrer ou de trouver d'autres moyens d'existence. On pourrait transformer les vastes étendues de terre en établissements pour une population agricole d'émigrants qui y prospéreraient, et leur introduction dans la colonie serait fort avantageuse en enseignant aux habitants do la colonie les divers travaux de l’agriculture, par lesquels leur métier héréditaire de pêcheur ne leur a pas donné d'aptitude, mais on peut attirer la jeunesse dans l'intérieur par l'exemple et en lui offrant des avantages pour s’y établir,

Pour développer ce pays, il faudrait y dépenser des capitaux qui ne rapporteraient pas immédiatement des bénéfices, et ‘le chiffre de la population est comparativement minime, soit 190,000 âmes pour ouvrir un pays d’une étendue à peu près égale à celle de l'Angleterre et du pays de Galles réunis,

Le gouvernement et le peuple font d'énergiques efforts pour accomplir cet objet, mais ils souffrent encore de cette politique qui dans le passé a inspiré la conduite du gouvernement impérial, laquelle consiste à tenir les pêcheries de Terre-

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neuve comme une pépinière de marins anglais et à empêcher la colonisation dans cette colonie, qui souffre aussi des malheureux traités dont la tendance est d’abattre l’énergie d’une race d'hommes entreprenants, et dont l'effet a été d'entraver le progrès de l’île.

Tandis que d’autres colonies britanniques ont été encouragées et aidées pécuniairement à développer leurs ressources, Terreneuve à eu à lutter contre des lois rohibitives et oppressives. On demande aujourd’hui que le gouvernement de Sa Majesté répare les fautes des gouvernements passés, eb aide au développement de la colonie, non en avançant de l’argent du Trésor impérial, mais en garantissant seulement un emprunt, soit 10 millions de piastres, où d'environ 2 millions de livres Sterling, pour les fins ci-dessus mentionnées, ce qu'il peut faire sans encourir des risques. Ceci permettrait à la colonie de contracter l'emprunt à un très faible taux d'intérêt, et ces deniers judicieusement dépensés à construire des chemins de fer et à aider la colonisation tourneraient à l'avantage non seulement de Terreneuve, mais encore de la mère-patrie, en développant sa plus ancienne et sa plus proche colonie, et en ÿ donnant un asile à une grande partie du surplus des ouvriers agricoles, dont l’industrie, il y a tout lieu de le croire, pourrait tirer du sol de Terreneuve beaucoup de richesse qui se répandrait en Angleterre, comme on l’a vu dans le passé pour ses pêcheries.

21 juillet 1890.

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