Bossuet, Sermons, édit. de 1682, p
que Clovis ^ accorda V Immunité tant pour les offrandes et terres quil avoit déjà données à V Église que pour celles que Dieu dans la suite pourroit lui inspirer de donner,
Clotaire'^, dans les premières années de son règne, voulant exiger des Ecclésiastiques la troisième partie de leur revenu, assembla les Evêques et les força de donner leur ■consentement. 11 jugea donc que ce consentement lui étoit nécessaire : en faudroit-il davantage pour prouver que ce Prince reconnut, respecta, du moins extérieurement, les Immunités de l'Eglise dans le temps même qu'il avoit résolu de les violer ? La suite de l'histoire rend ce fait encore plus favorable au Clergé : Injuriosus, évêque de Tours, représenta à Glotaire l'injustice des ordres qu'il avoit donnés ; le Roi, touché de ses remontrances, révoqua l'Ordonnance qu'il avoit portée et condamna ce qu'il avoit fait; il confirma même, il étendit encore, dans la suite, les Privilèges de l'Eglise défendant à ses Officiers de rien exiger des biens ni des personnes Ecclésiastiques, lesquelles avoient mérité de son A y eu l y de son Père et de son Frère rimmunité.
Les Capitulaires ^ renferment des dispositions encore plus précises : Toutes les terres appartenantes à Viujlise^ est-il dit au chapitre 109 du livre sixième, ne seront assujetties à payer aucun cens si ce ncst pour la construction des chemins et des ponts situés dans les endroits qui lui appar^ tiennent. Voulons que dans tout le reste lesdits biens jouissent d'une pleine et entière Immunité,
Sans entrer dans un plus grand détail des preuves que pourroient nous fournir ces temps éloignés, nous nous contenterons de rapporter ce qu'en a pensé Jérôme Bignon, ce Magistrat si instruit et si zélé défenseur des droits de votre Couronne. Nos premiers Rois^ dit-il en parlant de l'Eglise, lui ont accordé une très pleine Immunité et Von peut dire