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en est pourtant moins sablonneux et formé de terre argileuse roagè&tre d'une teinte plus prononcée que celle des parties de cÀtes déjà mentionnées. Sur tout cet espace, il existe un récif gisant parallèlement au rivage et dont les brisants marquent à distance de quatre à six cents mètres au large. Devant Meurka , ce récif est découpé de manière à former une sorte de barachpis présentant une surface de 190,000 mètres carrés, où Ton a des fonds de* 4 mètres à S^jS, de basse mer. C'est ce que les Arabes appellent Bendeur Meurka, port de Meurka. La direction moyenne du barachois est le sud-est f sud vrai ; le milieu de l'entrée reste au sud d'un petit édifice isolé qu'on aperçoit sur la plage à environ cent mètres dans l'ouest de la ville : la déclinaison observée à terre a été trouvée de 6° 16' nordouest.
Le mouillage intérieur est abrité des vents de la mousson de nord-est par le banc de sable qui le borne du côté de l'est et sur lequel il n'y a, à mer basse, que de 0",8 à Z'^,6 d'eau, quelques points découvrent même dans les grandes marées. Presque toute l'année, les bateaux peuvent mouiller dans ce havre, en prenant position d'un côté ou de l'autre, selon la mousson régnante ; mais dans la période comprise entre la mi-mai et la fin d'août, où les vents de sud-ouest sont violents et la mer très-grosse, celle-ci, n'étant plus arrêtée par les bancs, déferle jusque dans le bassin, de sorte, disent les indigènes, que bancs et bassin présentent à leur surface une suite non interrompue de brisants. De la mi-septembre au commencement de novembre et de la fin de février à celle d'avril , des navires, calant de 5 à 4 mètres d'eau, entreraient également dans le port ; seulement, comme la passe est
étroite e^réfitage assez restreint, ils derront y donner avec précaution, et non sans envoyer d'abord reconnaître et marquer par une boaée le point précis où il con?iendra de jeter l'ancre. Àfiu d'être bien abrités de la mer et de n'avoir pas • à se préoccuper de leur évitage, le mieux pour eux serait de s'amarrer à quatre amarres près de l'accore du banc, le cap de l'est à l'est- nord-est, rumbs entre lesquels soufflent les brises les plus fortes dans la mousson dont il s'agit. Au reste, r inconvénient réel du mouillage de Meurka, c'est la difGculté d'en sortir, car il faut, pour cela, un concours de circonstances qui pourra se faire attendre plusieurs jours; c'est-à-dire, une belle mer, un courant de marée favorable et une brise maniable dont la direction permette de doubler ie banc qui borne la passe du cMé de l'ouest. Si< ce petit port appartenait à une nation civilisée, cette difficulté disparaîtrait bientôt au moyen d'un systènpe de balises et de coffres de halage, mais aujourd'hui il ne présente- aucune ressource de ce genre.
Quant à l'ancrage extérieur, il ne m'a point paru sûr devant l'entrée du port, en ce que, pour avoir des fonds convenables, il faudrait être trop près des bancs. Sous ce rapport, on serait moins mal en mouillant dans le sud-est j est de la ville; cependant la chute rapide du fond, du côté du large, n'y laisse qu'un étroit espace pour jeter l'ancre; en outre, les communications entre la ville et le bord exigeraient beaucoup de temps.
Le plan levé (1) en mars 1847 par les officiers du brick, et sur lequel ont été placées les sondes extérieures faites en
(1) Voyei planche 39.
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4B48, ooBiplétera ces rense^iBeiiieDts. I«otil« de répéter les recommtiidatioBS que j'ti déjà faites sur les préeaatiens à prendre pour l'atterrage eu égard aux courants qui se font sentir jusqu'à trente à quarante lieues de terre.
La yille de Meurka, que nos obserfations placent par 1* 42' de latitude nord et A^ 53' 38" de longitude est, est bâtie sur un plateau de roches s'arançant un peu dans la mer et dont la surface est de i 7 hectares. La majore par< lie de cet espace est occupée par la ville proprement dite, composée de maisons à terrasses analogues à celles de Mo* guedchou, et dont la plupart menacent ruine; des cases, qui pour la forme et la nature des matériaux ressemblent à celles de Hbafoun, couvrent le reste du terrain. Examinée en détail, Meurka n'est véritablement qu'un amas de maisons délabrées; mais, vue de la mer et à une certaine distnoce, elle offre un tableau qui ne manque ni de pittoresque ni d'originalité. En premier plan sont des bateaux aux longues antennes, paisiblement à l'ancre en dedans d'une ligne d'écume et de brisants, et mollement bercés par la houle. En arrière et dominée çà et là par les panaches de quelques cocotiers, se développe la ville en pierres, dont les constructions, assez régulièrement groupées, contrastent avec l'aspect sauvage des buttes entremêlées de broussailles qui l'entourent du côté de l'est. Une rangée de collines aux flancs dénudés et rougeâtres remplit le fond du paysage. Sur le pourtour de la ville, les maisons sont reliées entre elles par des pans de murailles, disposition qui, de loin, donne à Meurka l'apparence d'une citadelle entourée de courtines à crémaillères : excepté cette espèce de courtine, qui pourrait tout au plus la mettre à l'abri d'un coup de main
du ç^ 4e riptérieur, )a ville ne po3»èdii aucune forUâcatioD. On n'y tr<Hivç pa« non plus 4e moautneAt remarquable, ^i ce n'est, è l'oueat et un peu en 4ebor$ 4e V enceinte, une mopquée à moitié ruinée : on la nomme Cbeikb^ Osman, 4u nom 4' un aaint musulman qui y est enterré. On y voit une inscription portant que le saint est mort un ven4re4i, yers une heure, le 12 4u mois 4e re4jeub de l'an 967 (avriUmai 1560 de J. C). anniversaire encore célébré, chaque année , par des prières et 4e pieuses stations. Il y a, en outre, treize ou quatorze mosquées, mais elles sont insignifiantes, même celle 4ite 4u vendre4i , parce que l'on y fait la prière en commun ce jour-là : le minaret qu'on aperçoit 4ans la partie su4 de la ville appartient à cette dernière. Enfin, hors des murs, on rencontre un grand nombre de tombeaux, tous d'ailleurs sans intérêt historique.
La localité possède plusieurs puits donnant de l'eau plus ou moins saumâtreet fournie, sans doute, par l'infiltration de la mer à travers les sables du rivage; eu égard è la pente générale du terrain, ils sont plus profonds au nord qu'au sud de la cité. ^
Nou» avons vu le nom de Meurka figurer pour la première fois dans la Géographie d'Edrisi, et Ibn-Saïd nous a appris que cette ville, située sur un^ rivière et habitée par 4es musulmans, était la capitale 4es Haouiya. Voilà tout ce que les géographes et voyageurs arabes ont écrit touchant cette localité. Voici. maintenant, en résumé, ce que rapportent les tra4itions du pays :
La fondation de Meurlça est postérieure à celle 4e Moguedchou; mais rien de précis à ce sujet ne s'est conservé dans la mémoire des indigènes; ils confondent l'histoire de la
KJ?Ç^'^»Sî!W?ï'3[^^.'^*r-.>r'ï^^^
— 1*0 — ville avec celle des peuples f qui en ont occupé le territoire.
Les plus anciens habitants connus sont les Ooélloiin, ainsi appelés du nom d'un de leurs chefs qui eut pour fils Ougada, lequel fut père^ à son tour, de trois fils : Daoulé, Diulé et Delol , à qui une version différente en ajoute deux autres : Daïlé et Douadé. Ges noms désignent , outre les descendants d'Ouélloun, les tribus qu'ils formèrent et qui s'établirent sur le territoire de Meurka ou dans les environs.
Ces peuplades furent chassées par les Odjourane, déjà plusieurs fois mentionnés. Cette tribu faisait partie de la grande famille des Soumal-Haouiya , circonstance qui corrobore Jusqu'à un certain point, l'assertion d'Ibn-Saïd, à savoir : que Meurka était la capitale des Haouiya. Sous la domination des Odjourane, la ville, composée primitivement de cases en feuillage, nattes et branches d'arbres, à la façon soumal, prit beaucoup d'extension et fut divisée en deux quartiers, celui du nord, dit Khéroubi, et celui du sud, dit Eurgouci. Six tribus occupaient chacun de ces quartiers ; celles du quartier du nord étaient : les Deurkhia, les Dolhebat, les Siraf, les Arbeceumma, les Nakhouda et les Siratké. Ces derniers étaient des émigrés de Moguedchou, ils bâtirent des maisons en pierres; l'endroit où ils s'établirent fut, dit-on, celui qu'on a désigné depuis sous le nom d'AÎI-Hhadji (puits du Hbadji). Les tribus logées dans le quartier du sud ou Eurgouci étaient : les Goulaf , les Gambaïaré , les Hheutta, les Hheutta-^ta, les Chéroufi et les En'çor. C'est, sans doute, à l'époque où Moguedchou et quelques autres cités des Bénadir florissaient sous la dynastie des M'dofieur, que Meurka acquit le développement dont nous venons de parler. La domination des Odjourane, l'une des plus fortes
— lU — qui se soient organisées parmi les peuplades indigènes, dora, dit-on, quinze générations; elle dut être contemporaine de celle des Portugais, dans les mers de l'Inde.
L'invasion de Moguedchou par les Abgal, si elle ne se continua pas jusqu'à Meurka, n'en nuisit probablement pas moins à sa prospérité. En effet, plus tard, un chef appelé : Âmir (un Abgal peut-être) souleva les populations et se ^ forma une tribu qui prit le nom d'Àl-Amir. Il envahit, avec elle, le territoire de Meurka, s'empara de la ville et chassa les Odjourane : sa puissance dura trente-quatre ans. J'ai mentionné, dans la V partie, à propos de Moguedchou, une coutume qui consistait en ce que, tous les soirs, à l'issue de la prière de l'Ëikcha (environ une heure après le coucher du soleil) , des crieurs parcouraient la ville pour en faire sortir les Soumal avant la fermeture des portes. Cet usage s'établit également à Meurka sous Amir.
Mais de nouveaux hôtes tendaient déjà à devenir prépondérants dans le p^ys : c'étaient les Biémal, originaires du nord. Peu nombreux d'abord , ils s'étaient établis au sud de Danana, s' étendant petit à petit, jusqu'à ce que, ayant atteint le voisinage de Meurka, la guerre éclata entre eux et Amir. On rapporte ainsi qu'il suit l'accident qui y donna lieu : une femme de la tribu biémal était allée au puits prendre de l'eau ; elle y trouva quelques habitants delà ville, et sa beauté excita leur convoitise. Après avoir vainement essayé les moyens de séduction, ils employèrent la violence. La victime de cette brutalité se releva pAle de honte et de fureur : a Si mes frères, dit-elle aux misérables qui l'avaient outragée, méritent véritablement le nom d'iionmies, au récit de mon affront on verra l'écume sortir de leur bouche
i'îfvvrï? y^ffr^'!'>'^r'r^r^ ' - '■"^î^'^tS^ffv?^^*?
téifîtê dé sâiïg, et le sifflèttietit (féK ^gâfés Vous «ntiotcéfa leur arrivée. » Ëd èÈei, dît la Chrôhicpie, itâ âCcotlrtirént peu après, ivféS de ftifèuf et tié respifâùt que le Càfriâge : ils assiégèretif k viflé, fa prireùt , tnèi-ent Àbhoied-Omar, qui là gouvernAit àottitae tidîb d'Atnir, et eti chassèrent la populaiiôû. C'est de cette victoire ret»pOrtée, il y a ciûquâuté-sept ans , que date rôccùpfltfôA de Meurka par les
Instruit de révéfieiiiettt, Arttlr, qui résidait à rlfltérîeur, arriva en hâte pôilf venger les siens et combattît trois fois les vainqueurs , à Dôu'déré, à Guerçala et à Tôdbé-îakba : f rois fois il fût battu, et ceS défaites amenèrent là dispersion de sa tribu, dont 11 n'etiste plus de trâce. i
Depuis lors jusqu'à leuf démêlé avec îouCeuf, les Biëmal ont contlddé d'occuper le pays, bien qu'ils aient eu à subir diverses calamités. Ce fut d'abord hné invasion de Gai ta que les gens de Braona fkvorisérent, se croyant menacés par les Bîémal : elle fut assez meurtrière , et les envabissenrs s'avancèrent jusqu'à GOfidetircheikb. On ne nous en a point indiqoé l'époque précise ; quelqu'un nous affirma qu'elle né remontait pas à plus de vingt ans; toutefois ce terme me parut bien rapproché pour que personne, dans le pays, ne se sonvlrrt d'en avoir été témoin. Plus récemment, en 183Ô, nne épklémié ravagea (otite la côte, et xme sécheresse qui sé fit sentir dans les Bénadir amena la disette et la famine; «mais la ville atait réparé ses désastres et prospérait , lorsque éclata la lutte etitre ïouceuf et lé sultan de Btffdéré. J'ai dit, préeédétiimeftt, la part que les Biémnl arvaient été oMduit^ k y prendre et
qu'il en était réstdté pour eut le s«ù dd léor tfllé. \M détails que je recueiins à Mecirka fttir (iet éf étiemênt se trourèrent eonfemiM à ce ({iiè j'en àtaii appris à ZftHiibar. Je n'y reviens ici que poar produire une lettre dti Htludji^AH aux habitaots de Braooa, q&i n'est pas le tneins corieuî document de cette guerre-, elle fournira, outre quelques renseignements, un écbAntiilon du style épbtolaire d'an SoumaK Medjeurtine. -^ f
«c Aq nom de Dien dément et miséricordieut, « Louange À Dieu, le roi tout paient, le ehéri, qui para donne et fait grâce, qui e^ fort et géoéreut, qoi jette un « Toile sur nos fautes ; il sait ce que renferment leâ coeurs et « les esprits*, il n'ignore ni \s& actions cachées ni les se- « crets. €'eât lui qui a créé le paradis et l'enfer, qui a fait (( poindre la lumière au milieu de la nuit, et la nuit au mi- « lieu de la lumière. Que Dieu répande ses bénédictions a sur notre seigneur Mohhammed, le choisi, sur sa famille « et sur ses compagnons, à partir d'aujourd'hui jusqu'au K jour dernier.
<c Ensuite cette leUre Tient do Hbadji^Ali, filsd'Abder- « rahbman, et est adressée aux cinq tribus touni et aux « Arabes résidant à Braoua. Je vous fais saroir que nous « sommes arrivés ici vers la fin de la nousson et nous étions (( au nombre de 150 Soomal. Nous sommes descendus à « Meurka et nous nous sommes rendus è Ootouïne, oà a nous avons combattu dans la dernière partie de la nuit de « diuMBche. Us nous ont tué dumonde, nons leur en avons « également tué. Chaque troupe a son dire, et les destins « de la guerre sent changeants. Le nombre de nos morts « s'est élevé à âO ; j'igaore quel est le nombre des Icvrs,
« mais je présume que nous leur en avoo^ tué beaucoup. <x Or, certes^ nos morts iront en paradis et le» leurs en enfer, « d'après ces pariées de Dieu : Ils seront affligés des mimes « peini^ que voust mais vous pourrez ispérer de Dieu ce <t qu'U ne leur sera pas permis d'espérer. De même, Ô faabi- « tants de Braoua, je vous fais une recommandation au nom « de Dieu et de son prophète : si nos fusils et deux canons « Yous parvenaient, ne les achetez point si vous êtes vérita- « blâment du parti de notre maître, Saïd-ben>Soultan, car a. nous sommes de sa famille, et, si vous suivez la foule des « sectateurs du mécréant Touceuf, il n'y aura plus de liens « de famille entre nous, et le sang ne parlera plus entre u vous et entre nous. Faites parvenir mon salut au cheikh « studieux, le plus âage et le plus instruit des hommes, la « lampe des ténèbres, le cheikh Mahhi-Eddin, et à ses disa ciples et à ceux qui vivent dans sa société. Saluez de même « de notre part le cher cadi ISaceur'ben-Djâ'ad, et dites-lui « que le livre était renfermé dans le coffre et que j'étais a souffrant, ne pouvant plus marcher ni parler; que maince tenant le livre est avec moi à Meurka et que Je le lui enver- (( rai au diman (mousson de sud-ouest), s' il plaît à Dieu (qu'il « soit élevé 1). Nous allons retourner faire la guerre à Goc( louïne dans trois jours. Saluez enfin jde notre part les sa- « vants craignant Dieu, ceux qu'il ne repousse pas de la a bonne voie et qui n'entrent pas dans la secte de l'affamé « fils d'Ane (Youceuf).
« Salut final ce qui est la meilleure manièire de-commea-
« cer et de finir. Cette lettre vous portera notre salut et di-
« rigera nos vœux pour votre conservation jusqu'en votre « présence. Que Dieu vous guide par les premiers versets
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— t45 — « dnâdraii* et qn'H fpos dotme saoJeôoiirft» lorsque voat « eo eureÉ beMin. Qa'il Teus dédoomiage eiiflD da mtl 4e « toâtèl les iXMiâoiis oà voni wos tcoa? ereté Salalv^ <
« ¥o^ «B^ est bieii et tEàaqattiev daes ua peiM état ée « ptix et ë'eDtièra félk^. Cette kttira iom^ «tressée du « port de Meorka oà tout est «u mieux» et «à il n'y e pas « d'évéueraents Heheux, par la i^téeé de lUeu. Qu'il soit « éleré! » ."*^? '■.--jftr ... o.^ . ;
Voici numiteBa&t ce que je sais des rapports qui out pu exister entre la cité qui nous occupe et les iffiams de Mascate, notamment le sultan actuel. Commencés sous le règne d'Alilimed-ben-Saïd, è qui le cheikh de Meufka avait envoyé deux de ses principaux concitoyens, en signe de soumission, ces rapports se bornaient, tout récemment en* core; à une vassalité nominale» d'autant moins contestée qu'elle n'imposait ni chargea ni sacrifices d'aucune nature. Quant aux rdatioib directes de Syed Saiid avec les ohefi de la ville, elles furent amenées par le fait suivant : vers 1826, un soldat des Beni-bou-Hassan ayant été tué par un Soumal , aux environs de Meurka, les habitants, dans la crainte que le Sultan n'exerçât contre eux des représailles, envoyèrent des députés vers ce prince, en se déclarant ses sujets. Celte démarche n'eut pas de suite ; toutefois, à la fin de l'année 4840, une occasion s'offrit pour Saïd de faire personnellement acte de souveraineté, {tons une traversée de Mascate à Zanzibar, le navire qu'il montait mouilla fortuitement derént Meurka. La guerre civile y r^nait et les partis étaient {>rès d'en venir aux mains. La présence du Sultan rétabHt la paix, et les cbefis réconciliés alièrent tous ensemble Iim rendre hommage à son bord. Cinq ans plus tard^Menrkt eut à subir m. 10
Çf^Ç'"
r«|)()lfeaCioii eu té^kpà usai créé par le âaltan tdios'ses
ptsMuioAs d* Afrû^M^ A Mlle époque^, il y Imlalfary mmant
collecteur des donaiet^ StaBbe«l»-kcii^iBèo (l)y déjà eité;
Malf oe fÉnonnage^ «ptè» avoir exeseè c6t loBcti«lMt pen-
#litt M »», était pertfc ^a# lAniStat,\mamà. m sa pfece
tM miûêùMlfàai, qmêtàùM avait adjoint, et 16 posl»dpnt
H s* a|;{téuijt4)cctipé pur c» soldat tem^iie M«»panâftits à
Meurka en 1847 et i848. '< f^roîi ;
i la pot<Bfatto<i dfe Neurka ^'élère à 3 ^IKM^àmef^ environ;
eH«^ ne différa e«t riètt de celle de Mogaedckoa peur ce ()ui
» tfoit aux caraecère» phyaiqiiea^ a« costame» m» armes,
atit iMÉUrr et aiit osages* Elle se compose d'Arabes, de
Ohenf et de ^tiKMK Les Antbes y Bout en très-petit oem-
brt t le» €heraf se diviieiM en quatre tribus; les Aleoi\ les
Bett^HlAceft^ tes Mehadel et ka Media. Les Soumal BiéaMl
ceilpreâfleiit anasi ifoatre tribus priacipalefr qn sont : les
^Mf les SolciraaBf let J^i» et tes Daoaé, descendavts de
i ' i '!.; ; ^'y-ir,si[ï% :iy'i''i '"^u.i ,'-H>'.'f
(T) tbiti h! ente et la t^MdnutiQftt CftH«, â «e sfi$«t, pst le Solfni , et ipM j'aiemiTét eitre Ite miBl d« eottacttorr; ¥ :n^' ? f ^^-^
« De 1» part d« celai <iai met sa confiance en Dieu, son sepnttnr Saïdc ben-SooItan*, k tous ceux de nos chers amis qui fréquentent le port » de He«Aa et tnri fMtont «H <6HI. Que Diéti IfOttt sattvtr '
k Eaai^ Bonsi avons placé BOtr« aau le trè»'hoDor^le Stanyiwali dans « le port de Menrka, afin qu'il perçoive les droits à prélever sor les « marchàîidises ({tiî a^tfrerdût par ti» batsétti tûdiéas et andbes, iibsi • qtiè im âtdm B«i tifoin qai viendnL de fiaaériMt et qvt k* la- « dieos. «a les Anbea achèteront^ et cela suivant que pous l'avons éta- « bli dans l'ordre ci-après. Tout individu qui contreviendrait à ce que k ttùxrsmênGoaMtA et téglénS «eni pasBihle de peines «t de déècmma- «jeaiwta. SiliÉk * :ni.,;^^ ^
^^Suit le tarif des droits , le même que nous avons reproduis au cba- 4itre XYt. ta date dé «èS piteés est le 4 du ffiois dé dhoiliqîada (Te sa-
4ii)^i^aMéa isa» ft rkîgire (^ ocuive tai^ .
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Biémàï M'hfflnmed. On dte, eo outre, «M tribu , dite Bobrour» (^li mMige le Ira), dont lu tMitoiir lot I>o1»rmira, frère de Biémal M'inimiied. Toutes sont goovemées pstrfarcalemeiil par det cheikhs anxqvels ob donne sonveiit k tort le titre de sultan, vu qu'ils n'ont point l'autorité dont ce titre emporte l'idée; en effet, à proprement f>affer, ehaque ¥ille ou f iUagc s'administre à sa gntse, et cbecan peut j exprimer son avk sur les affiiires pudiques. Il fa pourtant une famille souveraine, celle des Bouras, dont le ehef actoef , qui fait sa résidence dans l'intérieur, à environ une heure de marche de Danana, s'intitule ougas ou cheikh des Biémal . Les chdkhs de Meurka sobI issm de cette ftimilfe. Yoiei leur généalogie, telle du moins qti'elle nous a été raquée : Mahhmoud ,Ben-Hhuss^B, Ben-Soddiq, 6en-Hef>erooD, Ben- Mafahmood, Ben-Aiieikbo , Ben-Djeheur, Ben-Iaré, Ben- Daoud, Ben-Hhdanlé, Ben-Bouras, C'est fiteherounqfii a été le premier sultan à Keurka, après la prise de la ville et le meurtre d'Ahhned-Omar (1). MahhmoBd-beo-fihouceB, le cheikh actuel, avait succédé à son père tin an avant Tapparition du Ducoué'die. Je n'eus pas occasion de le voir parce qu'il était absent de la ville, pendant le séjour que fy fis. Il reconnaissait , je pense , la suzeraineté du chef de la famille des Bouras. A cette fomlle appartiennent encore p)nsteurs persouMgei H^pamls dans le pays ; tel est , entre
(1) Il s'agit, saDS doute, ici, du lieutenant d'Amir. On remarquera la diiproportMD qm «xiste entre le nombre de»<befs biémal, sveeesseurs de HeberouQ, et les cent cioquaaLe-sept aas iadifaé» fâé^édeKunmi comme durée de Toccupation biémal, Il est difficile, eu effet , d'admettre que Seberoan, Soddiq et Husseîn aient régné à eux seals c«Dt cinquantesii anse»».
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autres, un cousio germain de rodgàs, Abd-er-Rahbinaii, chef de l'armée des Biémal et qui jonH , ditron, d'une assez grande influence. Le cheikh de Mteoriui est assisté d'une sorte de conseil des yieillards qui, en tout, a voix délibérati?e.
La situation de la ville, à l'égard de Youceuf , a été tranchée par les derniers événements; les habitants ont dû se soumettre pour la soustraire à une destruction complète; mais les hostilités n'en ont pas moins persisté entre le vainqueur et les Biémal. Ceux des campagnes et des petites localités de la côte, moins faciles à atteindre et ayant moins à perdre que ceux de Meurka, continuent de soutenir la lutte et la prolongeront peut-être jusqu'à un revirement de fortune. Quoi qu'il en soit, la guerre qui dure depuis plusieurs années, et surtout le pillage récent de la ville, avaient jeté dans l'activité productive et commerciale.du pays une perturbation par suite de laquelle nous ne pouvions guère apprécier ce qu'était cette activité en temps ordinaire. Les champs ravagés, les troupeaux enlevés ou dispersés, la circulation des caravanes entravé^ celles-ci étant actuellement obligées de passer par Guèledi et d'y acquitter un péage de trois piastres par chameau chargé, une forte diminution apportée dans la production manufacturière, en6n une baisse proportionnelle dans 4||ehiffre des transactions avec l'extérieur; tels ont été les résnltajts de cette déplorable collision.
Meurka fabrique des tissus de coton comme Moguedchou, mais en bien moindre quantité. L'exportation en est insignifiante, surtout depuis quelques années, la production n'ayant pas dépassé là consommation locale de plus de cinq
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à six mille pièces, cbiffipe qui ne psratl eilténiement fiiible comparé à celui de Ivfoptilatioii. La majeure partie de cet excédant est échaqgéar tontre les prodoitaéfr l'intérieur et spécialement les grains récoltés sur le bord de la rivière. Avant la guerre, les Biémal étaient très-riches en bestiaux et ils auraient fourni à Meurka, pour l'exportation, beaucoup d'animaux et d'excellents cuirs, au prix où ils sont chez sa voisine du nord. Tout cela se trouve aujourd'hui réduit à des proportions plus que modestes. Néanmoins le cbérif Hassan , principal négociant de la ville, que je consultai en prévision des besoins éventuels de Bourbon, me dit qu'il était en mesure de livrer, en quatre jours, deux cents bœufs, au prix de 4 à 5 piastres. Il en prit l'engagement , pour le cas où des opérations de cette nature seraient tentées par le commerce dé notre colonie.
En résumé, le mouvement d'échange de ce port s'alimente des mêmes articles et denrées que celui de Mogued- ' chou ; les monnaies, poids et mesures en usage dans ce dernier port le sont également dans l'autre : je renvoie donc, pour tous ces détails , au chapitre XVI.
Je n'ai pu me procurer aucun itinéraire de Meurka à l'intérieur; j'ai seulement appris que, pour aller à Ganâné, une caravane mettait de treize à quatorze jours ; un piéton bon marcheur et ne s' arrêtant pas, six jours; enfin, que fa distance entre les deox points est égale à celle qui sépare Moguedchou du Djoub.
Le territoire des Biémal s'étend sur le littoral , depuis Danana jusqu'à quelques lieues au sud de Meurka; il s'arrête, du côté de l'intérieur, au bord de l'Ouébi, où il compte quatre villages ou centres de population, nommés Ougadi ,
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M'cban', JLàik ^ DjeoiiaD' : on s'y reoé de Mearka en quatre ou cinq heures de œarcbe, cbeminaDt d'abord a taraveri des coUiufs si^BBeQseB peu élevées, qw occupent eu largeur un espace de ciuq à aii milles ; le lieutenant Cbristopher y a trouvé plusieurs puits contenant de l'eau excellente à une très-faible profondeur. Au delà, et jusqu'à la rivière, le sol est d'une fertilité remarquable.
C'est encore la présence de l'Ouébi qui donne à cette partie du pays son charme et sa richesse; à partir de Guèledi jusqu'à D<rf>oï près Braoua, la Denoq rencontre successivement, outre les quatre villages ci-dessus indiqués, Benguéda sur sa rive droite, Ougadi sur la gauche, Âourké, Golouine et Somani, tous trois situés sur la rive opposée. Sa direction générale dans ce parcours est sud-ouest, parfois un peu plus sud, et, comme en même temps la côte correspondante £ait une rentrée, le rivage et la rivière se rapprochent de telle sorte, à la hauteur de Meurka, que, pour aller de l'un à l'autre, il suffit de quatre heures de marche. Le lieutenant Cbristopher n'a pas nommé le point de la rivière qu'il avait visité en arrière de Meurka; je pense que c'est le village d'Ougadi ; il donne à l'Ouébi , en cet endroit, 45 mètres de largeur et 4- mètres à 4'°,5 de profondeur ; on la traversait en bac ; la vitesse du courant était de 3 milles à peu près. 1^
Dans l'espace décrit ci-dessus, qiutre petites branches se détachent de la rive droite de la Denoq : l'une, partant d'Ougadi, suit d'abord une ligne presque perpendiculaire au cours principal ; puis, à quelque distance, elle s'infléchit subitement , coule à peu près parallèlement à ce dernier et se perd dans les terres, à une quinzaine de lieues du point
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de bifurcation; la seconde branche se sépare à Àourké, la troisième à Somani. et toutes les deux vont ieî réunir à la première. Quant à la quatrième, elle quitte le tronc commun à Mahamed-Tiro, dont on ne m'a pas indiqué la posillon.
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