XXXVI II
Le pécheur n'est libre que pour le mal sans la grâce du Libé rateur. (Luc, 8, 29. Ed. 1693, 1699.)
La volonté qu'elle [la grâce] ne prévient point n'a de lumière que pour s'égarer, d'ardeur que pour se précipiter, de force que
1. Propositions 38, 39, 40, 41, 42. « Propositions autrefois enseignées par Michel Baïus et plusieurs fois condamnées par les souverains Pontifes. Pans ces principes, l'homme n'est libre que pour le mal; il se trouve nécessairement déterminé au péché et n'a pour toute liberté que le choix du crime. » Instruct. pastor.
Mention. — Rapports du Clergé avec la Royauté. — II 2
virium nisi ad se vûlnerandum. Est capax ômnis tiiali et incapax ad omne bonum.
Sine gratia nihil amare possumus nisi ad nostram condemnationem.
Omnis eognitio Dei, etiam naturalis, etiam in Philosophis Ethnicis, non potest venire nisi a Deo, et sine gratia non producit nisi preesumptionem, vanitatem et oppositionem ad ipsum Deum, loco atfeetuum, adorationis, gratitudinis et amoris.
Sola gratia Christi reddit hominem aptum ad Sacrificium Fidei; sine hoc nihil nisi impuritas, nihil nisi indignitas.
pour se blesser; capable de tout mal, impuissante à tout bien. (Matt., 10, 3, 4. Ed. 1693, 1699.)
Sans laquelle [cette grâce de Jésus-Christ] nous ne pouvons rien aimer qu'à notre condamnation. (Thess, 3, 18. ICd. 1693.)
Toute connoissance de Dieu, même naturelle, même dans les philosophes païens, ne peut venir que de Dieu; sans la j^râce elle ne produit qu'orgueil, que vanité, qu'opposition à Dieu même, au lieu des sentiments d'adoration, de reconnoissance et d'amour. (Rom., 1, 19. Ed. 1693, 1699.)
Il n'y a que la grâce de Jésus-Christ qui rende l'homme propre au sacrifice de la Foi ; sans cela rien qu'impureté rien qu'indignité. (Act., 11, 9. Ed. 1693, 1699.)
BULLA « UNIGEMTUS » 19
Primus effectus gratiaî baptismalis est facere ut moriamur peccato; adeo ut spiritus, cor, sensus non habeant plus vitœ pro peccato quam homo mortuus habeat pro rebus mundi.