‹ Documents relatifs aux rapports du clergé avec la royauté (volume 3)Chapitre 12 sur 83 · Goffridus Yindocinensis opusculo quarto · texte numérisé non relu

Goffridus Yindocinensis opusculo quarto

tioa que la Juridiction Episcopale, qui étoit presque abattue, se relève ; les Parlements secondent maintenant nos Décrets, ils soutiennent notre autorité, et le Roi même fait servir ses Ordonnances au rétablissement de la discipline Ecclésiastique.

Pour rhérésie, combien reçoit-elle de coups salutaires ? Par combien d'Edits est-elle réprimée? De combien de Temples pleure-t-elle la perte ? Combien voyons-nous de ses Sectateurs, et de la Noblesse et du peuple, rentrer tous les jours dans la bergerie de saint Pierre, c'est-à-dire, de Jésus- Christ? Est-il besoin de dire jusqu'à quel point le Roi a en horreur toutes les nouveautés, et qu'elles ne peuvent trouver d'asyle en aucun endroit de son Royaume ? Louis-le- Grand est sans doute un second Maurice, et l'on peut dire de lui ce que saint Grégoire, votre prédécesseur, a dit de cet Empereur, à qui il a donné tant de louanges : Les Hérétiques ^ ri' osent ouvrir la bouche sous son règne : il peut bien s^ élever dans leur cœur des sentiments dangereux ; mais ils noseroient, vivant sous un Prince si Catholique, exprimer ce qu'ifs pensent.

Voilà ce que nous voyons de près, et ce que nous admirons ; c'est aussi ce qui donne tant de joie à votre Sainteté, qu'elle le publie du haut de ce Trône auguste de S. Pierre, à qui toute la terre est soumise; que si, parmi tant de prospérités dont nous sommes redevables à ce Prince, il nous arrive quelque léger sujet de plainte, nous ne croyons pas devoir exiger tous nos droits à la rigueur, parce que saint Cyrille d'Alexandrie ^ nous apprend que souvent, pour sauver les affaires de l'Eglise, nous sommes obligés de nous départir même des droits qu'on ne lui conteste pas. Et en vérité, ces privilèges d'un petit nombre d'Eglises que nous abandonnons, sont-ils considérables, si on les compare aux avantages qui nous reviennent de cette concession ? Ne fautil pas avouer même que la Régale n'est presque plus à charge aux Eglises depuis l'Edit de Louis XIII, d'heureuse

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