But nie?/ à Lord Monck
Washington, 5 Décembre î?64.
MiLORD, — Le secrétaire d'Etat des Etats-Unis m'a prié de transmettre à Votre Excellence la copie ci-jointe d'une requête qui lui a été adressée par W, A. Howard, écr., au nom des citoyens du Michigan domiciliés sur la frontière adjacente aux possessions anglaises, représentant le danger auquel ils sont exposés en conséquencô des hostilités des rébelles concentrés sur la frontière canadienne.
J'ai, etc.,
J. Hume Burnlby, Son Excellence,
le Vicomte Monck,
etc., etc., etc.
A l'Honorable Secrétaire d'Utat,
Le soussigné, au nom des citoyens du Michigan domiciliés sur la frontière, représente respectueusement que du lac Erié au lac Huron, distance de 80 milles, le pays est grandement exposé aux incursions de la part d'individus mal intentionnés concentrés sur le côté canadien. Du lac Erié au lac St, Clair, distance de trente milles, il n'y a qu'une rivière;
ot à partir d'AI^^oiiui, à ruinbouohuro do la riviôro St. (Hoir, junqu'fiii lue Ifurun, diiitioce do 25 à !)() milK'H, la l'routii^rt» n'oHt HJ^qnir^'o <|U(î f»ur la rivièro Ht. ('lair. l'n d"'trichcmcnt ooiiMidéniblo do polico vulontuiro pourrait, dutiM urio curtaluo IIlti^uro, j.i<.(.''<t \)oitijil et la riviùro Détroit on hm do la villo. Main l'ort Ilurori aiini <|Uo lox vii Alluma ot 8t.
Clair, ot d(5 fuit lotîtes los localit/'s sur la rivirro St. (îliir Hout ;^r.iri(l«'iiicht «-xpuféoH. Nokji prions dono huinhlonicnt lo ^^ouvoriioiiicnt do vouloir h'u'ii prondro des lUPHuroM propres k ompOchor 1rs volour.i et los maraudeurs do porter la <l<''Vas(alion sur la frofilièro longeant la rivière St. Clair.
Washington, 2 Ddconibre 1804.
Wm. a lioWAIU),
;1/. ./. IluDir Unriilt t/ <iic \ir(j7)itc Mônck.
\Vasiiin(1ton, li Décembre 1864.
MiLORP, — J'ai l'honnour de transmettre à Votre iOxccllcnco la copie ci-jointo d'une comuHiiiioation, avco ses incluses, que j'ai reçue du secrétaire d'Ktat des Ktats-IJuis, dans la(iuello il allègue que les Ktats-Unis sont meuacés du danger imminent d'une invasion qui s'organise eu Canada.
.l 'ai, etc.,
J. If. IJUHNLEY.
Au Vicomte Monck.
M. Seicard à M. Burnlei/.
Département d'Etat,
Washington, 13 Décembre 1864.
Monsieur, — Je vous transmets, pour l'information du gouverneur-géDoral du Canada, copie d'une commuoicatiou que je viens de recevoir du major-général Dix, m'apprenant que les Etats-Unis sont menacés du danger imminent d'une invasion qui s'organise on (yanada. J'ai l'espoir que ce renseignement recevra toute l'attention qu'il mérite de la part de Sa
J'ai, etc.,
J. H. Burnley, Ecr., etc., etc., etc.
W. H. SfiWARD.
M. C. A. Dana à M, Seicard.
Département de la Guerre,
Washington, 12 Décembre 1864.
Monsieur, — Le secrétaire de la guerre me prie de vous transmettre copie d'une lettre du major-général Dix, au sujet des projets des rébelles réfugiés en Canada, afin de vous mettre en position do pouvoir prendre les mesures que vous jugeriez nécessaires.
J'p.i, etc.,
C. A. Dana Sous-Secrétaire de la guerre L'Honorable W. IL Seward, etc., etc., etc.
Le Major- Gêner al Dix à VUoii. E. M. Stanton.
Quartiers-Généraux, Département de l'Est,
New-York, 10 Décembre J86i.
Monsieur, — Il existe cliez les rebelles réfugiés en Canada une intention si bien arrêtée d'incendier et piller nos villes-frontières que je crois de mon devoir de vous demander un régiment de cavalerie pour protéger ces localités. Je suis positivement informé ({ue des expéditions s'organisent dans ce but, et je n'ai pas de troupes disponibles à leur opposer. Si l'on ne peut mettre un tel régiment à ma disposition, alors je demande l'autorisation de lever cinq compagnies de cavalerie que je pourrai échelonner le long des frontières de New-York et du Vermont. Il est indispensable d'avoir un corps de cavalerie afin de pouvoir poursuivre les maraudeurs avec succès.
Je tiens de la meilleure source possible que le régiment de cavalerie du Kentucky sous le colonel Butler a reçu ordre de se rendre en Canada, et qu'il est actuellement en route pour ce pays.
J'ai, etc.,
John A. Dix,
Major-Général.
A l'Hon. E, M. Stanton,
Secrétaire de la guerre.
J. H. Burnley au Vicomte Monde.
Washington, 21 Décembre 1864.
MiLORD, — J'ai l'honneur ds transmettre à Votre Excellence la copie ci-jointe d'une communication que j'ai reçue du Secrétaire d'Etat des Etats-Unis, avec ses incluses, au sujet de certaines lettres interceptées écrites par des individus résidant en Canada.
J'ai, etc.,
J. Hume Burnlev.
Au Vicomte Monck.
W. H, Seward à J. IL Burnley.
Washington, 19 Décembre 1864.
Monsieur, — J'ai l'honneur de vous transmettre, pour votre information, copie d'une communication de ce département en date du G de ce mois, avec ses incluses, adressée à M. Adams, ministre des Etats-Unis à Londres, au sujet de certaines lettres interceptées écrites par des rébelles réfugiés en Canada.
J'ai, etc.,
W. IT. Sewarp.
J. H. Burnley, Ecr.
"1 Octobre 186-1.
Ma bien-aimée. — Le porteur de cette lettre quitte ce poir. S'il arrive sain et sanj\ il devra te remettre les communications les plus importantes de la part de M. C. et de moimémo. Je te prie bien ainsi que May de faire copier la mienne en grosses lettres afin qu'elle puisse efrc lue à première vue. 1\. te la montrera. Si l'un ou l'autre des projets ou les deux sont adoptés, il me faudra passer l'hiver ici ; c'est pourquoi, je te demande ainsi qu'à Annie de venir me joindre, si vous pouvez passer par lo nord ; si non ne cherchez 2^1 s à Jorcer le blocus, car il y va de votre vie, et je m'en voudrais beaucoup de savoir que vous avez pris cette route. Si les projets que j'ai mûris à la perfection et auxquels j'ai plus travaillé que je ne l'ai fait de toute ma vie ne sont pas adoptés, alors je ne vois plus de quelle utilité je puis être ici, et je vous adjure en ce cas de ne pas venir ici, car je serai au milieu de vous le plus tôt possible. Je n'anticipe cependant pas que le département refusera d'acquiescer à ma proposition, car tous nos amis que j'ai consultés ici sont d'avis que c'est une bonne fortune pour le gouvernement, de fait ce sera bientôt la seule planche de salut qui nous restera.
Ainsi (lono, si tout va liicn, jo m'uttomlrai it to rnvoir nuH>iit/>t <\\io pOMÎblo tpru.t quu tu aiiniM pli uuii.stutci' t|uu mu pruiioMilioii u él6 iuvurublciuont uccuotliio.
•J'ut l'cnii te matin toutcM Ich lottros (juritoM ii Afion en M(j|)totobr<% y C(> ^l^ * ouiiu iJatéo (lu oO (lu iiiôiuu inuis, datodu ton irlmir à Ri(;liinon(l Qiol pluitir cIIcm iq'ui, . cnw^ii ! \)in k Ncd «jim j'.ii royu sa Irffrr m pultuA «Aj iwiacUe «juo j'ai iiiioux réunni à dûoliitfrcr «pio loi4 atihrs; ju no luaiKiuorai pas d'cnvuytT h. Mdo. K. le billet qui lui cnt doMtin/*. Din lui <|u'ollo est Vitiuo luu voir, i|u'ollo u pris lo ^(>ûtor (/u'/c/t) avec moi et qu'ello ma laiHié pour lui un (di&lo (|iio jo lui iMivcriai ou lui remettrai moi mémo (juand je 1<; pourrai. Kilo semble lui porti r uii»^ bien grande allVu^tion. .le lui ai (•nvoyi'* une l<;ttrn <l'ell<) par la voifl irilalifax uu de Wilmini;(un.
Ma trùs-cluNre, eomlii'Mi je hun r»!Ooiiuai,sM;uit a notre Luodr»; l'cre <|iii e-ht au ciel do» faveurs dont il nous a comblés en préservant nos iils eliéris de tant de dau;^crs, et eu l'j couservant la Kanté, ù> toi mou trésor, et à ocs pauvrcH A. et 10 , nans eompter la ré^i^uatioû (dirétienno en la(|uelle il nous a miintenua au milieu d« tant d'épreuves et de privation» î Oli ! puisse-t-il laire n;iîlro en mon cciMir lu rcconnaissaneu et l'humilité pour f|ue je soirt di^iio de le remereier des grâuea ineilablcs dout il ma comblé, moi misérable pécheur (|ue je suis ! Les dernières nouvelles (|U0 j'ai reçues de toi m'ont été apportées par lu lettre de May, qui m'a été remise paruu parlemeutairo le 7 octobre, tl'cuvcrrai une notccontidontiello adressée à la lettre A demaiu ; elle to parviendra peut-être avant celle-ci. Do ijjrrieo, tâche doue do stimuler \\ ; il l'aut (ju'il suive mes affaires de près, d'une manière éuergi(|ue, active et elmliMircuse. ,\\i\\ ferais autant pour lui et mille fois plus encore s'il était en mon pouvoir. Je sympathise cordialement avec le pauvre vieux Tom et sa famille ; fais lui mes amitiés. Comme nous sommes heureux d'avoir des fils qui manifestent des dispositions aussi i:,éuéreu.ses ! J'espère que tu as reçu les chemises, les chapeaux, le drap et les souliers que je t'ai expédiés de Toronto. J'apprends avec plaisir <juc les bottes et l'uniforme de cavalerie pour Tim ainsi que §50 en or américain que j'ai envoyés par l'hon. J. P. II., se sont feûromciit, rendus à destination, bien que le steamer ait péri et que iMde. Grcenhowe ainsi que d'autres aient perdu la vie.
J'ai clierclié à me mettre en communication avec ma chère sœur et à lui faire parvenir un peu d'or, mais sans succè-». Puisse son père auquel elle est restée si attachée vivre assez longtemps pour li béair elle et ses chers enfants jusqu'à la troisième génération I U me fait peine d'apprendre que notre fils si chevaleresque et si brave est presque eu haillons, mais j'ai l'espoir, au moment ou je t'écris, que déjà l'on a pourvu à ses besoins. Je suis étonné que le Président n'ait même pas daigné répondre à la demande que tu lui as faite de lui donner une commission. Mais n'abandonne pas la partie ; le secrétaire du général Curtis pourrait t'aider dans tes démarches. Mon pouce est entièrement guéri, mais je l'ai mis à une rude épreuve ce matin, ayant écrit pendant cinq ou six heures sans prendre le moindre repos. J'attends avec anxiété la réponse à mes lettres; c'est sur cet espoir que je fonde le bonheur de te revoir, ma bieu-aimée ! Que Dieu vous ait tous en sa sainte garde!
Ton mari dévoué.
Ste. Catherine, C. 0.,
1er Novembre 1864.
L'Hon. J. P. Benjamin,
Secrétaire d'Etat, Richmond.
Monsieur, — Vous avez sans doute appris par les journaux des Etats-Unis l'incursion opérée sur St. Albans par environ 25 soldats confédérés, presque tous échappés de prison, qui sous le commandement du lieue. Bennett H. Young tentèrent, mais sans succès, d'incendier la v.lle, se bornant à enfoncer les banques, desquelles ils enlevèrent près de $200,000, après quoi ils furent arrêtés en Canada par des troupes des Etats-Unis, puis incarcérés. Sur les 25 il y en eût 12 ou 14 d'arrêtés ; ils sont actuellement écroués dans la prison de Montréal, où se poursuit ricstruerion de la demande d'extradition. L'hon. J. J. C. Abbott, le principal avocat des prisonniers, m'écrit do Montréal, eu date du 28 octobre : *' Nous (les avocats des prisonniers), sommes tous d'avis qu'il est évident que les faits ne justifieront pas la détention, eu vue de l'extradition, aux yeux de la loi telle qu'elle est actuellement; selon nous la force de notre position repose sur les documents que nous avons par devant nous et qui démontrent que les iacursionnistes tiennent leur autorité du gouver-
nement des EtntR-CoDf<5<J<$r6s. Mais il est indubitable que cette autorité pourrait être rendue pins explici.'e encore en ce qui concerne les actes inCnie f[ui font l'objet de la plainte, et je suppo.-v (jue le gouvernement confédéré verra qu'il est de son devoir de reconnaître officiellement Jes actes du lient. Young et de .ses compa«;nons, et prendra les moyens de faire parvenir cette recoîinaissance aux prisonniers sous une forme qui puisse être authentiquée devant nos tribunaux. Si cette démarche était accompairnée ou suivie d'une demande adressée à notio froiiverncmcnt ii l'effet que les prisonniers . soient élargis, je crois qu'il en résulterait une impression favorable, bien qu'en toute probabilité la demande ne serait pas écoutée par les autorités. Il s'écoulera encore au moins quinze jours, et probablement plus, avant de clore l'interrogatoire des témoins, de sorte (ju'il y aura amplement le temps de faire tout ce qui pourrait être jugé nécessaire pour la défense des prisonniers."
J'ai rencontré M. ï'oung à Halifax, en mai dernier, en me rendant ici. Il m'a communiqué des lettres qu'il avait reçues de certaines personnes que je savais être, pur leur réputation, des partisans sincères des droits d'Etat, et conséquemment de l'indépendance du Sud. Ces messieurs attestaient de son intégrité dans sa vie privée, de sa piété comme chrétien et de sa loyauté comme soldat du Sud. Après m'avoir convaincu de ses sympathies pour notre cause, au milieu de nos épreuves, m'avoir démontré qu'il tivait souffert l'emprisonnement pendant plusieurs mois comme soldat de l'armée des Etats-Confédérés et m'avoir dit qu'il s'était enfui, il me fit part des projets qu'il avait formés pour venger par des représailles les atrocités commises dans le Sud. Je crus ces projets non-seulement praticables mais encore justifiés pas les lois internationnales, et le recommandai, en conséquence, ainsi que ses plans, au secrétaire de la guerre. Le secrétaire de la guerre le renvoya porteur d'une commission de 2e lieutenant, avec plein pouvoir de mettre ses projets à exécution, mais sous le contrôle de l'hon. et de moi-même. Nous l'empêchâmes de mener à terme ou de tenter certaines entreprises qui auraient réussi, j'ensuis convaincu: les raisons qui nous y engagèrent pourront être expliquées au long plus tard. En fin de compte, déçu dans sa première entreprise et dans toutes celles qui la suivirent, il prit la détermination de retourner au Sud par la voie d'Halifax, mais en traversant les Etats de la Nouvelle-Angleterre où il devait incendier des villes et y voler tout ce qu'il pourrait convertir à l'usage du gouvernemoit confcdéré. Voyant là de justes représailie-î, j'approuvai son projet. 11 chercha à incendier la ville de St. Albans, Vermont, et y aurait réussi à coup sûr si les compositions chimique-i dont il s'était muni eussent fait explosion. Croyant la ville en feu sur différenis points, et comptant sur sa destruction certaine, il enleva des banques tous les fonds qu'il pu. y trouver, plus de §200,000. Qu'il n'ait pas été poussé à commettre cet acte par l'appât du gain ou par des motifs pesonnels, et que son intention n'était pas de garder por- lui les valeurs qu'il avait volées, mais au contraire de les remettre au gouvernement confédéré, ce sont là des faits dont je suis pleinement convaincu autant que je le suis de sa réputation d'honnête homme, de sa bravoure comme soldat et de son patriotisme comme citoyen, et pas un de ceux qui le connaissent ne voudrait en douter. Avant d'entreprendre son incursion, il m'assura qu'il ferait tout en son pouvoir pour détruire les villes et les campagnes, mais sans piller ni voler; que, cependant, si après avoir incendié une ville il découvrait la possibilité d'enlever des fonds d'une banque ou d'une maison, il le ferait dans le but do nuire à l'ennemi et de favoriser la cause de son gouvernement. Il ajouta que tout le butin qu'il ferait sjrait remis au gouvernement ou à ses représentants à l'étranger. Les instructions que je lui donnai à plusieurs reprises comportaient *' de détruire tout ce qui avait de la valeur, et de ne pas s'arrêter en route pour voler, mais que si, après avoir incendié une ville, il pouvait saisir et enlever de l'argent, des billets du trésor ou des banques, il pourrait le faire à la condition de les remettre aux autorités reconnues par le gouvernement confédéré." Si dans ce cas le butin qu'il a fait n'a pas été remis conformément à sa promesse, c'est qu'il en a été empêché par l'insuccès de ses compositions chimiques, et par son arrestation et celle de ses compagnons sur le sol canadien, où ils furent surpris et écrasés par la supériorité numérique des troupes des Etats-Unis. En me montrant sa commission et les instructions qu'il tenait de M. Seddon^ lesquelles étaient naturellement vagues et indéfinies, il me dit qu'il était autorisé à faire tout le tort possible à l'enûemi sous forme de représailles. Si tel est le cas, il me semble que le gouvernement confédéré ne devrait pas hésiter à reconnaître qu'il avait autorité de commettre ces actes comme ne constituant que de justes représailles. Si le gouvernement n'assume pas la responsabilité de cette incursion, je crois que le iieut. Young et ses compagnons seront livrés au gouvernement des Etats-Unis. En ce cas, je
cruiiiH bo.'iucoup ((iio les citoycii.H du Vurinoiit, iixnn\tvr6i et alarim'i cominu iU lo loot, n'tîxoroont uiio voiiî^«:iii(îo cruoII« sur cm iiiallieuroux rivant «|u'ilH ni«;nt lo toiijjM d'orriter
:\ la prison «le St. AlbuUM.
\'(Mi(i^ of HCH coiiipa^iionM ont pour eux 1cm HyniputhicHdoH nuui'-dixu^rncH tint liabitnntjf (lu (yunada. L'i majorité dan journaux juitilinnt riiiourHJon do Vouni^ ou l'atténuent,
prtUoiidimt. (juo n'est un sinipio a(;to d i ' uilIcM. Ih d/'nlarr'nt (|U(î la rroonnaihHancc
do oct artti p;ir le ;;ouv('iiH:mi'iit ooiilel i ut l'eflot d*«'ii»j>r :fi(îr It^xtradition des incur-
MionniMtes. Lo rol'us d'nocjuioHooi* ti la duniando (rextratlition «orait «raillcum ploinomcnt justitio p.ir «les ïnesure-» analoi^ues adoptées par h'H KtatM-fînis d.inH nonibro de c:ts c\Un par les journaux ciinadions vX que jo in*ab:itic'nrt d«î réfx't'T ici, mais r|ue voin pourr«.'Z trouver laoileiuent. Ca rofun d'extradition aurait une haiito portée politi<jUo, tant danH Ici provinces ani^laises (pi'en An 2^1 «î terre. Je ne saurais pr6scntoinf»nt vous en «lonner la raison, .l'ospi^ro doue, non-seulomont dans l'intértlt des braves Hoidats qui ont tenté cette périlleuse entreprise ((jui a causé une paniijuo dans toute la ré^çion dos Etits-llnis toucluut h la frontière canadie!uu% mis sur pied des troup<!S pour repousser l'invasion, et provoqué l'ordre arbitraire et tyranniijue du u;énéral Dix au sujet de la ])iocbainn élection présidentielle) mais encore dans l'intérêt de notre cause et de notre pays, rpio le Président n'béiitcra j)as à prendre la responsabilité de l'aete du lieut. 15cnnett H. Voun^, et que vous trans mettrez l'autorité demandée sous une l'orme qui puisse être admise en preuve dans l'instruction du procès <jui se poursuit actueilement.
}jc messager spécial qui est chargé de vous porter cette communication, doit rapporter votre réponse d'ici ;\ 10 jours, ou à temps pour le II. de ce mois. Le prononcé du jugonietjt délinilit' sera dilVéré autant <|iij possible, certainement 10 jours, pour attendre la réponse du gouvernement confédcie.
.le saisis cette occasion pour attirer votre attention snr l'arrestation du capt. (Jliarlcs IL (\)le, autre piitjonnier évadé, ci-devant dans lu division du général Forrest, Pris à bord du Michi]/(in (navire do guerre au service fédéral sur le lac Erié) il y a environ six semaines, on l'accuse de piraterie (pour tentative de capturer lo vaisseau), d'ôtre un espion, etc., etc. Le fait est qu'il avait Ibrmé le projet, qu'il a failli exécuter, de capturer ce navire et de libérer les prisonniers détenus sur l'île Johnson. Il n'a pas réussi h cause de l'arrivée inattendue du capt. Carter, commandant le ÀIichi(/an^ et de la découverte de tous les détails du complot. La seule raison plausible qu'on allègue pour prouver qu'il agissait comme espion, est qu'il a été vu à Sandusky, sur l'île Johnson, et à bord du Michii/an,
portant un habit bourgeois et non l'uniforme confédéré. M et moi avons écrit au
commandant de l'île Johnson dans le but de lui démontrer qu'il avait tort de le traiter comme espion pour les raisons suivantci : '' qu'il se trouvait sur le territoire dos Etats-Unis en qualité de prisonnier, contre sa volonté j qu'il s'est évadé en changeant de vêtements ; qu'il ne portait pas Tuniformo confédéré lorsqu'il est allé à Sandusky, à l'île Johnson et à bord du Michîgan ; qu'il n'a pas fait ces voyages comme émissaire des Etats- Confédérés ; que quels qu'aient été ces projets, il ne les a pas mis à exécution ; qu'il n'avait transmis aucun renseignement ni n'avait l'intention d'en transmettre à ce gouvernement. '* Son procès a été ajourné; j'ignore pourquoi et jusqu'à quelle date. L'on devrait offrir de l'échanger et donner avis que tout châtiment qu'on lui infligera sera infligé, par représailles, à un officier du même rang. C'est un soldat fort brave, un patriote sincère, qui mérite bien la protection du gouvernement.
Je vous ai écrit le 11 juin, au Président le 25 juillet, et à vous de nouveau le 11 août et le 12 septembre derniers. J'espère que vous avez reçu ces lettres. M. H. (^dont l'arrivée dans les Etats-Conledérés m'a été communiquée) a dû vous expliquer l'état des afl'aires ici. Je n'ai jamais reçu une ligne de vcus ou de qui que ce soit, si ce n'est de mon frère qui est à ilichmond. Je n'ai pas modifié les sentiments que je vous exprimais dans mes lettres antérieures. Tout ce qu'une grande partie des citoyens du nord, surtout dans le nord-ouest, désirent, dans le but de résister au despotisme qui règne à Washington, c'est un chef. Ces populations sont toutes prêtes pour la révolte qui pourrait bien éclater peu de temps après l'élcclton prévient ielle. Dans tous les cas, elle éclatera, pourvu que nos armées ne soient pas écrasées, détruites ou dispersées. Un peuple dans les veines duquel coule le sang anglo-saxon ne saurait longtemps endurer les usurpations et la tyrannie d'un Lincoln. Les républicains du nord haïssent plus les démocrates que les rébelles du Sud, et ils ne manqueront pas d'être aussi mal menés et persécutés qu'eux si Lincoln est réélu.
En face d'uu honteux despotisme il faut (|u'il.s plicat ou ([u'i'.s se révoltent. Ils le ressentent vivement. Je ne crois pas être d'une bien graudo utilité en séjournant davantaîjjo dans cette province, et, à moins d'instructions au contraire, je jKirtirai le 20 de ce mois pour Halifax et risquerai le blocus. Si je dois rester ici jusqu'au printemps, j'aimerais que ma femme vint me rejoindre sous la protection d'un parlementaire, si la chose est possible. Je tremble à l'i léc de passer l'hiver sous cette latitude et dans ce climat. Inuiile pour moi de signer cette lettre. Le porteur et la personne à laquelle elle est adressée pourront facilement me reconnaître. Il est urgent que votre réponse soit signée et scellée de manière à pouvoir constituer une preuve lors de l'instruction de l'alfaire de St. Albans. Une communication de l'avocat des prisonniers a été expédiée par la voie d'Halifax et Wilmiogtou; mais elle pourrait bien ne jamais vous arriver, ou vous arriver trop tard pour être utile à leur cause. Telle est la raison principale qui m'engage à vous envoyer cette lettre par une personne en laquelle je repose la plus grande confiance. Veuillez expédier une réponse imméuialemont et renvoyer le porteur le plutôt possible. Il vous expliquera la nature de sa mission. Que votre réponse soit mise sous un sceau que l'on ne puisse briser sans qu'on s'en aperçoive.
Votre obéissant serviteur,
N. lî. Voyez le secrétaire de la guerre (M. Sedon) à ce sujet.
Le Major- Général C. C. Aiigur à V lion. E. M. Stanton.
Qb'AtlTIFAlS-CrENERAUX DE WASHINGTON,
22e Corps de L'armée, Washington, 12 Novembre 1864. L'ilou. E. M. Stanton,
Secrétaire de la guerre, etc., etc.
Conjointement avec le colonel Wells, j'ai examiné les papiers trouvé3 sur le prisonnier, et je les transmets sous ce pli pour qu'ils soient soumis au département de la guerre. Ils sont comme suit: deux enveloppes et leurs incluses. La première de ces enveloppes ne porte pas d'adresse, mais à son revers^ elle est revêtue d'un sceau en cire rouge qui porte apparemment l'empreinte d'un cachet ordinaire. Bien que la cire soit quelque peu brisée, l'on peut y retracer les lettres *' C. C. C. F. " ou la plus grande partie de ces lettres. Cette enveloppe porte deux incluses. La première est une lettre écrite sur une simple feuille de papier blanc à lettre, très-raince, comme l'enveloppe qui la contient. Cette lettre est datée " Ste. Catherine, Canada-Ouest" et est adressée à '^ ma chère Jennie". En tête se trouve le No. 20" mais elle ne porte pas de signature. Au bas de la quatrième page, est une espèce de postcriptum, signé H. L. C. par lequel on demande une réponse immédiate. En tête de la lettre, l'on a aussi collé un '^ Personnel" coupé d'un journal adressé à Mme. Caroline V. Tracy/' et signé '^ T. E. Lucy." La deuxième incluse dans cette enveloppe est une lettre écrite sur une feuille et demie de papier bleu à lettre, mince, aussi datée '' Ste. Catherine, Canada-Ouest^ 1er nov.," et adressée à '^ i'hon. J. P. Benjamin, Secrétaire d'Etat, Kichmond, Virginie." Elle a trait à l'incursion récente sur St. Albans, Verraont, ainsi qu'au capt. Cole, officier rébelle, fait prisonnier à bord du navire de guerre des Etats- Unis, le Michigarij et sollicite le gouvernement confédéré de reconnaître les actes de ces individus. J'ai marqué de la lettre A la première enveloppe et ses deux incluses.
La seconde enveloppe est aussi de papier blanc mince, mais ne porte ni sceau ni adresse. Elle contient trois incluses, la première desquelles est un léger morceau de papier bleu qui recouvre deux lettres, mais n'est pas écrit. La première de ces lettres est datée " 31 octobre 1864," sans in iication du lieu où elle a été écrite. En tête elle porte les mots " ma bien-aimée," et est signée ^' ton mari dévoué," mais sans le nom de l'auteur.
Cette lettre, de même que les autres dans la même enveloppe, est écrite sur du papier bleu très-mince, comme celles contenues dans l'enveloppe marquée A. L'autre lettre dans cette deuxième enveloppe ne porte ni date ni adresse, mais l'entête suivant ^' extrait de la
proposition de , qui a été transmise." Elle se rapporte à la proposition faite par un
individu des Etats-Unis de fournir des provisions à l'armée rébelle, sur le Mississipi et à certains endroits dans le département du général Buttler. J'ai marqué de la lettre B. la seconde enveloppe et ses jnclusos,
J'ai; çtc, C. C. AuGDR,
Majpr-GénéralCommaQdant.
M. Smmrdà M. Adamn,
Dki'AUtkmknt i>'Ktat,
Wunlùugton, 0 Décembre \%M.
A (\ l'\ AduniH, Kcr.,
iMoNsiKUii, — Vous riMMvn/. mmm co pli copio do cnrtuincs lettres in» -^ ••♦■'- - -■ ■; vionnont, l)ii!u à l'apimi (1cm roproMoritatioiis (juo voin avez (îu instruction d'.! . vcrnomont do S;i Majcsto outre lo principe do faire doH provinccM anf^laincH ovoininant notre iVonticro un point di; niUicnuMit j)our 1cm a^roHMcun^, Ich voleurs et les meurtrier/'. J'ai j)ar(icvcr,s moi 1cm ori;;iiianx do ccm documonlM. Nous avoiiH rai.Hon de coirc (ju'ii-j sont authentiiiucM. Vous voudrez bien on fairotol usago qu'il vous somblera bon. Ils Mont préo(''di'M d'cxtraitM d'un r!ij)port du mnjor-i^ém'ral AuL:;ur, <jui a arrAt/; lo porteur d(; la corrospondanco illicite. (!c rapport donne uuo description de la correspondance int'jrccpt<'- ,•.
J'ai, etc.,
W. If. hîKWAHI).
./. //. Burnlci/ au Vicomte MoncI:.
WASiiiNaTON, 22 iJéccmbrc 18C4.
MiLORD, — J'ai l'honneur do transmettre ;\ Votre Excellence la copio ci-jointo d'une communication que j'ai reçue du Secrétaire d'Etat des Etats-lfriis au sujet d'une prétendue or«;anisation qui s'est rormee ii Halifax dans le but do capturer les navires des Etats-Unis sur les lacs situés entre ce pays et le Canada, ainsi qu'à différents points sur les côtes de l'Atlantique et du Pacifique.
J'ai, etc.,
J. II. BUIINLEY.
A Son Excellence
le Vicomte Monck, etc., etc., etc.
W. IL Seward d J. U. Bxirnlei/.
Washington, 21 Décembre 1864.
Monsieur, — J'ai l'honneur de vous informer que par une dépêche du 13 de ce mois, reçue du consul des Etats-Unis :\ Halifax, j'ai appris l'existence d'une organisation do corsaires composée d'environ 300 individus qui se proposent de capturer, piller, détruire, ou si la chose est possible, d'armer pour leur propre compte les bâtiments à vapeur et autres navires appartenant aux citoyens des Etats-Unis, sur les côtes de l'Atlantique et du Pacifique ainsi que sur les lacs situés entre les Etats-Unis et le Canada. Le consul ajoute quo cette troupe de forbans doit se subdiviser en détachements moins nombreux et diriger 8es attaques sur différents points à la fois; qu'une partie de l'expédition restera i\ Nassau, et que plusieurs individus appartenant à l'organisation ont des commissions qu'ils prétendent tenir du soi-disant secrétaire de la marine des insurgés en rébellion ouverte avec ce gouvernement ; que des gens de l'expédition ont quitté Halifax récemment dans le steamer " Acadie " en destination de Nassau, via la Havane; que Braine, un des chefs des pirates qui ont pris part ;\ la capture du '^ Chesapeake " et du '^Pioanoke," était ii Halifax deux ou trois jours avant le départ de la dépêche du consul mentionné ci-haut, et qu'il s'est embarqué sous un f;mx nom à bord d'une goélette en route pour Nassau ; que McDonald, le complice de Braine dans la capture du '* Chesape.ake," est en Canada, dans les environs de Détroit.
J'ai, etc.,
"W. H. Setvard.
J. H. Burnley, Ecr.
J. Hume Biirnlei/ au Vicomte Monck,
Washington, 24 Décembre 1864.
MiLORD, — Kelativement i\ la correspondance échangée entre A'otre Excellence et la légation au sujet de la requête présentée par ^W. A. Howard, écr., au nom des citoyens
(lu Michigan, relativement aux dangers auxquels ils sont cxpoF6.5 de la part des r6y)clle3 réfugies en Cauada, j'ai l'honneur de transmettre il Votre J'iXcellence copie d'une lettre que j'ai reçue du Secrétaire d'Etat des Etats-Unis dans lac(uelle il annonce que les mesures prises par Votre Excellence dans cette aiFairc ont été hautement appréciées par le gouvernement des Etats-Unis.
J. H. BURNLEY.
A Son Excellence •
Je Vicomte Monck, etc., etc., etc.
Al. Scioard à M. Burnley.
Département d'Etat,
Washington, 22 Décembre 1864.
Monsieur, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre communication, en date du 18 de ce mois, contenant sous le même pli copie d'une dépêche du gouverneur-général du Canada au sujet de la requête présentée par W. A. Howard, écr., au nom des citoyens du Michigan, relativement aux dangers auxquels ils sont exposés de la part des rebelles réfugiés en Canada. Les mesures prises par lord Monck, telles que mentionnées dans sa dépêche, ont été hautement appréciées par ce gouvernement.
J'ai, etc.,
W. H. Seward.
J. H. Burnley, Ecr.
J. H. Burnley au Vicomte Monch.
Washington, 26 Décembre 1864.
MiLORD, — J'ai l'honneur d'accuser réception de la dépêche de Votre Excellence en dute du 20 de ce mois, m'annonçant les mesures prises par Votre Excellence aux fins de déjouer les manœuvres organisées en Canada par certaines personnes hostiles au gouvernement des Etats-Unis.
Aussitôt après réception de la dépêche de Votre Excellence, j'eus une entrevue avec M. Seward et lui communiquai verbalement les renseignements que vous m'aviez fournis, et, à sa demande, je lui ai subséquemment transmis un mémoire à ce sujet, dont j'ai l'honneur de vous envoyer une copie.
M. Seward m'a prié de remercier Votre Excellence et de lui assurer qu'il appréciait hautement les efforts que l'on faisait dans le but de maintenir l'entente cordiale entre les deux gouvernements.
J'ai, etc.,
J. Hume Burnley.
Son Excellence,
Vicomte Monck, etc., etc.
Mémoire.
Relativement aux hostilités contre les Etats-Unis que l'on redoute de la part de certains rébelles réfugiés en Canada, le vicomte Monck m'apprend qu'il a pris des mesures à l'effet de prévenir toute agression de cette nature, en échelonant des détachements de la police secrète, sous le contrôle de magistrats stipendiaires, sur la frontière entre le Canada et les Etats-Unis.
Ces mesures, le vicomte Monck ose l'espérer, auront l'effet de décontenancer toute tentative hostile de la nature de celles auxquelles il est fait allusion.
Légation Anglaise,
Washington, 26 Décembre 1864.
L'Honorable W. H. Seward.
./. //. liurnfey au Vicomte Mnnck,
Wahuinqton, 1er janvier 1805.
MiiiOiii), — J'jii riiomiour do traiiHiiicttro \ Votro Kxoollcncc la oopio cijoint<' d'uno counuiiiiioation ([iio j'ui rcriKï du St»nr<'^tairo d'I'ltat divs lOt.-it.s-lJnirt, cri r/'-ponno à, crllr »jii<: )o lui ai uilroHsoo auH.sitôt uprrH irooption do votro dopôcho on dato du *J!7 du nioin dcruxT, au Hujt't des niosuroH à |)rcndro pour drjuucr len coniplotH formé» en Canada contro lu f,'ouvornoinont des KtatH-lJnis.
J'ai, etc.,
.1. H. liUUNLtY.
A.U TriNH-llonoraMo
Vicomte Muiuk, etc., etc., etc.
M. Scward à M. Bu ml II/.
Départ K MENT d'Ktat,
Washington, .'il Décembre 180J.
MoNsiKiiu, — J'ai riiouncur d'accuser réception de votre communication en date d'hier, dans hiqucllc vous me laites part des mesures que Sun Excellence le vicomte Monck se propose do prendre pour arrêter et punir les personnes prévenues d'avoir compromis sur le sol canadien les lois de la neutralité des possessions de Sa Majesté ; en réponse, je dois vous inibrmer que ces mesures sont sous considération.
Je vous prie de vouloir bien as.surer Son Excellence que la cordialité dont elle a fait preuve eu cette circonstance est hautement appréciée ^r le gouvernement.
J #, etc.,
W. II. Sewari).
J. II. Burnlej, Ecr.
M. J. Hume Burnley au Vicomte Monck.
Wasuington, 5 Janvier 1805.
MiLOUD, — llelativemcnt à la dépêche de Votre Excellence, en date du 2G du mois dernier, dans laquelle vous me transmettez, pour l'information du gouvernement des Etats- Unis, copie d'un ordre général émis à l'occasion de l'envoi de troupes sur la frontière entre le Canada et les Etats-Unis, j'ai l'hoaueur de vous expédier sous ce pli copie d'uuecoiiiir.uuicaiioQ que j'ai reçue du Secrétaire d'Etat des Etats-Unis dans laquelle il exprime la satisfaction éprouvée par le gouvernement des Etats-Unis en apprenant l'adoption de cette mesure.
J'ai, etc.,
J. Hume Bcrnley.
Au Vicomte Monck,
M. Seward à M. Burnlei/.
AVashington, 3 Janvier 1865.
Monsieur, — J'ai l'honneur d'accuser avec le plus grand plaisir réception de votre commuuicaîiou en date du 31 du mois dernier, accompagnée d'un ordre général émis par Son Excellence le gouverneur- général du Canada, dans le but de i'aire maintenir la neutralité entre les provinces anglaises et les Etats^Unij?. J'ai l'espoir que nous n'aurons plus
lo regret d'ctro témoins (3u scènes de la nature de celles qui tout récemment ensoî venaient séricuscriicnt compromettre les relations qui unissent les deux pays.
J'ai, etc.,
W. H. Sewaud.
J. H. Burnlcy, Ecr.
M. J. Hame Burnley axi Vicomte Monc/:.
Washington, 7 Jauvier 1865.
MiLOliD, — Kcîativement à la dépêche de Votre Excellence, en date du 26 du mois
mesures qu'elle a prises h ce sujet.
Au Vicomte Monck
J. Hume Burnley.
M. F. W. JScivard à M. Burniei/.
Depatement d'Etat,
Washington, 4 Jauvier 1865.
Monsieur, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre communication du 31 du mois dernier, au sujet d'une prétendue expédition militaire qu'organisent en Canada certains fugitifs des Etats-Unis. En réponse, je dois vous informer que les efforts déployés par les autorités de Sa Majesté dans le but de constater jusqu'il quel point étaient fondées les révélations faites à cet égard, ont été hautement appréciés par ce gouvernement. Il est ù. espérer que le résultat justifiera la conclusion à laquelle on en est arrivé an sujet de de cette affaire.
J'ai, etc.,
F. W. SUWARD,
Secrétaire Intérimaire.
J. H. Burnley, Ecr.
Al. J. II. Burnley au Vicomte Monck.
Washington, 12 Janvier 1865.
MiLORD, — Ptelativcmcut à la dépêche de Votre Excellence en date du 28 décembre, au sujet de la prétendue expédition organisée à. Halifax, Nouvelle-Ecosse, par une troupe de corsaires, dans le but de capturer les navires marchands appartenant aux citoyens des Etats-Unis, et dans laquelle Votre Excellence exprime la détermination du gouvernement du Canada do prendre tous les moyens en son pouvoir pour déjouer l'exécution de ces projets, — j'ai l'honneur de transmettre à Votre Excellence sous le même pli corie d'une dépêche du Secrétaire des Etats-Unis me priant de remercier Votre Excellence pour l'envoi do cette communication.
J'ai, etc.,
J. H. Burnley.
Son Excellence îc Vicomte Monck.
M, iifiinril à M, Jiuni/t 1/.
Dki'AUTj:*;' • ''
\. Janvier 1805.
MoNHiKiiu, — tJ'ui l'honneur i1'uci:uh(T uveo un bi«Mi Hcnf«iblo plaiHii* r.'cc Lion do TOlro conuuunication on datu ilu il du pirscnt nmin, au Hujet i1<h cliurtH 'li ."jvcrnr-
iiicnt cannilitM» ilaiiM lo but <lo tkjoutîr !».•« prujotH hostil«:rt or^aw. t 'cir nn
ccrtaiu nombre «rinilividus ati Hnjet tlcsquolM jo vous écrivain lo 2\ «lu .
.l'ni, etc.,
■' ' • J. II. Hurnicy, Kor.
./. Utnnc. Jiunili 1/ à Lord MonrI:.
AVasiiiMiTon, -o jauvier i8G5.
IMlLOiiD, — J'ai l'honneur de tran.snicttro ;\ Votre Kxccllonco -u copie ci-jointc d'une communication (|ue j'ai rc(;uc du Secrétaire d'Etat des EtutH-Uuis, au sujet d*exp6ditiouH qu'oruaniseut en Canada Icrt ennemis des Etats-Unis, dans le but d'opérer une incursion formidable sur le territoire de ce pays.
J'ai, etc..
J. IIUMK BUIWLBT.
A Sou Excellence
le Vicomte Monck,
etc., etc., etc.
M. Scicard à M. Burnlci/.
Département d'Etat,
Washington, 21 Janvier 18G5.
MoNvSiEUR, — J'ai l'honneur do vous prier de communiquer au gouvernement canadien le fait que ce département tient d'une source positive que des enncmi.-î des Etats- Unis réfugiés en Canada organisent eu ce moment uno incursion Ibrmiuable contre ce territoire, dans le but avoué de dévaster Burlington, dans le Vermont, et Whitehali, dans l'Etat do New- York, lorsque la glace sera prise sur le lac Champlain, et de détruire les navires mouillés dans les havres de ces ports ; que leurs projet» sont définitivement arrêtés, et que s'ils ne les ont pas déjà mis à exécution la raison en est attribuable à la ré-arrestation des maraudeurs do St. Alban.s, ce qui les a engagés à ajourner leur entreprise jusqu'à ce que la décision des tribunaux à cet égard puisse être connue.
W. II. Sewhud.
J. H. Burnley, Ecr.
./. Hume Burnïei/ au Vicomte Monch.
Washington, 9 Février 1865.
MiLORD, — J'ai l'honneur de transmettre à Votre Excellence la copie ci-jointe d'une communication, avec ses incluses, que j'ai reçue du Secrétaire d'Etat des Etats-Unis^ au sujet d'une expédition organisée aux Etats-Unis par des individus qui se proposent d'envahir le territoire canadien.
J'ai, etc.,
J. IIUJÎE BURNLEY.
A Son Excellence
le Vicomte Monck.
etc., etc., etc.
M, Seicard à M, Burnlei/.
Département b'Ktat,
Washington, 8 Février 1SG4.
Monsieur, — J'ai Tlionneur de vous transmettre copie d'une lettre en date d'hier, adressée, sur ordre du major-général Dix, par Charles O. Jolino, r.u major N. llobinson, commandant la division nord de New-York, au sujet d'une expédition qui s'organise près du cap Vincent, dans le but de dévaster le territoire canadien, sous forme de représailles à l'aflTaire de St. Albans. Je vous prierais do vouloir bien faire part de ce renseignement au gouvernement canadien, ainsi que du fait que le secrétaire du trésor et le procureur-général ont été avertis de ce mouvement, et ont été requis d'enjoindre aux officiers des Ktats-Unis sous leur contrôle de prendre les mesures nécessaires pour déjouer ces projets.
J'ai, etc.,
W. H: Seward.
Le Major G. 0. Joline au Major- Gtnéral Rohinson.
Quartiers-Généraux, Département de l'Est,
New- York, 7 Février 18G5.
Au Major-Général J. C. Kobinsoo,
Commandant la division Nord de New- York, Albany.
Général, — Le commandant-général est informé qu'un nommé " Briggs" organise depuis quelque temps et actuellement encore une expédition près du cap Vincent, dans le but avoué de faire une incursion sur Kingston, sous forme de représailles à l'incursion de St. Albans.
Le commandant-général vous enjoint de vous enquérir sans délai de cette affaire, et de prendre toutes les mesures nécessaires pour déjouer ces projets, si réellement ils doivent être mis à exécution.
Par ordre du Major-Général Dix,
Charles O. Joline.
Major et Aide-de-Camp.
(^Officiel)
Quartiers-Generaux, Département de l'Ej^t,
New- York, 7 Février 1865.