INVENTAIRE MARQUÉ A
Montant des pertes éprouvées par John Shiels, à la suite de l'incendie du magasin de Robert Burns, sur l'île des Sauvages, dans la nuit du 20 avril 1866.
2 barriques d'alcool
Frais pour do .,,.
1 barrique do whiskoy B
1 barrique de genièvre do Hollande, 92 gallons..., i barriqne de genièvre, 38 do
1 barrique genièvre de Boston, 110 gallons
i barrique d'eau-de-vie, 34 do
4 barrique de genièvre
2 barriques d'eau-devie ,
11 barils d'huile ,
169 barils do poisson
Mati-riaux pour 50 ou 60 de plus
283 boîtes à poisson 4
9 barils pour saler le poisson ,,.,
17 tinettes do do
6 siphons de cuivre
Outils de tonnelier
Pompe et mesures
11,000 broches, H
Comptoir et balance, etc ,
$35 en monnaie dans le tiroir ,
2 demi-caisses de thé ...,,
1 boîte de tabac *
29 gallons do whiskoy écossais.
i barrique, vin d'Oporto
Moins 25 pour cent sur la monnaie du N.-B
îifonDaie du N.B
rts.
Monnaie Angl.
$ cts.
Ifi9 00 30 00
Votre pélitioniiuiro, J^liu Shiclit, do Raiitport, «JanH In comté dn WniihingtOD, Ktat du JMaiuo, rcpiY'Hcijto roHpuotucuHoiinint : — (|u'iiii prinlomps <1« l'uriuijn IK^iO, il occupait un iiia^UMin sur l'tlo dcM Suuvnf^'c»», duriH la provinro du Nouvcau-UruuBwick, apparlcniifit U lloiiry Horion, do St. ilcnn, Nouvrau-HruiiHwit^k, ooidiim» ijiu;juHiij i:n j^roM d«: licjucurw, dV»pioorioH, do poiHHon ot do tunucllorio, et qu'il avait dann lo dit ina^'aiiin un approvinionnouHMit do li(|ucur.s, ('•picorics «t autrc8 articdcH du roH.iort do Horj commerce.
Que, <lai)H la nuit du LM) avril 18()(), uno troupo do fV-iiionn, <|ui avait mch quartiongén^'^ratix i\ KuHtport, Ktut du Maine, débar<|ua à l'Ile den Huuvaj;e«et mit le feu au ma^aMÎa de KulxMt l>urii.s, du mr-ino lieu, l{î(|uel maj^UHin ('tait adjacent ii celui occu[)é par votre p<''titiunnaire, et (juo le» llaniines n'étant communii|U(''es du Mi;i;^;iMiti do Kol^crt liurnM à c<;lui occupé par votre j)otitionnairo, co dernier magasin l'ut détruit avec tout son contenu.
Qu';i répiKjuo do la dcHtruction du magasin en (picstion, il contenait un fonds de li(jueurs, d'i'piccrics et do tonnellerie, appartenant à votre pétitionnaire, lequel fond» fut entièrement détiuit par lofeu, et que l'inventaire ci-joint mar(iué A,&U(|uel on peut référer, en indique le montant et la valeur.
Kt voire pétitionnaire déclare do ])1uh <jue peu de temps apré-t la destruction de tien niarchandisoiî, il envoya sa réclamation par l'entremise de M. Henry Ilorton pour ôtre présentée aux autorités, mais que, soit par la négligence du dit IJ. IJorton ou de hch avocats, la dite reelaination n'a jamais été soumise ni signalée :\ la connaissance du gouver- Dcment britannique, ce dont votre pétitionnaisc n'a été averti que récemment.
Et votre pétitionnaire, à l'appui do sa réclamation, prend la liberté d'attirer votre attention sur les allidavits ei-annexés.
C'est pour<iuoi votre pétitionnaire demande qu'il soit fait une enquête sur sa réclamation, et que justice lui soit rendue en co que dessus.
John Shiels.
Eastport, Maine, 1er février 1869.
Je, William II. Ilarley, de Tîle des Sauvages, comté de Charlotte, province du Nou veau-Brunswiek, commis, ayant été duement assermenté, dépose et dis : Que je suis âgé de 89 ans, et que j'ai servi de commis à John Shiels, au Diagasin par lui occupé sur l'île des Sauvages, du mois de juillet 1865 au 20 avril 1866.
Que, dans la nuit du 20 avril 1866, le magasin en question, propriété de Henry Horton , de St. Jean, Nouveau-Brunswick, et occupé par le dit John Shiels comme magasin deliqueurs, d'épiceries, de poisson et de tonnellerie, fut détruit par le feu qui s'y est commu nique du magasin de Kobert Burns incendié par une troupe de féniens ayant ses quartiersgénéraux ?i Easport, Maine.
Que le déposant a minutieusement examiné l'inventaire annexé à la pétition du dit John Shiels, et qu'au meilleur de sa connaissance et croyance les articles y énoncés étaient dans le magasin en question à l'époque de sa destruction et qu'ils ont été détruits par le feu, et que les prix mis en regard des dits articles étaient les prix justes et raisonnables, en monnaie courante des Etats-Unis d'Amérique, de ces articles à l'époque de leur destruction.
Le déposant a une connaissance personnelle de ces faits, ayant eu la surveillance du magasin, en ayant gardé la clef et y étant resté chaque jour jusqu'à l'époque de sa destruction.
William H. Hurlet,
Etat du Maine, Comté de Washington,
1er Février 1869.
Signé et assermenté devant moi,
John H. French,
Juge de Paix.
Je, John Ray, de rjle des Sauvages, comté dc"Charlottc, province du Nouveau-Brunswick, étant duement aFsermcntc'', dépose et dis : Que je suis âgé de 50 ans ; que vers le mois de juillet, 18G5, j'agissais comme agent de Henry Ilorton, de St. Jean, Nouveau- Brunswick, pour la location de son magasin sur l'île des Sauvages à John Shiels, de Eastport, dans l'Etat du Maine, qui occupait ce magasin pour y faire le commerce de liqueurs, d'épiceries, de poisson et do tonnellerie. Que le magasin en question, appartenant au dit Horton et son contenu au dit Shiels, furent détruits par le feu dans la nuit du 20 a^ril 18GG, les flammes s'étant communiquées du magasin de Robert Rurns, incendié par uoe troupe de fénicns qui avait ses quartiers-généraux à Eastport.
Que j'étais dans l'habitude d'aller fréquemment dans ce magasin et que j'y suis allé un jour ou deux avant qu'il fut incendié; que j'ai examiné l'inventaire marqué A annexé à la pétition de John Shiels, et qu'au meilleur de ma croyance et de mon jugement, les articles y mentionnés étaient dans le magasin la dernière fois que j'y suis allé, et que leur valeur est bien celle qui y est portée. En relisant l'inventaire en question, je me rappelle distinctement la plupart des articles y mentionnés.
John Ray,
Etat du Maine,
Comté de Washington,
1er Février 1869.
Signé et assermenté devant moi,
John H. Frencii,
Juge de Paix.
Francis Clare Ford à Lord Monck.
Washington, 26 Décembre 1867.
MiLORD, — J'ai l'honneur de vous transmettre sous ce pli copie d'une dépêche que j'ai ce jour, reçue du consul intérimaire de Chicago au sujet de certaines incursions projetées par les féniens.
J'ai, etc., ^
Francis Clare Ford.
Son Excellence
le Vicomte Monck.
etc., etc., etc.
Id. Wilkins à M. Ford.
( Consulat Anglais,
Chicago, 21 Décembre 1867.
Monsieur, — J'ai l'honneur de vous informer qu'un monsieur Peter J. Goss, natif de Montréal, mais irlandais de naissance, qui réside à Chicago depuis quelque temps, est venu me trouver pour me dire qu'il y a dans les grandes cités de l'Ouest un nombre considérable de féniens qui ont formé le projet d'envahir le Canada aussitôt que la glace permettra de traverser le SaintrLaurent sans danger.
Leur iDut est de libérer les prisonniers féniens î\ Kingston, aussitôt que possible, mais pas plus tard que le 22 février prochain. L'endroit que l'on doit attaquer n'est pas encore choisi, mais leur intention est de traverser quelque part entre Gananoque et Matilda, pardétachements S''parés ; à cette fin, l'on amasse des armes à Malone (N^ew-York),qui en possède déjà en grandes quantités qui s'accroissent de jour en jour; la probabilité est qu'ils chercheront à détruire le chemin de fer Grand-Tronc et les canaux en bas de Prescott.
tmm
Ji'indiviiiii (|ui mu i'ournlt cun ronuciKnuiuontK ma ditqu'uului a fait loa oflfrei loi pIuA lihrruIcM [Ktiir rcii^^u^or à H'unir un purti lonieu ri h- r en (/iDa(lt|
(ju'oii lui ji jdOdMH »Io l'arj^cfit eu abt>ii<iaiiCo pour ^ , l'j ceux qui y
Htii'uiont iaviiralil(!H au luouvuinont, ut «juo, por^uriiiclluuiuut, on lo réooinpooscrait ina^niiii|U<.'inrMt, (le NOM HrrviocM ; il ajout«) (|Uo le.s principaux luotuMirM ilu complot Hont dan liDiuiiu's tii'.s-rirhiH ot tii-H-influciilH, — qu'il :i rcf'uH6 (i'cri faire partie uuir|uciiicrjt parccfjue l'on luaiùl'cHUiit riiitoiition (l'alta(|Ui!r un payH voiMiu qui no nuuH avait ilmii^i aucun Hujet d'olTonso, — (|u'c'M ino coninianiquant cch rcriHci^^nciucntM il a 6iù uniquement mu par le dénir d\U'iter l'cflusioM du f^ani^, ut (ju'il n'uttun<l uuuunu rijcompenëc, n'uxignant pour toute condition quo l'obligation du nu pan rc^'Vijlur à ({ui (juo co Hoit du parti (ju'il a dévoiU; Ich bccrotB du 00 durniur.
M. (Jioss ust parlaiteinuiit convaincu ((uu l'on cherchera à envahir le (Canada, et il a promiH du UDuimunicjucr touï. lus autres runsei;;nementH (ju'il pourra obtenir à ce sujet, Hoit à moi soit au oousul do 8a MajcHto î\ la NouvcIle-OrléanH, où il a l'intention, dit-il, do j)as8cr l'hiver.
fj'ai, etc.,
FUAN(JI« WlLKIN».
A Francis Clarc Ford, Kcr.
Lord Monde à M. Ford,
Ottawa, 3 Janvier 18G8.
Monsieur, — ,)'ai l'honncnr d'nccuscr, avco rcmcrcimcnts,r(:;ccption de votre d^-pêchc du 21) décembre, contenant copie d'une lettre de M. le consul Wilkins, de Chicago, relative au projet ibrmé par les ioniens d'envahir le Canada.
J'ai, etc.,
MONCK
F. Clare Ford, Ecr.,
ANNO VICESIMO OCTAVO VICTORI/E REGINE..