‹ Documents relatifs aux incursions des rebelles sudistes sur la frontière des États-Unis et à l'invasion du Canada par les FéniensChapitre 27 sur 44 · II. Burnloy, Ecr · texte numérisé non relu

II. Burnloy, Ecr

Québec, 2G Septembre 1864.

Monsieur, — J'ai l'honneur do voua informer qu'immédiatement après avoir reçu de vous-même ainsi que des agents canadiens à Windsor, C. 0., la nouvelle des récentes déprédations commises sur le lac Erié, à bord des vapeurs des Etats-Unis '' Philo. Parsons'' et *' Island Queen/' des instructions furent transmises par la voie du télégraphe aux officiers judiciaires du Canada leur enjoignant de prendre tous les moyens en leur pouvoir pour rechercher et arrêter les personnes impliquées dans l'affaire en question, s'il pouvait être au préalable constaté qu'elles avaient reçu asile en Canada.

J'enjoignis également au solliciteur-général du Haut-Canada, qui se trouvait dans cette section du pays, de se rendre sans délai à Windsor et de s'aboucher avec les autorités des Etats-Unis dans le but de leur prêter toute l'assistance possible. Je pris aussi des mesures i\ l'effet de faire revenir à Windsor le détachement de troupes régulières qui en était parti quinze jours auparavant, afin qu'il pût prêter main-forte au pouvoir civil au cas de nécessité.

Veuillez avoir la bonté de communiquer verbalement à M. Seward la substance de cette dépôche.

Lord Monck à Lord Lyons.

Québec, 6 Décembre 1864.

Son Excellence Lord Lyons.

MiLORD, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre dépêche en date du 30 novembre, contenant une communication du Secrétaire d'Etat des Etats-Unis à l'effet de demander l'extradition de Bennett Gr. Burlcy, accusé d'avoir commis les crimes de piraterie, vol et assaut avec intention de meurtre sur le territoire des Etats-Unis.

En réponse, j'ai l'honneur de vous prier de vouloir bien informer M. Seward qu'aus- BÎtôt que j'aurai pu constater que la preuve exigée par le traité d'extradition est complète

daus cette affaire, le mandat nécessaire pour la reddition de Burley au gouvernement de Etats-Unis sera émis.

J'ai, etc.,

MONCK

Lord Monde à M. JUarnhi/.

Québec, 31 Janvier 1865.

Monsieur, — Relativement à vos dépêclies du 16 octobre et du 30 novembre 1864, j'ai l'honneur de vous inforïner, avec prière de communiquer le fait au Secrétaire d'Etat des Etats-Unis, que j'ai émis mon mandat pour l'extradition de Bennctt Gr. Burley, accusé d'avoir commis le crime de vol sur le territoire des Etats-Unis.

J'ai, etc.,

MONCK

J. Ilume Burnley, Ecr.,

M, Hume Burnïey an Vicomte Monck.

Washington, 1er Octobre 1864.

' MiLORD, — En réponse à la dépêche de Votre Excellence en date du 26 de ce mois, relative aux déprédations commises sur le lac Erié, j'ai l'honneur de vous inlormer que j'en ai communiqué verbalement la substance à M. Seward.

M. Seward m'a prié d'offrir ses remerciments à Votre Excellence pour l'appni prêté à scn gouvernement par vous-même et par les autorités canadiennes dans la recherche et l'arrestation des personnes impliquées dans l'affaire.

J'ai, etc.,

J. Hume Buenley.

Son Excellence le

Vicomte Monck,

etc., etc., etc.

«7. Hume Burnïey Çpour Lord Lyons) au Vicomte Monde.

Washington, 30 Novembre 1864.

MiLORD, — J'ai l'honneur de vous transmettre sous ce pli copie d'une communication que j'ai reçue du Secrétaire d'Etat des Etats-Unis, par laquelle il demande l'extradition de Bennett Gr. Burley.

J'ai l'honneur d'être, Milord,

le très-humble et obéisssant serviteur de Votre Excellence,

(Pour Lord Lyons) J. Hume Burnley.

Le Vicomte Monck,

etc., etc., etc.

Mr. Sexcard à Lord Lyons.

Washington, 29 Novembre, 1864.

MiLORD, — Des renseignements précis ayant été communiqués à ce département à l'effet que Bennett Gr. Burley, accusé d'avoir commis les crimes de piraterie, vol et as-

Haut nvoo intontiori «lu mcurtro li btud du v.ipi:ur dcH Ktâi«-nnirt " J'hilo VurnonH," Mur lo 1ji(3 l'irio cf. (liiiiM 1.1 jiiritliction i1«îm l'îtats-IIiuH, eut un orirniiiol dcM KtaU-UniM n'-fuj^i^î fti Cuniuiu, vt (|u'il o.st actuolli)inont «h'touu à Toro'ito, «-n attendant (juo oo j^ouvorniin<înt dciuuiido HOti (îxtnidition c()nronn(''ijiiMit au lOino article du traitai, j'ai l'honneur do rL'*|U<jrir, par l'inti^rnu-diairo de Vutro Soi^ncurio, lo gouvcrnciuont do Sa MajoHti'j do vouloir bien omottro lo mandat néooHgairo pour la reddition do IJcnnott G. Jiurlcy h. Joseph I>inimiok et .laïuos Ilonry, ou :ï touto autre; por.sonno diVncnt autoris^jo par lo pr(';v6t d«:H Kf.atM- Unis pour lo district Ivstdu Miclii;.^;iu, ;l rcocvoir lo l'ugitii' et ù lo ramoner aux KtatH-lJuiu pour qu'il suLi.sae son procùs.

J'ai, etc.,

W. 11. Skwaui).

Lo TrtV-Honorablo Lord ijyous, G. C H.

Luft/ Monde à M. CardwcU.

No. 43. QuEBKC, 5 Rîçricr ISCf).

Monsieur, — Relativement à ma dépêche, (No. 37) du 30 janvier, j'ai l'honneur do voue transuictlrc copie du mandat (lue j'ai émis pour la reddition, au gouvernement américain, de Bcnnett îiurioy, accusé d'avoir commis le crime de vol sur le territoire des Etats- Unis. Je vous expédie également sous le même pli copie des jugements prononcés par les juges devant lescjucls a été entendue la demande d'habcas corpus dans cette affaire.

J'ai reçu ce jour même un télégramme m'apprenant que Burley a été ce matin livré aux officiers chargés de le recevoir de la part des Etats-Unis.

J'ai, etc.,

Lo Très-Honorable E. Cardwcll,

etc., etc., etc.

M. J. Hume Burnlcy à M. Sewarâ.

Washington, 15 Mars 18G5.

MoNSiEUii, — Relativement à l'affaire de B. G. Burley, accusé d'avoir commis le crime de vol, qui a été livré au gouvernement américain par les autorités canadiennes, en v«rtH du traité d'extradition, je dois vous informer que le gouvernement de Sa Majesté vient de prendre en considération, de concert avec les jurisconsultes de la couronne, ua mémoire qui lui a été transmis par ua membre de la Chambre des Communes, à la sollicitation du père de Burley, duquel il ressort que l'on craint fortement que Burley no soit pas mis en accusation devant les tribunaux des Etats-Unis pour le crime de vol, mais bien pour le crime de piraterie; M. Burley, père, demande en conséquence l'intervention du gouvernement de 8a Majesté pour empêcher que son fils soit jugé pour tout autre crime que pour celui qui lui est imputé dans la demande d'extradition.

Le gouvernement de Sa Majesté a délibéré sur ce mémoire et est d'opinion que si le gouvernement des Etats-Unis, après avoir obtenu l'extradition pour le crime de vol, loin de faire subir à l'extradé son procès sur ce chef, le fait juger sur un autre, c'esfc-à-dire pour le crime de piraterie — qui, s'il eût été allégué devant les autorités canadiennes n'aurait probablement pas été suffisamment établi à leurs yeux pour justifier l'extradition, — un pareil acte équivaudrait à une violation ds la bonne foi que le gouvernement ne saurait, saus protester, passer sous silence. Le gouvernement de Sa Majesté est en conséquence prêt, si Burley doit être jugé pour un autre crime, à acquiescer à la deuiande de M. Burley, père, et à cet effet il m'enjoint de protester coutre toute tentative que l'un lerait dans le but de modifier les chefs d'accusation sur lesquels Burley u été livré aux Etats-Unis en vertu du traité.

J'ai, etc.,

J. H. BURNLEY.

M. Sitoard à M, Bumley.

Washington, 20 Mars 1865.

Monsieur. — Relativement à votre communication en date du 15 mars, au sujet de B. G. Burley, j'ui l'honneur de vous informer que le procureur-général se propose de faire juger le prévenu par les tribunaux des Etats de l'Ohio et du Michigau pour les crimes dont il s'est rendu coupable contre les lois municipales de ces Etats, savoir : pour vol et assaut avec intention de meurtre. Il a été livré par les autorités canadiennes à la suite d'une réquisition dans laquelle ces crimes lui étaient imputés, de même que le crime de piraterie qui ne relève pas de la juridiction des tribunaux des Etats, mais bien de la juridiction des tribunaux dos Etats-Unis. Je suis loin d'admettre le principe aflSrmé par le gouvernement de Sa Majesté, à savoir : que le prévenu ne pourrait être légalement jugé pour le crime de piraterie dans le cas actuel. D'ailleurs, la question soulevée à ce sujet ne saurait présentement avoir de raison d'être, vu que le gouvernement n'entend diriger des poursuites contre le prévenu que pour les crimes commis contre les lois municipales uniquement.

J'ai, etc.,

J. H. Bumley, Ecr.

W. H. Seward,

Fabrication de feu grégeois en Canada.

J. Hume Bumley au Vicomte Monch.

Washington, 14 Décembre 1864.

MiLORD, — J'ai l'honneur de vous transmettre sous ce pli copie d'une communication que j'ai reçue du Secrétaire d'Etat des Etats-Unis au sujet de la prétendue/abrication do feu grégeois destiné à incendier certaines villes des Etats-Unis.

J'ai, etc.,

J. H. Burnley.

Son Excellence

le Vicomte Monck,

etc., etc., etc.

M. Seward à M. J. Hume Burnley.

Département d'Etat,

Washington, 13 Décembre 18G4.

Monsieur, — J'ai l'honneur de vous transmettre, pour l'information du gouverneurgénéral du Canada, copie d'une communication en date d'hier, reçue du département de la guerre, au sujet de la prétendue fabrication de feu grégeois destiné h. incendier certaines villes des Etats-Unis.

J'ai, etc.,

W. H. Seward.

J. Hume Burnley, Ecr.

H. D. Townsend à M. Seward,

Département de la Guerre, Bureau de l'Adj.-Gén.,

Washington, 12 Décembre 1864.

MoNSiEUR,-ï-J'ai otdrç du sçcrét;^ii:e de la guerre dç vous transmettre sous ce pli

copies (IcH lettres du nmjor-g(1n<îral FTooknr et du lioutflnant-rolonol Hill, au injct do la fabrioiltiun do l'eu gro^coirt destiné à iiiourdicr orrtainoH villoH dcM Kuts UnÎH.

J'ai, oio.,

L'JIonoral)lo W. 11. S.«war.l.

Le Mnjtn'-iMént'nil Utu>ktr au Hn'ijadier-GèncruL /v. I>. Townuciul,

QïTAllTIEItS-riKNrilAIîX, DkI'T. I»ll Noiu»,

CiDoiunati, Ohio, 0 \)vu\\)*-\u\)T*'. 1S<>4. Au Bri^udior-dcntfTal K. 1). Towiisond,

Adjudîint.G(:'aéral, A. K.-U.

rÎKNKilAi,, — J'ai riiomunir do vous f rarisiinittro sous co j»li copie d'urif' lettre vm date du \\ ilo ce mois, (juo je viens do recevoir du lieutonaiit-eolonel It. 11. Ilill, commandant le district du Miulii<jcau, laquello contient les renseignements les plus importants pour toute la iVontièro limifrophe au (Canada. Ces renscignemcntH ont ùtù communi(jU('îS par una;;ent do la polioo secrùte, et l'on j)eut sans crainte y ajouter la pl\is grande foi. Il y a ^uehjucs jours je recevais inoi-mcmc des nouvelles hu mCmo cflfet. ]>'après la lettre, l'on verra que des rél'ugiés et déserteurs do la confédération rebelle sont activevcnt occupés à faljriquor du l'eu grégeois à Windsor, en Canada, dans le but de simplifier hurs projets incendiaires. Quant aux attaques do la part des rebelles armés et organisés, je les redoute moins (jue les complots tramés par certains individus dans le but d'incendier et piller nos villes, d'autant ])lus que les moyens que j'ai à ma disposition me permettent facilement do les connaître ii l'avance et de me préparer ;\ les repousser.

Inutile pour moi d'ajouter que j'ai enjoint aux autorités civiles et militaires sous mou contrôle do déployer la plus grande vigilance possible.

J'ai, etc.,

Joseph IIooker.

Major-Général.

Le Col. R. H» mil au Capitaine Ç. II. Fotter.

Quartiers-Généraux, District du Michioan,

Détroit, 3 Décembre 1864.

Monsieur, — J'ui l'honneur do vous annoncer que, d'après les renseignements qui m'ont été communiqués, je suis convaincu que des préparatifs considérables se font en Canada dans le but d'incendier non-seulement les villes situées sur le littoral des lacs mais d'autres encore, et qu'il est nécessaire de déployer la plus grande vigilance sur toute la ligne.

J'ai la certitude que l'on fabrique du feu grégeois à Windsor ; Buffalo, Cleveland et cette ville sont surtout celles que l'on se propose d'incendier, en même temps que des expéditions armées se livreront au vol et au pillage. L'on parle également de Cincinnati et Louisville.

L'on m'apprend aussi qu'un grand nombre de soldats rébelles ont été envoyés en Canada ; il en est même, parait-il, qui ont obtenu leur congé et ont réussi à franchir la frontière.

Je suis en mesure en ce moment de recueillir les renseignements les plus précis ; le seul danger que je redoute est que l'individu qui fait pour moi ce service me fasse défaut au dernier moment.

Dans cette ville j'ai fait comprendre aux hôtelliers la nécessité qu'il y a de surveiller attentivement les voyageurs qu'ils reçoivent, et les hôtels sont journellement visités par un agent secret qui est à mon emploi.

J'ai, etc.,

R. H. Hill,

Lieut..Col.,5 Art., E.-U.,

Corn, le District du Miohiean, A C. H. Potter,

Capitaine et A. A. G.

Quartiers-Généraux, Dép. de l'O, Cincinnati, Q,

Lord Monde à M, Burnlei/.

Québec, 20 Décembre 1864.

Monsieur, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre dépêche, en date du 14 de ce mois, au sujet de lu prétendue fabrication de feu grégeois destiné à incendier certaines ville» des Etats-Unis.

J'ai rhoiHieur, en réponse, de vous informer que je vais prendre sans tarder les mesures nécessaires pour faire constater l'exactitude de ce renseignement, et au cas où il serait fondé je ne manquerai pas de recourir à tous les moyens on mon pouvoir pour déjouer les projets que Ton a en vue.

J'ai, etc.,

MONCK

J. H. Burnley, Ecr.

Lord Monde à M. Burnlty.

Québec, 26 Décembre 1864.

Monsieur, — Relativement à votre dépêche du 14 de ce mois, au sujet de la prétendue fabrication en Canada de feu grégeois destiné à incendier certaines villes des Etats- Unis, j'ai l'honneur de vous transmettre, pour l'information du gouvernement des Etats- Unis, copie de la lettre du procureur-général du Haut-Canada, dans laquelle il est fait mention des mesures prises à l'effet de constater l'exactitude de ce renseignement.

J'ai, etc.,

MoNCK,

J. Hume Burnley, Ecr.,

etc., etc., etc.

M. J. Hume Burnley au Vicomte Monde.

Washington, 2 Janvier 1SG5

MiLORD, — J'ai transmis au Secrétaire d'Etat copie de la dépêche de Votre Excellence, en date du 26 du mois dernier, au sujet de la prétendue fabrication de feu grégeois en Canada, et j'ai l'honneur de vous expédier sous ce pli copie de la réponse que j'ai reçue du Secrétaire d'Etat.

J'ai, etc.,

J. H. Burnley.

Son Excellence le Vicomte Monck,

etc., etc., etc.

M. Sexcard à M, Burnley,

Département d'Etat,

"Washington, 31 Décembre 1864.

Monsieur, — C'est avec un bien sensible plaisir que j'ai reçu votre commuication du 28 de ce mois, au sujet de la prétendue fabrication de feu grégeois destiné à incendier certaines villes des Etats-Unis. J'ai, etc.,

W. H. Seward.

J. H. Burnley, Ecr.,

^ .iiii..

M. J. Hume HurnUy au Vicomte Monde.

"Wasihnoto.v, 17 Jiinvicr 1866.

iMii.oUD, — J'ui trau.smÏH au iSocrétniro d'Ktnt dc.H Ktat.H-UnÎH copie (1<! la commnnieatioti do Votre Kioollnnco, cmi dato du L'(i du moirt dernier, au sujet des luohurcM qui ont Ci(^ prisoH dans lo but do conntater l'exactitude du renHci^noment relatif à la prétendue fabrication do fou f^Tif'^'ooiH en Canada, et j'ni maintenant l'honneur de vous expédier bouji ce pli copie de lu répouHO du kJeerétairo d'Ktat.

JVi, oto.,

J. ilUMK BURNI.KV.

A «Son ICxccllenco !q Vicomte Monok,

etc., etc., oto.

M. Seward à M. BurnUy.

DlfcPARTEMKNT d'EtAT,

Washington, 14 eTanvicr 18G5.

Monsieur, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre communicatiou en date du ÎU du mois dernier, m'annonçant les mesures qui ont été adoptées par le gouverneurgénéral du Canada dans le but d'empêcher la fabrication, en cette province, de feu grégeois dont les insurgés entendent faire usage pour incendier les villes du nord des Ktats- Unis ; en réponse, je me permettrai de vous exprimer toute la satisfaction que m'ont fait éprouver les mesures prises par Lord Monck à ce sujet.

W. H. Sewaed.

J. H. Burnley, Ecr.

Le Vapeue " Georoian."

M. J. Hume Burnley Çpour Lord Lyons) au Vicomte Monck.

Washington, 7 Novembre 1864.

MiLORD, — Je vous ai expédié aujourd'hui même le télégramme suivant : — " J'ai reçu de M.Seward le télégramme qui suit, daté d'Auburn: — " Le général Dix me télégraphie : * Le maire de Buffalo m'apprend que le vapeur *' Georgian" croise sur le littoral du Canada dans le but de rencontrer le î' Miehigan" et de commettre des déprédations sur la frontière.

*' Veuillez bien en informer le gouverneur Monck." *' W. H. Seward, Washington, 7 Novembre."

J'ai, etc., (Pour Lord Lyons), J. Hume Burnley.

Son Excellence le Vicomte Monck.

etc., etc., etc.

M. J, Hume Burnley (j)our Lord Lyons) au Vicomte Monde.

Washington, 11 Novembre 1864.

Milord, — J'ai eu ce jour l'honneur de vous expédier le télégramme suivant : — " Le major-général Peek télégraphie ce qui suit de Buffalo à M. Seward : —

'' Le '' Georgian" est à 20 millefl de Port Colborne. Il a 6t6 récemment acheté à Toronto, Canada Ouest, comme navire destiné au commerce maritime. Le prix de vente, $17,000 en or, excède de beaucoup sa valeur réelle, au dire des personnes les plus compétentes. Cet incident, joint au fait que la saison des affaires est maintenant close, est de nature à faire naître des soupçons sur la transaction et nous justifie de croire que ce vaisseau est destiné à faire la course."

J'ai, etc.^ (Pour Lord Lyons), J. Hume Burnley.

Son Excellence le

Vicomte Monck,

etc., etc., etc.

M. J, Hume Burnley (pour Lord Lyons) au Vicomte Monde.

Washington, 12 Novembre 1864.

MiLORD, — Relativement à la correspondance télégraphique échangée avec Votre Excellence au sujet du ^' Georgian " ou ^' Georgiana," j'ai l'honneur de vous transmettre copie d'une communication que j'ai reçue de M. Seward, contenant les lettres qui lui ont été envoyées sur cette affaire par M. Thurston, vice-consul-général des Etats-Unis h, Montréal.

Je crois en même temps qu'il est de mon devoir d'informer Votre Excellence que le consul de Sa Majesté, parlant incidemment de ce sujet, m'écrit ^'qu'une personne bien " renseignée sur les affaires commerciales de la frontière lui a assuré que ce vapeur est ^' engagé dans une expédition légitime, ayant été nolisé dans le but de remorquer les trains " de bois de la rivière Ste. Clair à un port situé sur la rive canadienne du lac."

J'ai, etc., Pour Lord Lyons, J. Hume Burnley.

Son Excellence le Vicomte Monck, etc., etci, etc.

M, Seward à Lord Lyons.

Département d'Etat,

Washington, 11 Novembre 1864.

MiLORD, — J'ai l'honneur de vous transmettre, pour l'information de Votre Seigneurie et celle des autorités de Sa Majesté en Canada, copie d'une dépêche du 8 de ce mois, reçue de D. Thurston, Ecr., vice-consul-général des Etats-Unis à Montréal, ainsi que du document qui l'accompagne, au sujet de la vente du *' Georgiao" ou " Georgiana" à des individus soupçonnés d'être les agents des ennemis des Etats-Unis, dont il était question dans ma communication que j'ai adressée ce matin à Votre Seigneurie.

J'ai, etc.,

W. H. Seward.

Lord Lyons,

3/. R. J. Eimball à VEon. J. F, Potter.

Consulat des Etats-Unis,

Toronto, C. 0., 5 Novembre 1864;

Monsieur, — J'ai l'honneur de vous transmettre les renseignements suivants que j'ai communiqués au grand-prévôt jle Buffalo, N. Y., en date du 3 novembre.

Ces renseignements me sont fournis par quatre personnes différentes inconnues les unes aux autres.

En premier lieu, la maison A. M. Smith et Cie. et M. Geo. H. Wyatt m'informent, en réponse à ma question, qu'ils ont vendu le '^ Georgian," qui leur appartenait, à un nommé

HtttoM du Alichij^un, qui lo dcHliiiu au couiiuorou de ho\s. Il.i l'uut dirlivré lU port Colb/rue, (\ (), IcM Icr ou U do cil inoifj. I Is j.rotrijdrnt f|U'il • proj^r»? :iij '•- ' ,

pouvant (run.sportor do luurdcH chur^c.i avec uu 1 uraut d'cuu. 1. . , '•*

uotuols ont l' intention lU renforcer it i/mrpvntc fin ufifjrur pour le rmUrr prt/j/rf! au iefvire <ln reuionjitiKjt'.

Jo crois (|u'ils ont eu j):irtiu avouô <|uo l'ur)<ont (;iJlG,r>Of)) u été retiré do lu l»:iiif|iie O/itario, où lu (îol. Thompson, af;ont ootiItMléro, l'ait mc^ d<!'pôtM

\]n autre individu iirétcnd av(»ir connu w Hutca :ï LouiMvilI«î, Ky. ; il était autrchii»» capitaine du '^ Magnolia" Hur io Mis.sis.sipi. l.'no troi.siiNnjo |)crHonno (juo j« connaiM bim, niais «pli l'aisait au[»aravant cause <!onnnuno avco les coniédéré-», eut venue à inoi de non propre j^r6 pour nie révéler ce <iu'elle appelle uu i/rand complot^ afin que je puisHe y luettro obstacle, pour la raison, dit-elle, (|ue Ici Huccès do l'expédition aurait l'efTct de cauxer fle.H troubles entre le (yanad;i et les Ktats-I înis. V^oici, en r.'suiné, c»: (pri-lle pr('tend tenir do Hatcs lui-memo.

Le ** (Jeor!j;ian " a été aclicLé pour le compte des eoulidcri'.-!. Il doit cLr».* converti eu bélier et placé (juclque part sur le lue Jluron, et après avoir pri.s des bonimc-J, des anuo» et des munitions h, sou bord, il devra courir sur lo '• Micliif^an," uiouillé en vue de l'ilo Johnson, et le couler bas, après quoi il fera une descente sur l'Ile Johnson dans le but de libérer les prisonniers, que l'on armera, si l'entreprise vient à réussir. Lo " Gcor^^ian" continuant do faire la course, devra successivement détruire JJuil'alo et d'autres villofl. i/indiviau en question prétend connaître tous les détails du complot et serait prêt à le dévoiler aux autorités des Ktata-('nis, si j'offrais, en ma (pialité d'officier du ^gouvernement, d'acquitter sei dépenses ; il s'attendrait é,j;alement à recevoir une récompense des Etats-Unis. Je lui lis voir qu'il était indifférent qu'il révélât le complot aux autorités de lîufî'alo ou à moi-même persou • nellemcnt, et je refusai d'acquiescer à sa proposition, ajoutant (juo s'il désirait me comniUniquer ses rensciguements, je les transmettrais au département et (juc s'ils étaient réellement précieux ou ne manquerait pas de l'en dédommager. Jl ne voulut pas y consentir

\h\ quatrième individu me dit que les conlé lérés l'ont engagé à taire partie d'une expédition ; ils disent avoir un vapeur, (mais n'ont pas voulu le nommer) ainsi que des armes et munitions eu quantité; leur intention était do chercher à libérer les prisonniers de l'Ile Johnson. Ali?i d'obtenir des renseignements plus précis il promit de les rencontrer à 8arnia, cette semaine ] il sera de retour lundi prochain et me donnera tous les détails qu'il pourra se procurer.

Tenant compte de tous ces faits, je n'hésite pas à croire qu'il se trame un complot de ce genre; c'est pourquoi j'ai cru devoir communiquer les renseignements au fur et à mesure qu'ils m'arrivaient, aux autorités de Buffalo, avec prière de les tran.smettre à qui de droit.

J'ai, etc ,

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