‹ Documents relatifs aux rapports du clergé avec la royautéChapitre 72 sur 88 · LETTRE DU ROI · texte numérisé non relu

LETTRE DU ROI

(Bib. Nat., L» d. 531, p. 69).

Messieurs, j'ai vu avec peine que vous n'avez pas pris une délibération conforme à la demande qui vous a été faite de ma part. Les sentiments d'affection et de bienveillance que j'ai pour le Clergé de mon Royaume sont si profondément gravés dans mon cœur qu'ils sont toujours les mêmes, quoique votre zèle n'ait pas répondu à ce que j'étais en droit d'en attendre. Rempli de respect pour les saintes fonctions de votre ministère sacré, je me ferai toujours un devoir de conserver les Exemptions, les Privilèges et les Immunités que les Rois, mes Prédécesseurs, vous ont accordés, et je n'avois pas besoin que votre Assemblée m'expliquât les justes motifs qui en sont le fondement. Les demandes qui vous ont été faites en mon nom étoient de nature à vous rassurer sur la crainte que vous aviez que les Biens du Clergé de France ne fussent assujétis à l'exécution de rÉdit qui ordonne l'imposition du Vingtième. J'ai bien voulu vous faire encore assurer depuis que ce n'étoit pas mon intention, et votre Assemblée m'a fait dire qu'elle en étoit pénétrée de reconnaissance. Au lieu d'un Don gratuit ordinaire, j'ai préféré de vous demander, dans les formes accoutumées, non pour moi, mais pour vousmêmes, une somme annuelle qui fût destinée à accélérer le remboursement de vos dettes. Mon intention pour les véritables intérêts du Clergé m'a porté à confirmer de nouveau, par ma Déclaration du 17 Août dernier les Délibérations que vos Assemblées précédentes avoient prises pour réformer les défauts du Département général de vos Impositions que j'ai regardé comme le principe et la cause de l'inégalité des

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