IM
des caboteurs, qai%! te portant vers les BéBadir, y délermineroot «ne afBoence des produits plus grande encore qa'aax jours de la splendeur de ces vilies, et l'entrepôt de Maïotte, en les concentrant sur son marché, satisfera et ses propres intérêts et ceux de la grande navigation commerciale qui viendra s'y approvisionner, au lieu d'aller contourner Guardafui pour les prendre dans les ports de la côte d'Adel. Mais la question de^aïotte sera traitée plus loin : restons à celle des.Bénadir que nous avons à envisager au point de vue politique. < - . : f^] q ; ;> «i >' >
Il fut un temps où, tout en créant leur prospérité, les habitants des Bénadir m négligeaient rien pour assurer leur défense. Richfô, ils avaient aussi la force qui protège la richesse et conserve l'indépendance. Qu'ils se soient laissé surprendre, comme cela peut arriver aux puissants, ou que l'opulence les ait amollis, toujours est-il qu'ils ont été envahis par les barbares de l'intérieur, et la décadence de leurs villes a été rapide. Aujourd'hui, sans murailles ni soldats, ouvertes du côté de la mer et du côté de la terre, elles sont à la merci de qui v($tidra les subjuguer. I^ seule ressource, comme le seul désir de leurs populations, serait, je crois, d'avoir un maître, pourvu que ce maître fût assez puissant pour les défendre. Des prétendants à la souveraineté, elles en ont dé reste; mais un souverain qui sache, en faisant respecter ses droits, garantir en même temps leur sûreté et le paisible eiercice de leur trafic, voilà ce qui leur manque.
Saïd a imposé son autorité aux Bénadir, il y a planté son drapeau ; il y entrelient des agents qui sont censés gouverner pour lui et perçoivent des redevances. II possède des vaisseaux et des canons, et sur un refus d'obéissance de la
.^gpi9Eri'«-ïSlja»^-Sl'»Jt-^*3l(pj!l|
^TrT^
mmmmmfiF'