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RÉCLAMATION DE L*ASSÈMBLÉE GÉNÉKALE DU CLERGÉ 99
Mais* que pour rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu * et persuadés qu en cela même nous entrons dans les vues religieuses du Roi, nous ne pouvons reconnaître, nous rejetons même et nous condamnons hautement le droit que quelques Tribunaux séculiers se sont arrogé dans ces derniers temps de statuer sur les* dispositions nécessaires pour la réception publique des Sacremens, de connaître et de juger de la justice ou de l'injustice des refus publics qui peuvent en être faits; d'enjoindre directement ou indirectement, sous quelque nom et sous quelque prétexte que ccpuisse être, dfe les administrée ; de déclarer quelles sont les véritables décisions de TEglise et le degré de soumission qui leur est dû. Que l'autorité suprême attribuée par Jésus-Christ sur ces matières aux premiers Pasteurs de son Eglise à l'exclusion de toute autre puissance, ne peut être affaiblie ni par de prétendus actes de possession de la part des Tribunaux séculiers, ni par des aveux qu'ils auraient stifpris en leur faveur à quelques ecclésiastiques, et que ^ cette Doctrine, inébranlable sdris laquelle les deux puissances seraient confondues n'est pas moins salutaire à l'Etat qu'essentiéllfe à la Religion. • ' •'-Qife telle a été dëpuiî^ la ilaissahce du Christianisme la foi de tous les siècle^', adiilîrabl'emerit aéveloppée par l'illustre et sçavant Bossuet lorsqu'il à dit d'après les Pères de l'Eglise 2 et avec l'applaudissement de toute la nation : Qde les Rois ne doivehi pas entreprendre ^ sur les droits et V autorité du sacerdoce et qu'ils doivent trouver bon que l'ordre sacerdotal les maintienne contre foutes sortes d*entreprises. Que partout ailleurs ^ la puissance royale donne la loi et marche la première en Souveraine y' dans les affaires Ecclésiastiques elle ne fait que seconder et servir. Que dans les affaires non seulement de la foi mais encore de la Disci-