CHAPITRE XXII
Trarereée de Braoaa aux Seychelles. — Relâche à Mahé. — Rrtour à U côte. — Rencontre de VArtémUe k Z«uibar. — FaiU novreaui concernant le Sultan. — Départ pour Mombase. — Séjour dans ce port. — Relations arec les autorités locales. — Arrivée d'une caravane de Kamba. — Ruines de Mombase. — Vestiges de la domination portugaise. — Négociations avec le djémadar Tanggui-ben-Chen'bé au sujet d'une profanation commise par des banians. — Départ pour Maïotte.
Le 1" mars, vers 5 heures du soir, j'avais dit adieu à Braoua. Quand nous fûmes sous voiles, nous louvoyâmes pour nous élever dans l'est. La brise, variable d'abord de l'est à l'est-sud-est, hala successivement l' est-nord-est, le nord-est et le nord-nord-est, à mesure que nous nous éloignions de la terre. Elle resta toujours modérée, mais nous n'eûmes pourtant pas à subir les temps de calme, qui, l'année précédente, avaient rendu si longue notre traversée de la côte aux Seychelles. Le 9 mars, nous étions en vue de ces îles, et à 11 heures du soir nous mouillâmes devant Mahé. Je donne ci-dessous le tableau des observations nautiques faites dans ce second trajet, afin qu'en le comparant au journal du premier, exécuté à moins d'un mois près à la même époque, on juge combien, vers la fin de la mousson de nord-est, une diflérence de quelques jours peut influer sur la durée du voyage des Bénadir aux Seychelles et par suite à Bourbon. Or cette durée est une question majeure, quand il s'agit de transporter du bétail.
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Mars.