Fleury, Histoire ecclésiastique^ liv. xi, cliap
4. La IvcThion de Denjs le Petit dit antiqua consuetuh; celle d'Hervet, antitiui mores : celle d'Isidore Mercator, mos antiquus; ccWti de IlulVin, vetusta consueludo. C'est à Toccu'
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torité dans tous ces pays, de la même manière que cela est pratiqué pour Tévêque de Rome. Qu'à Antioche et dans les autres provinces, les Eglises conservent également leurs privilèges, leurs dignités et leur autorité.
Le respect des hiérarchies consacrées par l'in* stitution apostolique et par la tradition a été proclamé avec éclat dès les premiers siècles. Ainsi, en /|31 , les évêques de Chypre ayant porté plainte, devant le concile d'Éphèse, contre le pontife d'Antioche qui avait cherché à étendre sa juridiction sur leur île, les Pères rendirent le décret suivant, si évidemment conforme à l'esprit de l'Église, c'est-à-dire inspiré par la vraie entente de la liberté et par un profond sentiment du droit :
Si , comme les deux respectables évêques venus à ce saint concile l'ont prouvé par
sion de ce canon que le Pape Nicolas I**"fait remarquer, dans sa Lettre à Michel^ que le concile de Nicéè n*a conféré aucun droit au saint-siége de Rome, mais Ta seulement pris comme comparaison : Si instituta Nicenœ synodi diligenter inspiciantury invenietur profecto quia ecclesiœ Romanœ nullum eadem synodus contulit incrementum ^ sed potius ex ejus forma^ quod Alexandrinœ ecclesiœ tribuerit particulariter, sumpsit exemplum, Labbe, p. 1335.
écrit et verbalement, ce n'est pas un usage ancien que l'évêque d'Antioche fasse les ordinations en Chypre, ceux qui sont à la tête des Églises dans cette île conserveront leur droit intact, selon les canons des saints Pères et la coutume antique. Il est ordonné que ce décret soit aussi observé dans les autres diocèses et provinces, de sorte qu'aucun évéque n'occupe une province qui n'aurait pas été auparavant ou dès le commencement sous sa juridiction ou sous celle de ses prédécesseurs. Si quelqu'un occupe ainsi une province étrangère ou se l'est soumise de force, qu'il la restitue, de peur que les canons ne soient mis de côté, de peur que, sous le prétexte du sacerdoce , le faste de la domination mondaine ne puisse se glisser ; de peur que nous ne perdions insensiblement la liberté (s^EuGepiav) que nous a donnée, au prix de son sang. Notre Seigneur Jésus-Christ, le libérateur de tous les hommes^.