‹ Documents relatifs aux églises de l'Orient considérées dans leurs rapports avec le Saint SiégeChapitre 2 sur 56 · Les Moines d'Occident, introduction, p · texte numérisé non relu

Les Moines d'Occident, introduction, p

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l'identité du sacrifice et dans l'institution du sacerdoce dont les caractères essentiels sont les mêmes et qui se rattache sans interruption aux Apôtres dans toutes les Églises catholiques. Mais cette unité trouve son expression la plus haute dans la Papauté, et sa sauvegarde dans la soumission médiate ou immédiate de tous les évéques à ce saint-siége, à quelque rite qu'ils appartiennent, pourvu qu'ils soient en communion avec le successeur de celui que les Orientaux, comme les Occidentaux, recon- ^ naissent , dans leurs liturgies, comme le chef des Apôtres.

Pour se rendre compte de la nature de l'autorité que le saint-siége de Rome exerce sur les Églises unies, il faut se rappeler les différents caractères dont le Pape est revêtu : « Le Souverain Pontife, comme le définit Devoti^, est en même temps évêque de la ville de Rome, archevêque et métropolitain de la province romaine, primat d'Italie et patriarche d'Occident. »

L'autorité que le Pape exerce dans les autres patriarchats est celle qui résulte de sa qualité de Souverain Pontife. Indiquons seulement ici, pour éviter toute équivoque, que cette autorité est d'origine

i. De hierarchia ecclesiastica^ t. V du Cursus theologiœ completus, édité par Migne, tit. III, chap. i*% p. 1225.

divine S et que a le Pape a dans toute l'Église \i primauté, non pas seulement de dignité, mais de juridiction 2. »

Les premiers conciles avaient reconnu aussi nettement que possible la primauté du Pape sur toute la chrétienté ^ et l'unité de l'Église.

Le sixième canon du concile général tenu à Nicée en 325 proclama et détermina la prééminence de quelques sièges, reconnaissant ainsi à trois d'entre eux une suprématie de second degré sur certaines parties du monde. C'est la première mention connue des j^atriarchats, bien que le mot ne s'y trouve pas. L'on voit, du reste , par le texte du canon, que ce fut la consécration d'un état existant ab antiqao. Toutes les versions sont d'accord sur ce point*. Voici celle d'Hervet :

Que Ton conserve les anciens usages qui sont dans TEgypte, la Lybie et la Pentapole, de sorte que Tévêque d'Alexandrie ait Tau-

1. Leltre de Nicolas h' à l'empereur Michel, Labbe, p. 133i. — La question religieuse en Orient^ p. 97. Paris, 1854.

2. Devoti, loco citato. Zaccaria dans VAnti-Fébronius , t. IV de la traduction française.

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