‹ Documents relatifs aux incursions des rebelles sudistes sur la frontière des États-Unis et à l'invasion du Canada par les FéniensChapitre 31 sur 44 · II. A. ilAIUllHON · texte numérisé non relu

II. A. ilAIUllHON

iSubiititut du l'rocurcur-(j entrai.

Toronto, 1 1 Di'oonibro 1805.

JjIH VAI'KliriS " l'iNKKo" KT *' A LMANDAIIKS, " A M(JNTU£AIi.

./. //. liarnlct/ au Vicomte Monck,

Wasiiinoton, 15 Décembre 1804.

MiLoui), — J'ai riionucur do transmctlro à Votro Excellence sous ce pli copie d'une eonnnunication (luo j'ai reçue du Secrétaire d'Etat des Etats-Unis au sujet de deux bâtiments que l'on construit en ce moment ;\ Montréal.

J'ai l'honneur d'être, Milord,

De Votre Excellence lo très humble et obéissant serviteur,

J. Hume Burnlev.

Son Excellence,

Lo Vicomte Monck,

etc., etc., etc.

M. Seward à M, J. Hume Burnlcr/,

DÉPARTEMENT d'EtAT,

Washington, 14 Décembre 18Go.

Monsieur, — J'ai l'honneur de vous transmettre, pour l'information du gouverneurgénéral du Canada, copie d'une dépêche en date du 9 de ce mois, que j'ai reçue de D. Thurston, Ecr., consul-général des Etats-Unis à Montréal, au Fujet de deux bâtiments suspects que Ton dit «tre en voie de construction dans cotte dernière ville, T'^El Almandarès" et le '^ Pinero '' ; ces bâtiments ainsi qu'un autre que l'on attend d'ailleurs et dont le nom n'est pas encore connu, sont, paraît-il, destinés aux rébelles dans un but hostile aux Etats- Unis.

J'ai, etc.,

W. H. Seward.

J. Burnley, Ecr.

M, D, Thurston à M. Seward.

Consulat des Etats-Unis, P. A. B. N., Montréal, 9 Décembre 1864.

Monsieur, — J'ai l'honneur de vous informer que comme il circulait en cette ville une rumeur à l'effet qu'il s'y construit en ce moment deux bâtiments pour le compte des rébelles, je n'ai pas tardé à les faire visiter, et en voici la description : —

Le plus grand, appelé " El Almandarès ", est un bateau à vapeur en bois avec des roues de côté ; il a environ 215 pieds de long sur 30 de large, et est du port d'à peu près 630 tonneaux. D est blindé. Sa poupe est arrondie et sa proue est élancée. Il a un pont double trèsélevé et cachant presque entièrement le balancier et les autres parties de la machine qui sont d'ordinaire visibles au-dessus du pont ; le toit du pont supérieur repose sur une poutre de forme elliptique dont le pont inférieur est l'axe. Cette poutre a une grande force et ajoute beaucoup à la solidité du bâtiment. De chaque côté du pont, à une distance d'environ trois

pieds entre chacune, fle trouvent un grand nombre de poulies fixes, il u deux mâts et un tuyau ; la partie sup^îrieure de la coque e^t peinte en blanc et la partie inférieure en noir ; il ont muni (l'un engin puissant et est destin; indubitablement à devenir un très-fin marcheur.

L'autre bâtiment, appelé ^' I^inero '^, est ^'gaiement construit eu bois, avec des roues de côté ; a 142 pieds de long sur 27 de large et 9 pieds de profond; son tonnage est de 2H1 tonneaux ; poupe arrondie, pruuc élancée ; double pont, dont la boi.serie cache pres- (ju'entièrement le balancier vertical ainsi que la machine. Il est muni d'un puissant engin, a deux mâts et deux tuyaux, dont un seul est visible extérieurement; il est peint en blanc et la partie iulcrieure de sa coque est blindée.

L''^ Kl Almandarcs ", dit la rumeur, doit se rendre à la Havane sous le commandement du capitaine de Cabro, et le *' Pinero" aurait également la même destination.

L'on prétend généralement que ces deux bTitimcnts ont été construits dans un but hostile aux Etats Unis, soit pour forcer le blocus ou, à rexcraple de l'Alabama et du Florida, pour ruiner notre commerce. Un des agents de police de cette ville m'a dit qu'il partageait cette opinion et m'ajouta qu'un autre bâtiment du Haut-Canada devait agir de concert avec ces derniers dans le même but. Aussitôt que je le pourrai je vous en transmettrai une description.

Il se pourrait que ces bâtiments fussent destinés à des objets légitimes, mais le public croit le contraire; certaines particularités de leur construction sont si extraordinaires, et le fait qu'un troisième steamer du Haut-Canada doit venir grossir l'escadre paraît si suspect, que j'ai cru devoir vous transmettre à ce sujet tous les renseignements qu'il m'a été permis de recueillir.

J'ai, etc.,

D. Thurston, Vice-Consul-Général, P. A. 13. N.

L'Honorable ^Y. H. Seward,

Secrétaire d'Etat.

M. J. H. Burnley au Vicomte Monck.

Washington, 7 Janvier 1865.

MiLOiiD, — Aussitôt après avoir reçu les dépêches de Votre Excellence en date du 22 du mois dernier, au sujet des deux bâtiments que l'on serait en voie de construire à Montréal pour le compte du soit-disant gouvernement confédéré, je me suis mis en communication avec le Secrétaire d'Etat des Etats-Unis, et j'ai maintenant l'honneur de vous transmettre copie de la lettre que j'ai reçue de lui dans laquelle il exprime la satisfaction éprouvée par le gouvernement des Etats-Unis en apprenant qu'une investigation de l'affaire a été ordonnée sans délai.

J'ai, etc.,

J. Hume Burnley.

Au Très-Honorable

Vicomte Monck, t

etc., etc., etc.

M. F. TF. Seward à M. Burnley.

Département d'Etat.

Washington, 4 Janvier 1865.

Monsieur, — J'ai l'honneur d'accuser avec un vif sentiment de plaisir réception de votre communication du 28 du mois dernier, contenant copie d'une dépêche que vous a adressée le gouverneur-général du Canada, et de laquelle il ressort que Son Excellenco va faire ordonner la tenue d'une erquéte au sujet de deux bâtiments en voie de construction à Montréal, et destinés, à ce que l'on prétend, à des expéditions hostiles i;ux Etats-Uni;-.

F. Wm. Seward,

Secrétaire Intérimaire,"^

M. ./. I/uine JhtniUy à Lord Muuch.

Wahiiinoton, 10 Février W\').

MiLoiii), — .ï'ai comimiiii<|u6 au Soor(^tairo «l'KUt «Ioh KtatM-Uiiin copio r|« lu dépêche (lo Vutru Kxcclioiico (Ml (lato du *1\ du mois dernier, uti suj<<t de ccrtaiuH bûtimcntu Munpcctn (jui so (joiistniisciit ii lM(MUr(''Hl ; j'ai iiiaiiitcnant l'honneur d«î vouh traflumcltro copie «le la rô|>onH(^ (lu S(ï(MY'tuiru d'Ktat p.ir la<ju«Ilo il luo juio irex|'riiuer hu^ rerucrciuientH à Votre l^xoollcneo j)our les ineauroM (piVUi; ii prises dan» eutt«î aflairo.

J'ai, etc.,

.) 11. JiUIlNLKY.

Son Kxeellonoo,

lo Vieouito Monclv,

etc., etc., etc.

M. JSeward à M. J. II. Bnrnlnj.

Dei'Autemknt i/Etat,

Wasliington, 1 i Février 18G5.

Monsieur, — J'ai l'iionneur d'accuser réception de votre communication eu date du iil du mois dernier, ainsi que des documents transmis ])ar le ^^ouvcrneur-g(;;n(jral du (Canada, au sujet des deux bâtinients que l'on construit \ Montréal pour le compte des insurgés; veuillez bien lui offrir mes remcrciments pour la promptitude avec laquelle il est intervenu dans cette affaire.

W. II. Seward.

A J. II. l^urnley, Ecr.

M. J, /Z. Burnleij au Gouverneur- Général du, Canada.

Washington, 27 Mars 1865.

MiLORD, — J'ai communiqué au Secrétaire d'Etat des Etats-Unis copie de la dépêche de Votre Seigneurie et des documents y annexés, au sujet de la vente de '' l'Almandarès," et du '' Pinero," et j'ai maintenant l'honneur de vous transmettre copie de la réponse du Secrétaire d'Etat dans laquelle il ma prie de vous remercier des renseignements que vous avez daigné lui faire parvenir.

J'ai, etc.,

J. H. BURNLEY.

Son Excellence

le Gouverneur-Grénéral du Canada.

M. Seioard à M* Biirnler/.

Département d'Etat,

"Washington, 23 Mars 1865.

Monsieur, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre communication en date du 7 de ce mois, par laquelle vous m'informez, de la part du gouverneur-général du Canada, que '^ l'Almandarès" a été vendu à des Espagnols de la Havane, et le •' Pinero" l\ un particulier de Montréal ; je vous prie de vouloir bien offrir mes remcrciments au gouverneurgénéral pour le renseignement qu'il a daigné me faire parvenir.

J'ai, etc.,

W. H. Seward.

J. H. Burnley, Ecr.,

Lord Monde à M, Bmnlaj.

Québec, 22 Septembre 18G4.

Monsieur^ — J'ai l'honneur (raccuscr réception de votre dépêche en date du 15 de ec mois, ainsi que des documents y inclus, au sujet de deux bâtiments que l'on construit à Montréal pour le compte du soi-disant gouvernement confédéré.

En réponse, j'ai l'honneur de vous informer que je vais immédiatement ordonner (ju'unc enquête minutieuse soit tenue sur les circonstances qui se rattachent à la construction de ces bâtiments, et que les mesures que je croirai à propos de prendre dépendron des faits qui pourront ressortir de cette investigation.

Je dois ajouter que l'on ne doit craindre aucun danger immédiat de la part de ces bâtiments vu que la navigation du St. Laurent est maintenant fermée et qu'il leur est impossible de pouvoir quitter Montréal d'ici à quatre ou cinq mois.

J'ai, etc.,

MONCK

Lord Monde à M, Burnley.

Québec, 24 Janvier 18G5.

J. II. Burnley, Ecr.,

etc., etc., etc.

Monsieur, — llelativement à votre dépêche du 15 décembre 1864, j'ai l'honneur de vous transmettre, pour que vous en donniez communication au Secrétaire d'Etat des Etats- Unis, un rapport du procureur-général du Ilaut-Canada ainsi que d'autres documents relatifs aux bâtiments auxquels il est fait allusion dans votre dépêche.

J'ai, etc.,

MONCK

, Lord Monde à M, Burnley.

J. Hume Burnley, Ecr.,

Québec, 28 Février 1865.

Monsieur, — Relativement à ma dépêche du 24 janvier, j'ai l'honneur de vous transmettre copies d'un rapport du procureur-général du Haut-Canada et d'une lettre du percepteur des douanes du port de Montréal, au sujet de 1' ^' Almandarès" et du " Pinero."

Je vous serais très obligé de vouloir bien communiquer au Secrétaire d'Etat les renseignements contenus dans ces documents.

J'ai, etc.,

MONCK

Lord Monde à Sir F. Bruce.

Sir F. Bruce, C. G. B.,

Washington. Québec, 10 Mai 1865.

Monsieur, — Relativement à la correspondance que j'ai échangée avec M. Burnley au sujet des bâtiments à vapeur *^ Almandarès " et " Pinero," construits à Montréal pour le compte du soi-disant gouvernement confédéré, j'ai l'honneur de transmettre à Votre Excellence copie d'un rapport du soliciteur-générai du Bas-Canada, d'après lequel il appert qu'en l'absence de tout soupçon à l'égard du " Pinero" le percepteur des douanes à Montréal a été autorisé à délivrer un congé à ce vaisseau.

J'ai, etc.,

MONOK;

M. CurUiocil au V^iconito Muncic.

DowNiNa Stekki

Mil, OUI», — lùîhilivt'iiuMit ;t l;i (ii'j.fcho ii«j Votn: .S«i;^Mi(:iiruî ( a^k 1 1^») «mi ' ' 'i ! ' mai, au .siijcît dos bàtimuntM à vapeur, lo ** l'incro" et l' '• Aliiian<larr;," j'ui I i r j

vous iulornior <iuo lo ^ouvoriuMuont (io Ha Majontô ont d'opinion quo rion daiiH lo can du " riiicro " 11(3 vous aurait justiliô d'autoriser lo pcrcoptcMjrdcs douanes à .Montr^-al à refu. r un con«;6 i\ co vaisseau; quanta l'autro l>âtinu'nt, l' *' Alinandarùs," (jui sernbl«i avoirquiUo Montréal depuis lon^'tenips, l'on no «aurait douter qu'il <^'tait do bonno fui do«tin<5 au transport dca passagers.

J'ai, etc.,

Kdward Caudwkll.

(jouvcrnour

Vicomte Monck.

etc.; «te, etc.

Geo. FiUvo*/c à Benjamin Holmes,

Ministère de la Justice, (No. 4402.) Québec, 28 Décembre 18G4.

Monsieur, — J'ai ordre de riionorable procureur-général du Bas-Canada de voas prier de faire l'enquête la plus minutieuse sur l'objet auquel sont destinés deux navires qui se construisent actuellement à Montréal, 1"^ El Almandarès " et lo " Pinero," et de vouloir bien lui communiquer de temps ù, autre tous les renseignements que vous pourrcK recueillir sur ces navires et leur destination.

J'ai, etc.,

George Futvoye, Chef du Département de la Justice.

A B. Holmes, Ecuyer,

Percepteur des Douanes, Montréal.

M. Benjamin Holmes à JU. Futvoye,

Hôtel de la Douane,

Montréal, 29 Décembre 1861.

Monsieur, — Eu réponse à votre lettre du 28 de ce mois, demandant des renseignements au sujet des steamers Almandarès et Finero, je dois vous annoncer, pour l'information de l'honorable procureur-général du Bas-Canada, que le premier de ces navires a été construit sur un quui, vis-à-vis cette ville, et de là amené dans le canal Lachine, par M. Augustin Cantin, dans le cours de Fêté dernier, et que vu la maladie du toiseur de ce port, M. O'Meara, de Québec, est venu ici et a toisé les deux steamers; ce serait donc lui qu'il faudrait consulter dans le but de savoir si leur construction offrait quelque chose de suspect, ou s'ils différaient des navires à passagers de la môme classe.

Ces navires ont tous deux été inscrits à ce port, le 25 novembre dernier, au nom du constructeur " A. Cantin." li'Abnandarès a été construit pour le compte de la Compagnie Générale de Navigation de la Havane, et le Finero pour '' Idelfonse Vivanco," négociant du même lieu. 1j Al?Jia7idarès, de 630-^^- tonneaux^ J. B. Poitras commandant, a quitté ce port sans cargaison, pour la Havane, le 7 de ce mois, ai, aux dernières nouvelles, il était en vue de Canso, où il devait faire escale pour s'approvisionner de charbon. Le Finero j 287^^ tonneaux, devait partir pour le mémo port, mais comme la charpente n'en était pas encore terminée il surgit quelque difficulté entre les parties intéressées, ce qui eut l'effet de créer un délai de plusieurs jours, et, la clôture de la navigation arrivant, l'on fut contraint de ramener

lo navire dans le canal Lachino pour y passer l'hiver. Je dois vous faire observer que M. (>antin, eu novembre 1858, construisit un navire à vapeur de Ao7 p^^ tonneaux, appelé le *• Colon/' pour le compte de Don Pedro Sacosta, de la Havane, et qu'il lui fut transfère en cet endroit, l'incription eu ayant été renvoyée à ce port par le consul anglais. L'on a déclaré que ces navires étaient destinés ù, transporter des passa;4er3, et, à la date de son con^i^é, l'on installait h bord de V Alniandai'cs les cabines, etc., comme d'ordinaire.

J'ai, etc.,

Benjamin Holmes,

Percepteur.

A Geo. Futvoyo, Ecr.,

Chef du Dépt. de la Justice, Québec.

M, Futvoyc à M. O'Meara.

(No. 4586.) Ministère de la Justice,

Québec, 17 Janvier 1865.

Monsieur, — J'ai ordre de l'honorable procureur-général du Bas-Canada de vous transmettre la lettre ci-incluse du percepteur des douanes à Montréal, et de vous prier de la renvoyer aussitôt qu'il vous sera possible, accompagnée des renseignements que vous pouvez fournir feur le sujet.

George Futvoye,

Chef du Département.

J. P. O'Meara, Ecr., Toiseur,

Douanes de Sa Majesté, Québec.

M, O'Meara à M, Futvoye,

Hôtel de la Douane,

Québec, 18 Janvier 18G5.

Monsieur, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre du 17 de ce mois contenant celle du percepteur des douanes au port de Montréal, me priant de renvoyer cette dernière aussitôt que possible, accoxupagnée des renseignements que je pourrais fournir à ce sujet. En réponse, j'ai l'honneur do vous informer que j'ai toisé les navires désignés, savoir : V Amandarls et le Pincro, h Montréal, dans le mois de novembre dernier. M. Cantin, le constructeur, me déclara qu'ils étaient destinés à transporter des passagers, et qu'on les installait dans ce but. Bien dans le temps ne me porta à soupçonner qu'ils étaient affectés h. un autre objet que celui déclaré par le constructeur, et de fait je me rappelle avoir dit ii M. Cantin qu'à en juger par l'aménagement ils paraissaient admirablement adaptés au but auquel on les disait destinés, c'est-à-dire le transport des passagers dans les tropiques.

J'ai, etc.,

J. P. O'Meara.

Geo. Futvoye, Ecr.,

Chef du Dépt. de la Justice, «

Québec.

M. le Procureur- Géii^r al Cartier à Lord Monde,

Ministère de la Justice,

Québec, 24 Janvier 1865.

Le soussigné a l'honneur d'annoncer à Son Excellence le gouverneur-général que d'après les investigations dirigées par lui-mCme, tel qu'il appert d'après la correspondance

loa

ei-}innoxdo, lai huJoL Uuh duux ii.ivircH nientionnért |inr lo Tioo>confiul dcn ElhiH-lln'ii*. dnni lu Icttro (|n'il ôuriviiit le i) ^Uoo\llhr^) dcrnior au iiiiiiiHtro ati^lnin à Wa<^hiij^tuti, il crtt évident (juo les oflioierM do lu doUîiiiu dti Mimlri*»! n'cntrrtriiaiMfjt mi' , i * !u liMir dc.^liiuilioii ot i[\u) l'un do vch rnivircH, WMinnnilarrt^ «viiit (jm ^ , i »! avant la dato do la luitro du vioo-cuuHul. La Hou^Hi^^iiô cuminuMi<|Uora à Mon Kxcclloucc, avant ronvcrtiiro do la navi^^atioii, touH IcH autres rciiNoigucuicotH <|u'il pourra hu procurer au M 11 jet du riiurn.

» Geo. Et. ('aiitikr,

Proc.-G6n. du Ij.-C.

'/. /< ('i.iu'ii/ f'iiiti! 'Il' l'ii r mir l ti'^iï inl uni.. j\i<i r i Li ni ia Mitutf',i/

'u\ liAVANii, b lévrier iSCr).

*M().NSii:i;i{., — .l'ai l'honnour do vous traiisujuLii'.; soum ce jili lo certifient an^luin constatant rinseriptiou (No. lOjLT)?) du steamer Ahiiainhirii ; il a 0\r. vendu ce jour à des sujets espagnols, moyennant S8 1,0-10, monnaio du Canada.

J'ai, etc.,

JoIf^; ]>r;Ncii,

CoQ-sui-Géuéral.

Lo préposé aux Inscriptions Maritimes, Montréal, Canada.

M. Holmes à M. Geo. Futvoyc,

IIÔTEL DE LA POUANI:,

Montréal, 21 Février 18G5.

MoNyiiUîU, — Ivelalivonicnt à votre lettre en date du 2S décembre dernier, me priant de communiquer à l'iionorable procureur-général tous les faits qui pourraient venir à ma connaissance au sujet des navires Ahnamhiriis et Fincroy jo dois vous dire que, par la malle de ce matin, j'ai reçu le certificat d'inscription de V Ahnandares^ ainsi qu'une lettre m'annouçant qu'il avait été vendu à la Havane ; vous trouverez sous ce pli copie de cette lettre.

J'ai, etc.,

Benjamin Holmes,

Percepteur.

Geo. Futvoye, Ecr.,

Chef du Dépt. de la Justice, Québec.

P.S. — Le Pînuro est encore mouillé dans le canal ; mais il a été vendu à Joseph Tiffin, jeune, de cette ville.

M, le Procureur- Général Cartier à Lord Monch.

Ministère de la Justice,

Québec, 28 Février 1365.

Le soussigné a l'honneur, en sus de son rapport du 24 du mois dernier, de transmettre à Son Excellence le gouverneur-général copie d'une lettre avec son incluse reçue du percepteur des douanes de Montréal, au sujet des deux navires, Y Amandarls et le Pinero ; il appert que le premier a été vendu à de sujets esp.ignols, à la Havane, et que le der-

nier est encore mouillé dans le canal Lachinc, mais qu'il a 6t6 vendu h un particulier de la cité de Montréal.

Geo. Kt. Cartier,

Proc.-Gén. du B.-C.

J\J. Benjam'm Holmes à M. George Fulvoyc. «

IlÔTEL DE LA DoUANE,

Montréal, 8 Mai 18G5.

Monsieur, — J'ai l'honneur de vous annoncer, pour l'information de l'honorable procureur-général, conformément à votre lettre en date du 28 décenjbre dernier, et aux miennes du 29 (iu même mois et du 21 février 18G5, que le navire à vapeur Finero se prépare actuellement à prendre la mer. Je ne vois rien qui puisse emyêcher de lui accorder son congé, qui sera demandé mercredi, lequel, à moins d'instructions au contraire, devra être

émis.

J'ai, etc.

Benjamin Holmes.

Percepteur.

George Futvoyc, Ecr.,

Chef du Dépt. de la Justice, Québec.

Ministère de la Justice,

Québec, 9 Mai 1865.

llelativement aux rapports de l'honorable procureur-général du Bas-Canada, en date du 24 janvier et du 28 février derniers, le soussigné a l'honneur de soumettre à Son ExcellcDCC le gouverneur-général la copie ci-jointe d'une lettre du percepteur des douanes à Montréal, et de déclarer que cet officier a été autorisé à accorder le congé, à demande, à moins que dans l'intervalle il ne surgisse quelque cause de nature à justifier un délai.

Hector L. Langevin,

Solliciteur-Général du B. C.

Les Goélettes " Montréal" et ^' Saratoga " sur le lac Erié.

Lord Lyons au Vicomte Monch.

Washington, 13 Mars 1864.

MiLORD,— J'ai l'honneur de transmettre à Votre Excellence copie d'une communication que j'ai reçue du Secrétaire d'Etat des Etats-Unis, au sujet de deux goélettes, Montréal et Saratoga^ actuellement mouillées dans les eaux canadiennes, sous des circonstances telles qu'elles ont éveillé les soupçons du gouvernement des Etats-Unis.

J'ai, etc.,

Ltons.

Son Excellence le Vicomte Monck, etc., piQiy etç,

M. SrwanI à Lord Lynn»,

DkI'ARTKMKNT Ii'IvrAT,

Wahhin^ton, 11 Murn 1K<»»

Mir.oiii), — J'iii rhoiHH'Ur daliii< «• voiri! riftciiMon niir l:i nopio ciinoliiM*' rrurn- Ictirfî cm duto <iu S (lo 00 mois rcruo <lu h^ccr^tniro do lii j^iicrro, vX du rupport dn col. L. C Baker, gnmd-provôt du d('«p»rt»'iu(!nfc do la pucrro, y niinox^^o, uu 8ujct dcH projoU îoimOn par los (Minomis do:^ I^ituts-I luis <jiii ho Mont rM^tl''i<''^ dîiiiH los provinces do Sa Mai.;"f/'.

Vous voudrez bien sounu.'ttro cîm doounionlM ;i la eonhidération de Son K*('<|1ouo(î le gouvi)ruour'g<5n^'rul, et lo prier d'iidoptor à co sujet les mesuro8 qu'il pourra crr)iro \ pri>po«.

J'ai, etc.,

W. Ji, SKWArcii

A Lord Lyon.s.

M. SianfûH à M. Se II- (tr il.

Depautkmknt de la (lu erre,

Washington, 8 Mars 180t.

Monsieur, — J'ai l'honneur de vous transmettre sous co pli copie d'un rapport adressé à ce département par le grand-prévôt Baker; veuillez bien en prendre con.-munication et adopter les mesures que voua pourrez en conséquence juger nécessaires.

Votre obéissant serviteur,

Edwin m. Stanton.

L'Honorable W. H. Seward, Secrétaire d'Etat.

Le Col. L, C, Baker à M. Stanton.

Washington, 8 Mars 1864.

Monsieur, — J'ai l'honneur de vous transmettre sous ce pli les renseignements qui m'ont été fournis par l'un de mes agents qui a séjourné pendant deux mois dans le Haut- Canada. Ces renseignements sont en tous points exacts et on peut y ajouter la plus grande foi possible.

Une goélette nommée Montréal, et commandée par le capitaine W'hitbj, autrefois lieutenant dans la marine confédérée, est actuellement dans le havre Rondeau, à environ 17 milles de Ciiatham, Haut-Canada. Elle porte deux canons de 24. une grande quantité de munitions de guerre, des armes, caissons, coutelas, piques d'abordage, etc., et elle est montée par quatorze hommes, presque tous des rébelles échappés de prison.

Une autre goélette nommée *' Siratoga," est également mouillée à New Creek, à environ

15 milles de Port Stanley, Haut-Canada ; elle porte quatre canons de 1 S et est montée par

16 hommes.

Ces deux goélettes ne sont pas dégrées comme elles le sont d'habitude dans ce pays pendant les mois d'hiver ; elles sont prêtes à faire voile au premier signal.

Mon agent s'est mis en rapport et a conversé librement avec les équipages de ces deux bâtiments, et les hommes ne craignent point d'avouer ouvertement qu'ils vont se mettre en campagne dès le printemps.

L. C. Baker, Col. et Agent du Départ, de la Gruerre. L'Honorable E. M. Stanton,

Secrétaire de la Guerre.

lOG

Lord L^ons au Vicomte Monde.

Washington, 30 Mars 1864.

MiLORD, — llelativcmont à la dépGchc que j'adressai à Votre Seigneurie en date du lo de ce mois, et à la réponse de Votre Excellence ii cette dépêche en date du 18 du même mois, au sujet de deux goélettes que Ton dit mouillées dans les eaux canadiennes sous des circonstances de nature ii éveiller les soupçons du gouvernement des Etats-Unis, j'ai l'houncur de vous transmettre sous ce pli copie d'une communication (juc j'ai reçue du Secrétaire d'Etat des Etats-Unis, en réponse à la lettre dans laquelle je lui annonçais que Votre Excellence m'avait informé qu'elle allait ordonner la tenue d'une enquête au sujet de ces goélettes, et prendre des mesures propres à empêcher toute violation des lois de neutralité sur les possessions de Sa Majesté.

J'ai, etc.,

Lyon s.

Son Excellence

le Vicomte IMonck.

etc., etc., etc.

M, Seward à Lord Lyonsl

Département d'Etat,

Washington, 29 Mars 1864.

MiLORD, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre communication du 24 de ce mois, dans laquelle Votre Seigneurie m'informe qu'en réponse à la dépêche que vous avez adressée au gouverneur-général du Canada, à la sollicitation de ce département, au sujet de deux goélettes suspectes mouillées dans les eaux canadiennes, Son Excellence vous avait fait connaître sa détermination de prendre des mesures immédiates dans le but de constater l'exactitude de cette rumeur et, au cas où elle serait bien fondée, d'empêcher toute violation des lois de neutralité sur les possessions de Sa Majesté.

Je prie Votre Seigneurie de vouloir bien accepter les remerciments de ce département pour sa prompte intervention en cette affaire, et assurer Son Excellence le gouverneurgénéral que ce gouvernement lui est vivement reconnaissant d'avoir daigné répondre avec autant de célérité à sa demande.

J'ai, etc.,

W; H. Seward.

A Lord Lyons.

Lord Lyons au Vicomte Monch,

Washington, 22 Avril 1864.

MiLORD, — J'ai l'honneur d'accuser réception de la dépêche de Votre Excellence en date du 31 du mois dernier, contenant copie d'un rapport qui vous a été adressé par le colonel Wily, au sujet des deux goélettes que l'on était en voie d'armer dans les eaux canadiennes dans un but hostile aux Etats-Unis.

J'ai communiqué une copie de cette dépêche et un résumé du rapport en question au Secrétaire d'Etat des Etats-Unis, et j'ai maintenant l'honneur de vous transmettre sous ce pli copie d'une lettre que j'ai reçue du Secrétaire d'Etat en réponse à ma communication.

J'ai, etc.,

Lyons.

Son Excellence

le Vicomte Monck.

etc., etc., etc.

M, Seward à Lord Li/ont.

OkI'AUTEMKNT d'Ktat,

WaHliin^ton, liO Avril 18C4.

Mii.nici», -.) .u i il luiittir «l'acouHcr avec uuo hicii ^^rando H.itiHfuction r^-coption «lo votro oommiiriicjilion «lu II ilo <mi luoiH, acoompagriéo «le copio «l'une d<''p«'ch(î en «Jut« du \M du nioin «l«;rriior (|ui voua a (*X6 adrossôo par lo gouvcrncur-fç<5n<'Tal du Canada, au «ujct du rt'sultaf. «l«i rcimu«''hMiiHtitn«'() dans 1«; but do < ' " *'m1c«1«:.s r ' ^\

l'ourniH à 00 «Iti'parttMnctit à IVirit «pi»; d<uix L'ot'I' lorit in^ •<

OHUX canuilicnnos.

Jo prio Votro Scigncurio do v«)uloir Lien exprimer a >.oa 1'^..' ' ivorncur-

}jj6n(f»ral les r(;tu«.!rt'îiucnt.s (juo lui olîVo co |4«)uvcrii<'iii; nf. pour rmip: ...,:.: ... liai (j;j'il

u manitoHto dans riuvcstigution do cette affaire.

J'ai, etc.,

W. H. iSkwauu.

A Jjcrd Lyous.

Lord Monde à Lord Ijyon^.

()UE1JEC, 18 Mars 1864.

3IiriORD,--J'ai l'honneur d'accuser r«fîception de la dùpGche de Votre Excellence cq date du lo mars, au sujet des fcoolcttcs " Montréal " et '' Saratoga," mouillcjcs dans les eaux canadiennes sous des circonstances propres à éveiller les soupçons du gouvernement dcH Etats-Unis.

Je vais m'erapresser de prendre des mesures immédiates dans le but de constater l'exactitude de ce renseignement, et, s'il est fondé, d'empêcher toute violation des lois de neutralité sur les pos.sessions de Sa Majesté.

J'ai, etc.,

MONCK

Son Excellence Lord Lyons,

Washington.

Lord Monck à Lord Lj/ghs.

Québec, 31 M.-rs 1864.

MiLORD, — Immédiatement après avoir reçu la dépêche de Votre Excellence en date du 13 mars, j'ai confié à un agent de confiance du gouvernement la mission de constater l'exactitude des renseignements fournis au grand-prévôt du département de la guerre des Etats- Unis, au sujet des deux goélettes que Ton armerait sur le lac Erié dans le but de ruiner le commerce maritime des Etats-Unis.

J'ai maintenant l'honneur de transmettre à Votre Excellence le rapport de l'agent en Lient. Col. "Wiiy, question ; vous y verrez qu'après les recherches les plus minutieuses

30 Mars 1S64. il n'a pu réussir à découvrir aucune preuve de nature ù corroborer ces

renseignements.

J'ai, etc.,

Monck.

Son Excellence Lord Lyons.

No. 42. Lord Monch an Duc de Neivcaslie,

Québec, 31 Mara 1864.

MiLORD Duc,— Dans ma dépêche (No. 35) du 19 mars, je transmettais à Votre Grâce

copie d'une communication de lord J^yons au sujet de deux goélettes que Ton était en voie d'iimT^r sur le lac Kri6 dans le but do détruire le commerce maritime des Etats-Unis.

J'ajoutais également qu'aussitôt apr«js réception de la communication de lord Lyons, j'avais chargé un agent de confiance de constater l'exactitude des renseignements qu'elle contenait.

J'ai maintenant l'honneur de transmettre à Votre Grâce copie du rapport de l'agent en question, d'aprùs laquelle vous verrez que les renseignements communiqués au grand-prévôt du département de la guerre des Etats-Unis étaient dénués de fondement.

liicn que lo résultat de cette enquête soit très satisfaisant, je n'en tiens pas moins P'iur cela à l'opinion que je vous émettais dans ma dernière lettre à ce sujet, à savoir : qu'il Hcniit de la plus grande urgence de placer sur les Lies une escadre de la marine royale.

Votre Giâfîti n'ignore pas sans doute qu'à l'heuic qu'il est il n'existe pas d'escadre de la marine royale sur les lacs, et ce fait seul semble assurer l'impunité à ceux qui sont tentés de commettre des incursions de la nature de celles mentionnées dans la lettre J.c lord Jjyons.

L'existence de rumeurs de ce genre (bien que ne pouvant subir l'épreuve d'une enquête) crée un sentiment de malaise chez ceux qui ont des intérêts dans le commerce maritime des Etats-Unis, sentiment qui pourrait facilement se traduire en hostilités contre les Canadiens dont les havres servent, à ce qu'ils croient, de points de ralliement aux ennemis d la république voisine.

Il me semble que les rumeurs de la nature de celles qui ont donné lieu à cette correspondance, de même que les conséquences déplorables qui en résultent, n'auraient plus de raison d'être du moment qu'un bâtiment de guerre portant le pavillon de Sa IVJajesté, quelque faible qu'il pût être, serait stationné sur chacun des lacs dans le but avoué de mettre le commerce à l'abri du pillage, tant serait puissant l'effet moral qu'il produirait.

Dans ma dernière dépêche, je demandais à Votre Grâce de représenter au gouvernement de Sa Majesté combien il était important de placer sur les lacs l'escadre prévue par les traités ; mais comme il est évident que ce qu'il nous faut n'est pas autant l'existence d'une force navale considérable que la certitude que le gouvernement a' le pouvoir et les moyens de réprimer le mal, je suis convaincu qu'un vaisseau de guerre sur chaque lac serait tout à fait suffisant.

J'ose croire que vous ne m'accuserez pas d'avoir insisté sans motifs raisonnables sur la demande que je vous adresse; quant à moi il m'est impossible de ne pas entrevoir les conséquences fatales qui peuvent résulter d'expéditions organisées en Canada dans le but de détruire le commerce des lacs, et les événements qui viennent de se produire ont démontré que ces dangers sont fort à craindre et que l'on devrait, à mon avis, prendre les moyens de les détourner.

J'ai, etc.,

MONCK

Sa Grâce le Duc de Newcastle.

M. Cardicell à Lord Monck.

23 Avril 1864.

MiLORD, — J'ai l'honneur d'accuser réception de vos dépêches (Nos. 35 et 42) des 19 et 31 mars, au sujet des deux goélettes suspectes que l'on devait, d'après la rumeur accréditée, armer sur la rive anglaise du lac Erié, dans le but de détruire le commerce maritime des Etats-Unis.

Je suis très-heureux d'apprendre que cette rumeur est entièrement dénuée de fondement.

Quant à la question iu)pcrtaute et plus générale de placer sur chaque lac une faible escadre dans les limites prévues par le traité avec les Etats-Unis, j'aurai plus tard l'honneur de faire connaître à Votre Seigneurie les intentions du gouvernement à ce sujet.

J'ai, etc ,

Edwabd Caudwell.

le Vicomte Monck,

etc., etc., etc.

loa

lUîVKIwVTIONS I)K M. McjNaII.

1/, ./. //. iiurnlii/ ail Vlcomta Mt/nck.

Washinoton, 22 Marn 18(35.

Mii<oiin, — .J'ai riiotmcur do truiiHinottro îi Votre Kxcollcnco copiu d'une cuminunicatioii <(iio j'ai ri'riu! do M. Sownrd, ainsi <|U0 du diicuiiicnt ci-inclus (pii crnilioriL CLTtain.i rciisoi;j;nciiuni(M l'ournis par M. 1). Cam{)bcll iMcNab, (h'. Uioliniojid, ll.iut-Cauadri, au «ujet d'expéditions que l'on prc'tend s'organiser eu Canada dans uu but hostile aux Ktats-Unis.

.J'ai, etc.,

J. ïi. liUllNLEV.

Sou Excellcuco

M. Scward à 31. Jiuméiy.

Département d'Etat,

Wasuington, 20 Mars 18G5.

Monsieur, — J'ai l'Iionneur de vous transmettre sou3 ce pli, avec prière de les com- Tuuniquor aux agents du gouvernement de Sa xMajesté, des extraits d'une communication OQ date du J2 de ce uioi.^j adressée au secrétaire de la guerre par M. ]), Campbell McXab, de llielniiond, Haut-Canada, au sujet de certaines expéditions que l'oQ dit s'organiser en Canada dans un but hostile aux Etats-Unis

.l'ai, etc.,

W. H. Seward.

J. Hume Burnley, Ecr.

M. D. GamjphcU McNah au Secrétaire de la Guerre à Washington.

RicHMOND, Comte de Carleton, C. 0.,

12 Mars 1865.

Monsieur, — J'ai l'honneur de vous informer qu'un certain nombre de réfugiés rébelles sont i- la veille de mettre î\ exécution un complot ayant le pillage et la destruction pour but. Ces individus sans aveu ont pris la résolution d'attaquer quelques unes des villes les plus riches sur la frontière et de les piller ec incendier.

Le point principal do ralliement des rébelles est' Arnprior, situé à environ 45 ou 50 milles i}i.ù Brockvi le, qui s'y relie par un chemin de fer. Comme cette localité est isolée dans l'intérieur, ils ont cru que personne ne les surveillait. Le chef de l'organisation est le révérend 0. S. Hackctt, réfugié de l'Arkansas, qui réside à Arnprior depuis environ cinq mois.

Mes sympathies ont toujours accompagné les Etats du Nord dans les nobles efforts qu'ils ont taits pour apaiser cette rébellion injustifiable et en dernier ressort pour abolir l'esclavage. Telles sont les raisons qui m'engagent à communiquer ces renseignements à votre gouvernement. Je fournirai tous les détails du complot et désignerai même le jour où l'attaque doit avoir lieu, t\ l'officier de votre gouvernement que vous m'indiquerez. Je serai prêt à le rencontrer à Morristown le samedi qu'il voudra me fixer, vu que mes devoirs ne me laissent libre que ce jour là. Tout ce que je demande est que l'on paie mes frais de voyage à Morristowu ; de plus, lorsque j'aurai fourni les renseignements nécessaires et dénoncé les conspirateurs^ je prierai le gouvernement de me faire conférej le degré de

Maître-ès-arts par le collège Yale, vu que c'est l'université la plus renommée do ce côté de l'Atlantique.

L'attaque n'aura pas lieu avant lo 1er avril, pour la raison que l'on est occupé h armer et exercer des volontaires; mais je ne puis rien confier au papier et vous l'envoyer par la malle car nous sommes entourés d'espions.

Par .ses proportions, le nombre des conspirateurs, l'énorme approvisionnement de munitions de guerre, cette conspiration est beaucoup plus h redouter que toutes celles qui ont été jusqu'à ce jour orj';ani&ées en Canada. Je serai prôtà rencontrer un officier de votre gouvernement soit à Morristown, sur le Suint-Laurent, ou à Brockvillc, un samedi que vous voudrez bien me désigner. Donnez moi, dans votre réponse à la présente, quelqu'indicc propre à me le faire reconnaître, et je donnerai à votre gouvernement des preuves assez positives de rexisteuce de la conspiration quo vous pourrez dès lors la déjouer.

Vous voudrez bien m'envoyer, en témoignage de bonne foi, le montant de mes îy'ùïs de voyage à Morrisburg, aller et retour.

D. Campbell McNab, B. A.,

Directeur de l'académie classique et

Maître principal de l'école de grammaire,

Richmond, II. C.

P. S. — Je vous prie de garder le secret jusqu'à ce que je vous aie fourni tous les renseignements nécessaires, En témoignage de ma bonne foi, je dois vous dire que l'un de mes bien cliers neveux, le capt. Jas. A. Lothiam, de la Cie. C, 26e régiment des volontaires du Michigan, a été blessé mortellement à Petersburgh, et est mort à Vv'ashington au service des Etats-Unis. Depuis ce triste événement, j'abhorre la cause du sud. C'est en ma qualité de membre d'une société secrète, dont je suis de plus l'un des chefs, que j'ai pu parvenir à connaître tous les détails du complot.

N. B.'^ — En témoignage du respect dont je jouis en ce pays, je vous transmets des enveloppes de lettres que j'ai reçues à différentes reprises de l'hon. J. A. Macdonald, procureur-général du Baut-Canada, et de l'hon. W. McDougall, secrétaire-provincial.

N. B., No. 2. — Je résidais autrefois à Arnprior; j'ai été nommé ici en janvier dernier. J'ai des rapports hebdomadaires avec Arnprior. J'apporterai les documents avec moi.

M, J, Hume Burnle?/ au Vicomte Monch.

Washington, 8 Avril 1865.

MiLORD, — Relativement à la dépêche de Votre Excellence en date du 28 mars, j'ai l'honneur de vous transmettre sous ce pli une communication que j'ai reçue du Secrétaire d'Etat des Etats-Unis dans laquelle il vous offre les remercîments de son gouvernement.

J'ai, etc.,

J. Hume Burnley, Son Excellence

le VicDmte Monck,

etc., etc., etc. '

M. Seicard à M. Burrdcij.

Washington, 5 avril 1865.

Monsieur, — J'ai l'honneur d'accuser réception de votre communication du 3 du mois dernier, au sujet des renseignements fournis par M. D. C. McNab relativement aux incursions qui s'organisent en Canada contre les Etats-Unis, et je vous prierais de vouloir bien transmettre au gouverneur-général du Canada mes remercîments pour les mesures qu'il a prises à ce sujet.

J'ai, etc ,

W. IL Seward.

J. Hume Burnley, Ecr.

etc., etc'j etp.

Lord Mouc/c à M. llurnUt/.

QuéDEG, 28 marri ISOf).

MoNHiKiJii, — .)'ai riionnciir d'acouscr n'cuption <lo votrn <!(''pflcho «lu '22 du pK-Mcnt iMoin, au sujet don rcnsci'^nonicntH lourtuH par M. D. 0. McNul), «lo Iliehmoud, Ilaut- L'annda, sur les inourHiouM qui M'ori^aniHoraicnt eu Canndu contro les Ktats-UiiiM.

Vax r(?ponso, j'ai i'Iiomu'ur do v(mh iiilornirr quo Iom rcnHci'^noincntH contoriun dan« Ich lettres do IM. MeNal» avaient drji\ (*U) ooiuiiium<iU('H au ^'ouvcrncniont canadi^-n qui r» envoyé un agent Hpi''eial ;i Arnprior dans le but d'eu vérifier l'exactitude.

Jo n'ai pas encore reçu lo rapport «hî cet a^ent, nmis jo no manquerai pa.i <i<; v.iii 1.: i'onnnuni((uor au c\\\ où il viendrait :\ l'apppui des renHci;^nemeat.4 fournis par M. ÎMcNab.

J'ai, etc.,

MONCK

l,<M'iî l\fn)trî- ,). ,1/. liiirn/f//.

J. Hume Burnlcy, Eer.,

etc., etc., etc.

Qu^.BEC, 11 Avril 1865.

Monsieur, — Dans ma dépêche du 28 mars, jo vous informais que j'avais pris des mesures à l'effet de iairo vérifier l'exactitude des rcnscif^nements fournis par M. McNab au sujet de certaines incursions quo l'on dit s'organiser en Canada contre les Etats-Unis.

Les rapports qui m'ont été adressés par les officiers chargés de faire l'investigation en question me portent h croire que les renseignements do M. McNab sont dénués do fondement et que les complots dont il parle n'ont jamais eu d'existence.

J'ai l'honneur de vous transmettre copies de ces rapports.

MONOK.

Sir Frederick W. ui. Bruce au Vicomte Nonch.

Washington, 27 Avril 1865.

MiLORD, — M. Eurnlcy a transmis au département d'Etat copie de votre dépêche du 11 de ce mois, et des docimjcnts qui l'accompagnaient, au sujet des renseignements fournis par M. D. McNab, et j'ai îiaintenaut l'honneur de vous fiiire parvenir sous ce pli copie de la réponse du Secrétaire d'Etat intérimaire.

J'ai, etc.,

Frederick W, A. Bruce.

Son Excellence

le Vicomte Monek,

etc. etc., etc.

M. W. Eunter à Sir F. Bruce.

Département d'Etat,

Washington, 24 Avril 1865.

Monsieur, — J'ai l'honneur d'accuser réception de la communication de M. Burnley, et des documents qui raccompagnaient, au sujet des révélations faites par M» CD. McNab

8ur lu complot formé en Canada dans le but de détruire certaines vilks des Etats-Unis. Ycuillcz bien remercier de ma part Sou Excellence Lord Monck pour les renseignements qu'il a lait tenir à ce département.

J'ai, etc.,

W. ITUNTER.

Sir F. Bruce.

Le Dr. Blackburn.

No. 128. Lord Monch à M, Cardwell.

Québec, 2 Juin 1865.

Monsieur, — J^ai l'honneur de vous transmettre copie du rapport du solliciteur-général du Haut-Canada sur la cause du Dr. Blackburn, accusé, avec d'autres, d'avoir formé le complot d'introduire des effets infectés dans les Etats-Unis. Vous trouverez également sous le même pli copies des dépositions à la suite desquelles l'arrestation du Dr. Blackburn a été opérée, ainsi qu'un exemplaire du Globe de Toronto, qui contient un compte-rendu des délibérations intervenues devant le magistrat qui a instruit la cause du prisonnier.

J'ai, etc ,

Monck.

Le Très-Honorable

Edward Cardwell, etc., etc., etc.

No. 119. M. Cardwell au Vicomte Monde.

DowNiNG Street, 22 Juillet 1865.

MiLORD, — J^ai l'honneur d'accuser réception de la dépêche de Votre Seigneurie (No. 128) du 2 du mois dernier, contenant, entre autres documents, copie du rapport du solliciteur-général du Haut-Canada relatif à. la cause du Dr. Blackburn, accusé, avec d'autres, d'avoir formé le complot d'introduire des efifets infectés dans les Etats-Unis. Je dois vous informer, en réponse, que le j/ouvernemcnt de Sa Majesté est d'avis que le Dr. Blackburn est justiciable des tribunaux du Canada pour complot formé dans l'intention de commettre le meurtre dans les Etats-Unis, bien qu'il ne soit pas très évident qu'il puisse être mis en accusation sur les mômes chefs pour avoir violé les lois de neutralité.

J'aij etc.,

Edward Cardwell.

Bureau du Procureur-Général du Haut-Canada,

Québec, 1er Juin 1865.

D. Godley, Ecr.,

Secrétaire.

Monsieur, — J^ai l'honneur de vous transmettre, pour Son Excellence le gouverneurgénéral, le rapport qui suit sur les faits liés à l'arrestation du Dr. Blackburn et à son incarcération avant le procès.

Une déposition fut faite devant le magistrat de police de Toronto par l'agent de police secrète McGavry, accusant le Dr. Blackburn de conspiration. Copie de cette déposition vous a antérieurement été expédiée. Un mandat fut en conséquence émis et après quelques jours consacrés à faire les perquisitions nécessaires, Blackburn fut arrêté à Montréal et amené à Toronto, où la prétendue conspiration avait eu lieu. Le 24 mai dernier, l'instruction de la cause se fit devant le magistrat de police.

LuH téinuiiiH étaient GudiVuy .J. IlyaiiiN ut lu révérctiJ j>r. Ilobiniton. Ijouri t/;uioi- ^nugcH furent ronduH du vivo voiXiHi'aiiuo tcnanto, ot non nuuh ioruju do dopoftitionN ùctiUé ; mais lo lîlohc dn Toronto on a ditnno .ni coiiiplt^riuidu (tontplet dariH hou nurii<''ro du 24 mai. A|iriNH qu'itût 6lô torniin^'^ i'intorni^^atuiru du dornicr t<-iuoin, l'avocat d» l'accuiié lit UDO adminnioii doH iuitH dùolar^H houh Ncnnont par IlyauH, et appuya na àM'fHxnn Hur def objections Ir^alrs ; ronH<''(jU(>niin(Mit mil autro t<'»rnoin ikî fut (Mitondu do la purt d<' la couronne. Jo dois l'airo observer en i)aHsant (juo les faits paraissent être indéniables. La dépo- BÎtion do Hyains lut positive ot oirconHtanoiéo, et ollo ho trouvo fortouicnt curroborréo par loH ténioi^na^es pris k la iJerniudc^ ati sujet d'une aceusation de Uiénie nature portée contre lo nommé Swan, et publiés dans les journaux d'IIaiilUx. JiO ténioij^natîo de Ilyams eût pu Ctro au besoin corroborré par celui de ('leary et par d'autres encore. Vous avez par devers vous copies dos dépositioi:s faites par Clcary et autres et dont il n'a pas été fait usaj^o en cotte circonstunco pitur la raison (|U0 je vous ai Hi;^ria!ée jjIus haut. Ji'objeetion Ié;^ale formulée par l'avocat do l'accusé était fondée sur le prif»ei[)(: (|ue les ténioi;4na;^es n<î portaient (|U0 sur l'exiateneo d'une conspiration dans le but do commettre un crime à l'étrangler ot en dehors de la juridiction do nos tribunaux, et que par le fait mCmc le prévenu échappait à cette juridiction. Jj'avocat de la couronne répondit à cette objection, et le 25 mai le magistrat de police prononça son jugement en vertu duquel l'accusé devait ôtre incarcéré en attendant son procès. Alors, à la demande de son avocat, il fut admis à caution, «'obligeant lui-mèmo au montant de $4,000, conjointement avec deux autres cautions au montant de $2,000 chacune. Ij'affaire sera jui^éc aux prochaines assises d'automne, qui auront probablement lieu en octobre.

Relativement à la question légale dont sera alors saisi le tribunal, mon opinion est que la décision sera rendue en faveur de la couronne, ou, en termes autres, que la conspiration tombe sous la juridiction de nos tribunaux. Je puis ajouter eu outre qu'à mon avis le prévenu pourrait en môme temps étro mis en accusation sur los mêmes chefs pour violations des lois de neutralité. J'ai, etc.,

James Cockburn,

Québec, 1er Juin 18C5.

No. 10. Sir John Michel à M. CardwelL

Montréal, 27 Octobre 1865.

Monsieur, — llclativement à la dépêche de lord Monck CNo. 128) du 2 juin, relative à l'arrestation du Dr. Blackburn accusé, avec d'autres, d'avoir formé le conplot d'introduire des effets infectés dans les Etats-Unis, j'ai l'honneur de vous informer que les conseillera légaux de la couronne en Canada ont permis que le Dr. Blackburn fût admis ù, caution sur obligation par lui consentie à l'effet de comparaître lorsqu'il en serait requis, et il a été élargi en conséquence.

Cette mesure a été recommandée pour la raison que la preuve n'était pas suffisante pour appuyer la poursuite dirigée contre le Dr. Blackburn et qu'il n'était pas possible de s'en procurer d'autres.

J'ai, etc.,

J. Michel.

Le Très-Honorable

Edward Cardwell, ete., ete., etc.

Peter Anderson, prisonnier de guerre sur l'Ile Johnsoit.

Lord Lyons au Vicomte Monch.

Washington, 9 Novembre 186"^.

MiLORD, — J'ai l'honneur d'accuser réception de la dépêche de Votre Excellence en

date (lu 3 de ce mois, relative ;t l'affaire de Peter AnderBon, prisonnier do guerre sur l'Ile Johnson, dans l'Ohio, qui s« prétend sujet anglais et que Ton dit avoir 6t6 contre son gré enrôlé dans l'armée confédérée. J'ai transmis votre dépêche, ainsi que les documents qu'elle contenait, au gouvernement des Etats-Unis et sollicité son indulgence en faveur d' Andersen.

J'ai, etc.,

Lyons.

Son Excellence

le Vicomte Monck.

etc., etc., etc.

Lord Lyons au Vicomte Monck.

Washington, 2 Décembre 1863.

MiLORD, — Relativement à la dépcclie de Votre Excellence en date du 3 du mois dernier, et à ma réponse en date du 9 du même mois, je regrette d'avoir à vous annoncer que les efforts que j'ai tentés dans le but d'obtenir l'élargissement de Peter Anderson ont été infructueux.

J'ai l'honneur de vous transmettre copie d'une communication contenant la réponse péremptoire du Secrétaire d'Etat des Etats-Unis à ma demande.

J'ai, etc.,

Lyons.

Sou Excellence

M. Seward à Lord Lyons.

Département d'Etat,

Washington, 30 Novembre 1863.

MiLORD, — Après avoir mûrement considéré l'affaire de Peter Anderson telle qu'elle est représentée dans votre communication du 9 de ce mois, ainsi que les vues du département de la guerre à ce sujet, j'en suis arrivé à la conclusion que comme la libération des prisonniers delà classe à laquelle appartient Anderson ne saurait être réclamée de droit, les demandes du même genre sont si fréquentes qu'il serait impolitique pour le moment de lui accorder la grâce qu'il réclame.

J'ai, etc.,

W. H. Seward.

Lord Lyons,

etc., etc., etc.

Exportation du Charbon.

No. 37. Lord Monck au Duc de Newcastle.

Québec, 28 Mars 1864.

MiLORD Duc, — J'ai l'honneur de vous transmettre copie d'une lettre que j'ai prié M. Holton, ministre des finances de cette province, de m'écrire au sujet des restrictions imposées par le gouvernement des Etats-Unis sur l'exportation du bétail et du charbon anthracite.

J'ai envoyé confidentiellement cette lettre à lord Lyons, le priant en même temps d'en faire tel usage qu'il jugerait à propos, dans le but d'engager la Trésorerie des Etats-Unis à exempter le Canada de l'opération de ses rt^glements.

li:'

Sa (îrâoo tnMivma ^'^nloinont notiM lo m^mo pli copio d'une drfpflcho t\n lord Lyonn, contenant lu n'^ponso (hito p:ir M. ScNvar*! àna dnmiin'Iu, cf «lo I.v|U(jIIo il roHHort, coniiuo Ha (jràco pourra h'uu convuinoro, <|uu lo ^ouvurncmont duH KtatM-UniH rcfu^o do faire uoo exception on fiivotir du ('annda.

J'ai, etc.,

MoNCK.

Sa < î râoo

lo Duc do NcwcdMtlo.

etc., etc., etc.

/j(/n/ Monr/c d M, Cardwetl,

No. 70. IIÔTKL m] GOUVKKNKMKNT,

Québec, 6 Mai 1801.

MoNKiEUii, — Uclativcnicnt à ma dôpr'cho au duc do Ncwcastlc, en date du 2S niarH> j'ai riionnour do vous transuiottro copie d'une autre d<?pôche do lord ijyonn au sujet des rcstrietioua imposées par le gouvernement des l']tats-UniH Bur l'exportation du charbon anthracite, ainsi ([u'unc requête de certains f'abricr.nts des Trois-Rivi^rea au même effet.

Je vous transmets également sous le même pli copie d'une minute du conseil exécutif de cette province, d'apvùi hujuelle vous verrez que le gouvernement de cette colonie, au cas où le cabinet de Washington lèverait les restrictions imposées sur l'exportation du charbon des Etats-Unis en Canada, serait prêt à prohiber, en vertu d'un ordre en conseil, l'exportation du charbon de cette province, de manière à ce qu'il ne résulte aucun tort aux Etats-Unis de l'exception faite en notre faveur.

Les fabricants de cette province se verront exposés à de bien grands inconvénients si on leur refuse la permission d'importer le charbon anthracite des Etats-Unis, et ne pourront que fort difficilement s'approvisionner ailleurs.

11 ne me semble pas, à mon avis, que la mesure dont nous proposons l'adoption puisse être interprétée comme uu oubli des principes do neutralité auquels nous sommes tenus envers les deux partis engagés dans le conflit, d'autant plus que cet arrêté sera pour ainsi dire lettre morte pour la raison que le Canada n'exporte pas de charbon.

D'un autre côté, je ne me croirais pas justifiable de soumettre cette proposition à la considération du gouvernement des Etats-Unis avant d'avoir obtenu votre autorisation à cet effet.

J'ai communiqué cette minute à lord Lyons, mais l'ai prié en même temps de ne pas adresser de demande formelle au cabinet de Washington avant d'avoir reçu de nouvelle communication de ma part.

Sous ces circonstances, je serais heureux de connaître vos intentions à ce sujet.

J'ai, etc.,

MoNCt.

Le Très-Honorable

E. Cardwell, M. P.,

etc., etc., etc.

No. 117. Lord Monch à M. Cardwell.

Québec, 22 Août 1864.

Monsieur, — Le (> mai, j'avais l'honneur de vous transmettre certains documents au sujet des restrictions imposées par le gouvernement des Etats-Unis sur l'exportation du charbon anthracite, et je vous priais de vouloir bien sanctionner la proposition fuite à cet effet par le gouvernement provincial dans le but d'exempter le Canada de cette prohibition.

J'ai maintenant l'honneur de vous transmettre U dernière partio de la correspondance ^charjf^éc entre moi et lord Lyons à ce sujet.

Je suis heureux de pouvoir vous apprendre que la proposition que j'ai faite, avec votre sanction, au ^ouveroemeu^ des Etats-Unid, a été acceptée par ce dernier, et qu'en conséquence le Président a révoqué la prohibition imposée sur l'exportation du charbon anthracite des Etats-Unis en Canada.

Le Très-Honorablo

E. Cardwell,

etc., ectc, etc.

Documents transmis sous le même pli.

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