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quoiqu'elle eût souhaité l'unité, cependant elle n'a jamais souffert que l'on détruisît des rites institués ou recommandés par des hommes en grande vénération chez les peuples. Aussi, dans l'Église latine, où le rite a été presque ramené à l'unité, tant par la diligence des Souverains Pontifes que par le zèle des autres Églises à imiter le siège de Rome, cependant le rite ambrosien est encore en vigueur à Milan, de même que le rite mozarabique dans quelques paroisses d'Espagne^, parce que ces rites, recommandables par leur antiquité et par la sainteté de leurs auteurs, sont en grande vénération auprès des populations. Mais c'est à propos des Orientaux et principalement des Grecs que ia conduite du saint-siége a été toujours admirable. Car sachant que, les Grecs étant profondement attachés aux institutions de leurs ancêtres, il serait difficile de les amener à abandonner leuf propre rite, non-seulement le saint-siége a voulu