Benoit XIV, ibid.f chap. xviii
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Depuis Benoît XIV, aucun souverain pontife ne s'est occupé avec plus de sollicitude des communions orientales que Pie IX. La deuxième année de son exaltation, Sa Sainteté adressait aux Orientaux une lettre encyclique qui commence par ces mots In sv/premâ Pétri et qui est du jour de TÉpiphanie 1848. En voici un extrait :
... Nous conserverons entièrement intactes vos liturgies catholiques particulières, que nous honorons véritablement, quoiqu'elles diffèrent en plusieurs choses de celles des Églises latines. Car vos liturgies ont été honorées également par nos prédécesseurs, comme étant recommandables par
la vénérable antiquité de leur origine et écrites dans des langues parlées par les Apôtres ou par les Pères, et comme comprenant des cérémonies d'un éclat et d'une magnificence imposante, propres à exciter la piété et la vénération des fidèles pour les saints mystères.
Cette sollicitude du siège apostolique pour les liturgies catholiques des Orientaux est démontrée par plusieurs décrets et constitutions que les Pontifes romains ont rendus pour que ces liturgies soient conservées. Parmi ces documents, il suffira de rappeler les lettres de notre prédécesseur Benoît XIV, et particulièrement celle qui a été écrite le 26 juillet 1755, et qui commence par ces mots Allatœ sunt. Cette sollicitude est prouvée, en outre, par la liberté laissée aux prêtres orientaux venus en Occident, non-seulement de célébrer dans les églises des Latins d'après le propre rite de leurs nations *, mais encore d'avoir en plu-