SALISBURY
N° 11, Le ministère des colonies à M. Robert Boid.
DowniNc Srrger, 10 septembre 1890, Monsieur, —Je suis chargé par lord Knutsford de vous transmettre une lettre
d'introducion (pièce incluse dans la lettre n° 10) au ministère de Sa Majesté à Washington, obtenue du ministère des affaires étrangères à la demande de sir W. V. Whiteway, pour vous permettre d'expliquer à sir Julian Pauncefote les vues du gouvernement de Terreneuve au sujet de l’arrangement projeté pour faire admettre en franchise aux Etats-Unis le poisson et d’autres produits de la colonie,
Je suis, etc.,
JOHN BRAMSTON, M. Rogert Bons».
N° 12, Le ministère des colonies à sir W. V. Whiteway.
Downie Srreer, 11 septembre 1890. o MONSIEUR, — En réponse à votre lettre du 9 du courant (n° 8), je suis chargé par lord Knutsford de vous informer qu'une lettre d'introduction au ministre de Sa Majesté à Washington, obtenue du ministère des affaires étrangères, pour permettre à M. Bond d'expliquer à sir Julian Pauncefote les vues du gouvernement de Terreneuve au sujet de l'admission aux Etats-Unis du poisson et d’autres produits de la colonie, a été envoyée hier à M. Bond, aux soins du apitaine du paquebot Polynesian, à Queenstown.
Je suis, etc.,
Sir W, V, Wuiteway, C.R.,C.C.M.G. JOHN BRAMSTON.
Lord Knutsford à lord Stanley de Preston.
Par télégraphe.
22 octobre 1890.—Voici la substance d’un télégramme reçu du ministre anglais à Washington par le marquis de Salisbury le 17 du courant :—
“A propos de la dépêche de Votre Seigneurie du 10 du mois dernier m'introduisant M. Robert Bond, j'ai présenté ce monsieur à monsieur le secrétaire Blaine, et des négociations sont actuellement en cours dans le but d'en venir indépendant par rapport aux pêcheries entre les Etats-Unis et Terreneuve. Avant que ces négociations aillent plus loin, je suggère que le gouvernement du Canada en soit informé, car il pourrait désirer négocier sur les mêmes bases les provinces du Nouveau-Branswick et de la Nouvelle Rcosse,
Le ministère des colonies au haut-commissaire du Canada.
Downina SrRezr, 23 octobre 1890, Moxsteur,—Je suis chargé par lord Knutsford de vous faire savoir que le secrétaire d'Etat des affaires étrangères a reçu du ministre de Sa Majesté, à Washington, un télégramme daté du 16 du courant, et dont voici la teneur :— “À propos de votre dépêche du 10 du mois dernier m'introduisant M, Bond, J'ai présenté ce monsieur à monsieur le secrétaire Blaine, et des négociations sont actuellement en cours dans le but d'en venir à un ar ‘angement indépendant entre les Etats-Unis et Terreneuve au sujet des pêcheries, Avant que ces négociations aillent plus loin, je suggère que le gouvernement du Canada en soit informé, car il pourrait désirer de négocier sur les mêmes bases en ce qui regarde le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse." Il a été donné par le télégraphe communication du télégramme de sir J, Pauncefote au gouverneur générai du Canada, Je suis, ete.
Le haut-commissaire du Canada. JOHN BRAMSTON.
Le haut-commissaire du Canada au ministère des colonies.
CHAMBRES VicrorrA, 17 RUE VICTORIA, Lonpres, 27 octobre 1890,
MiLorp,—J'ai eu l'honneur de recevoir à Paris, le 23 du courant, une dépêche de M. Bramston, de la même date (n° 14), qui disait :
“ Je suis chargé par lord Knutsford de vous faire savoir que le secrétaire d'Etat des affaires étrangères a reçu du ministre de Sa Majesté, à Washington, un télégramme daté du 16 du courant, et dont voici la teneur :
“À propos de votre dépêche du 10 du mois dernier m'introduisant M. Bond, j'ai présenté ce monsieur à monsieur le secrétaire Blaine, ét des négociations sont actuellement en cours dans le but d’en venir àun arrangement indépendant entre les Etats- Unis et Terreneuve au sujet des pêcheries. Avant que ces négociations aillent plus loin, je suggère que le gouvernement du Canada en soit informé, car il pourrait désirer de négocier sur les mêmes bases en ce qui regarde le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse,”
J'avais auparavant reçu du premier ministre du Canada le télégramme suivant :
“ Bond, le ministre de Whiteway, actuellement à Washington, se déclare autorisé par le gouvernement impérial à faireun traité séparé au sujet des pêcheries. Assurezvous si C’est vrai et envoyez une protestation, Voyez le New York Herald du 15, et le Boston Herald du 18 octobre.”
Je crois avoir raison de dire que, sur la question des pêcheries de l'Atlantique dans l’Amérique du Nord, le gouvernement de Sa Majesté a invariablement reconnu Jusqu'ici l'importance d’en venir, autant que possible, à une unité d'action de la part de toutes les colonies intéressées, Dans le traité de réciprocité de 1854 avec les Etats-Unis, on à stipulé que le consentement de Terreneuve, comme des différentes provinces du Canada, était nécessaire pour sa mise er vigueur, et après l’établissement de la confédération, on a adopté la même politique pour les traités de 1871 et de 1888.
J'apprends avec un profond sentiment de regret qu'on ne s'est pas seulement départi de cette saine politique, mais encore que tandis que Terreneuve a été, dans les circonstances antérieures, bien avertie des négociations qu'on allait engager, le gouvernement de Sa Majesté a, sans en avoir rien dit au Canada, autorisé, dès le 10 septembre, Terreneuve à entamer des négociations pour nn traité séparé avec les Etats-Unis, et que la première communication qu'on en donne au Canada est une suggestion de sir J, Pauncefote, non pas de comprendre le Canada dans l’arrangement
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proposé, mais * que le gouvernement du Canada en soit informé, car il pourrait.
- désirer de négocier sur les mêmes bases en ce qui regarde le Nouveau-Brunswick et
la Nouvelle-Écosse,” c'est-à-dire pour nn traité indépendamment des autres provinces du Canada.
Je manquerais à mon devoir envers la couronne comme envers le Canada, si je ne donnais pas promptement à Votre Seigneurie l'assurance que les difficultés de la question embarrassante des pêcheries de l'Amérique Britannique du Nord se trouve. ront de beaucoup augmentées par l'abandon qu'on propose maintenant de la politique: qui a prévalu jusqu’à cette heure sur cette question d’une si haute importance. Je suis, ete.
Le Très-honorable lord Knursrorp, G.C.M.G.. CHARLES TUPPER, Secrétaire d'Etat pour les colonies,
P,S.—Depuis que cette lettre est écrite, j'ai reçu de sir John Macdonald le
télégramme suivant, que: je me permets de citer pour que le gouvernement de Sa Majesté en délibère :—
“Je ne puis guère croire que Terreneuve ait été autorisée par le gouvernement
. impérial à conclure un arrangement séparé au sujet des pêcheries, Cela affecterait les relations de toutes les provinces de l'Amérique du Nord avec les Etats-Unis et
avec l'Empire, On ne nous a pas donné connuissance des pouvoirs conférés à Bond, et nous désirons en avoir communication. Veuillez représenter hautement comme:
les intérêts du Canada en matière de pêche et de commerce pourraient être lésés par
nn arrangement tel que celui que fait Bond d’après ce qu’on entend dire partout, et comme, à un point de vue national, il serait désastreux qu'une colonie séparée
effectuât avec les Etats-Unis un arrangement plus favorable que ceux-ci n’en feraient avec les provinces confédérées. Nos difficultés résultant du nouveau tarif américain:
sont déjà assez grandes maintenant.
GR
Lord Stanley de Preston à lord Knutsford.
Reçue le 31 octobre 1890, Par le télégraphe.
Au sujet de votre télégramme du 22 (n° 13), on n’a pas donné connaissance au gouvernement fédéral des pouvoirs ou instructions de Bond; il désire en avoir communication et qu'on réserve au Canada l’occasion d’être compris dans tout arrangement.
Le ministère des colonies au haut-commissaire du Canada.
DowniN& SrREET, ler novembre 1890.
MONSIEUR, —Je suis chargé par lord Knutsford d'accuser réception de votre lettre du 27 du mois dernier (n° 15), appelant l’attention sur les objections faites par le gouvernement du Canada contre la conclusion d’un arrangement séparé au sujet des pêcheries entre les Etats-Unis et Terreneuve, et de vous mander que les représentations qu’elle contient seront mûrement considérées,
Je suis, etc.
JOHN BRAMSTON.
Le haut-commissaire du Canada.
EE — en gens ms. ——— = + N° 18, ave d'êt Le ministère des colonies au ministère des affaires étrangères. j DowniNa SrReer, 3 novembre 1890, * Monsieur, —Je suis chargé par lord Knutsford de vous transmettre, pour être mise sOus les yeux du marquis de Salisbury, la paraphrase d'un télégramme (n° 16) reçu du gouverneur général du Canada relativement aux négociations en cours à Washington au sujet d'un arrangement entre les Etats-Unis et Terreneuve par r'apport aux pêcheries, de n Lord Knutsford propose, avec l'adhésion de lord Salisbury, de répondre au tair gouverneur général dans les termes du télégramme (voir n° 20), dont un projet est don: ci-inclus; et il suggère, pour que lord Salisbury en délibère, s'il ne serait pas à pro- Biai
pos Re par le câble à sir Julian Pauncefote le télégramme du gouverneur tatic général et la réponse, avec instruction de considérer de quelle manière le désir du : Canada d'être compris dans tout arrangement peut être le mieux réalisé, et de télé-
À es —. | À ; a ad graphier au ministère des affaires étrangères, pour être soumis à sa considération, Un les termes de la convention ou de l’arrangement qu'il croit réalisable ou à désirer, Blair
Je suis, ete.
JOHN BRAMSTON., Les Le sous-secrétaire d'Etat, Ministère des affaires étrangères, rene ce N° 19, Le ministère des affaires étrangères au ministère des colonies. Ï ; ; 16 mé MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, 4 novembre 1890. rés po MonstEuR,—Au sujet de votre lettre, en date d'hier (n° 18), à propos des négo- fgrmé
ciations proposées entre Terreneuve et les Etats-Unis pour un arrangement relative- I ment à la question des pêcheries, je suis chargé par le marquis de Salisbury de vous boitte
demander de dire à lord Knutsford qu'il donne son adhésion à la réponse projetée au che télégramme de lord Stanley du 30 du mois dernier (n° 16). Es rel Je dois ajouter qne, conformément à la suggestion faite dans votre lettre, la des a] Correspondance télégraphique avec le gouverneur général du Canada sur ce sujet a Terre: été communiquée par le câble sous-marin au ministre de Sa Majesté à Washington. I On & aussi demandé à sir Julian Pauncefote de faire rapport de quelle manière Cours il considère que le désir du gouvernement canadien d’être compris vec celui de des ci Terreneuve dans tout arrangement conclu avee les Etats-Unis peut être le mieux P réalisé, de Te Je suis, etc. duits 1 P, W. CURRIE. P Le sous-secrétaire d'Etat, ans, et Ministère des colonies, pour r No « et jusq N° 20. là mei Lord Knutsford à lord Stanley de Preston, Par le télégraphe.
4 novembre 1890, Reçu votre télégramme du 30 octobre (n° 16). Bond n'a pas de pouvoirs ou d'instructions. Ayant décidé d'aller à Washington, il a été introduit au ministre anglais afin de délibérer avec lui si, comme le croyaient les délégués de Terreneuve, les Etats-Unis, sous l'opération de la loi McKinley, retrancheraient ou M. réduiraient les droits sur le poisson de Terreneuve au cas que la colonie leur accor- Eur li derait en retour des facilités pour se procurer de la boitte. Il n'a pas été suggéré Wash
d’arrangement plus étendu. Le gouvernement de Sa Majesté est en communication
ngères.
1ovembre 1890,
ismettre, pour être télégramme (n° 16) ciations en cours à erreneuve par l'ap-
y, de répondre au dont un projet est ne serait pas à prome du gouverneur nanière le désir du réalisé, et de télé- \ sa considération, ble ou à désirer,
BRAMSTON.,
lonies.
vembre 1890, propos des négoingement relative- Salisbury de vous éponse projetée au
ns votre lettre, la da sur ce sujet a té à Washington.
le quelle manière pris avec celui de eut être le mieux