‹ Documents sur l'histoire, la géographie et le commerce de l'Afrique Orientale [microform]Chapitre 66 sur 101 · TS · texte numérisé non relu

TS

B. Vtriâblé 9. 1. -^ rtibie bfîte^-^ FnlolliâstM.. . .

E. — Faible. — Frais. — Mollissant

E. N. E. — Variable. ~ E.

S. E. — Petite brise —

Dtl If. E. à VË. ft. Ê.-lollé bf ise« » F*ibl«

iTAT on cm.

Beau.

Id.

Beaiî. — Nnagéiil.

Be«tf. — CoûVétt ta mxât.

N. Ë. — N. N. E. — Faible htiat. — F^akbisMidi. .

Beau.

N.— Variable.— N. N. E.— | Beaa. — Brameui Petite brise. — Fralchiss

-| Beaa. — Brai .' la nuit.

tHii

TIEUOIÈTIil

centigrade.

N. — N. N. E. — JolieiCodterf.-^9tteU}M$ brise V . . .(grains de petiteplsie

It. N. É.— N. E.— Jolie Brise.

^ IfolfiiBadt. -^ toégâto.

N.Ë. — N.N.E. — Faible.

— Calme

Id.

Beau.

âfi

IsEYCHELliEfr

COOKAVtS iH 24 ■■«•■•>

Force. Direction.

— IW —

al ■:ilUJ ■ ->!* ?< ^ '. -^''; ' ■•- '^ '•' '-

■pIMMMI

Dicuiusoi

de

raigailte.

TUSS DE nui. — OBaiTATKtHS.

Appareillé le 1" mire, i 4 h. 25 m. du soir. Pria k latge !• f^mmr», à 11 k, du soir. La terre hors de Tue. Sur la rade de Braooa « le« eouants rarient de ro. au S. 0. Leur plus grande vi lesM a été de 9*,8 par kcnre.

Le 9, à 8 h. 1/4, aperçit lUe SilteveNr dans le S. E.: à 8 h. yi,mtÊiûakmi, sur le banc des SeychelM,^ lilntses. Corail. — latit. nul, ÇH'î — Ito^ est, 32» »r. Le fi I Wl; » «.

du soir, mouillé entre les ttea Sainte- Anne et Malte.

•t^L%^^Hn pi^ï!yj«««i«!! WJN#|JiU| jpipppi^ippppp

Dès le lendemain de mon arrivée à Mahé, une maison fut louée è rÉUbiissemeot et coBvertie en. bâpitaUkà, le Jour suivant, on installa les pauvres in?alidesduDt4Couéiitq. Quant à moi, je trouvai encore chez le gouverneur une cordiale hospitalité : je repris possession du petit pavillon, baptisé par l'excellente madame Mylius du nom de pavillon de la marine, et qui, au milieu de mes souffranees morales et physiques, me semblait un délicieux asile. C'est, dans ma vie errante de marin, un charmant souvenir que celui de cette habitation entourée d'arbustes et de fleurs aux suaves parfums et ombragée de superbes manguiers; que celui de cette famille, surtout , qui , malgré une maladie assez grave dont M. Mylius était en ce moment tourmenté, accepta, non par devoir de position, mais avec dévouement, les embarras et les inquiétudes sérieuses que lui donnèrent plusieurs fois les violentes crises de fièvre auxquelles je fus en proie!

Au bout d'une quinzaine de jours, nous éprouvâmes tous, à divers degrés, les heureux effets,. de notre nouVelfe situation. Dès que je fus en état de marcher et d'espérer une convalescence prochaine, je songeai au départ.

Le brick, qui, à notre arrivée, était bien aussi quelque peu invalide, avait été amarré dans le barachois de Mahé, son infirmerie à lui, où il avait subi les quelques réparations nécessaires à un navire quand il a, pendant un certain temps, bataillé contre la mer. . ,

" Pénoonel et matériel étant ainsi remis vaille que vaille sur un meilleur pied , jéÉÈt'arf&chai à un repos dont je sentais pourtant avoir enicore grand besoin. Les instances de mes.hâtes pour me Eeteair furent pressantes ; ils m'avaient

vu revenir dans un triste état de la o6te d'Afrique, et ils me trouvaient bien -faible pour braver une troisiéiiie fois sa pernicieuse influence. Je lisais <fans leur physionomie de sinistres appréhensions, et je partis touché plus que jamais de leur sollicitode. h u-^uu) i-l >! m;^,/ > i' * ;;

Le Ducouèdicy pour être mieux en appareillage, avait été, la veille du départ, conduit au mouillage de Sainte-Anne. Aussitôt que je fus à bord, on leva l'ancre; et, si j'arais h me justifier de la durée de cette relâche, je prouverais sufSsamment, je crois, qu'elle fut trop courte, au moins pour nqoi, en disant que, le jour même où nous quittâmes Mahé, j'eus un accès de fièvre de soixante heures. *

En reprenant la mer, il me restait des vivres pour six semaines, et j'aurais pu, dans ce laps de temps, visiter Mombase, Lâmou et Patta, c'est-à-dire les seules localités intéressantes de la côte comprise entre l'équateur et Zanzibar. Mais il me fallait toucher, vers le 15 avril , à cette dernière iie où je devais recevoir de nouvell^lnstructions. Je fis donc route pour Zanzibar.

La brise, d'abord faible et variable de l'est à l'est-sud-est tant que lious fûmes dans le voisinage des Seychelles et des Amirantes, augmenta et haia le sud, à mesure que nous nous rapprochions du continent. Lre 20 avril, dans l'après-inidi , nous eûmes connaissance de Mafiia, et, longeant la tnre sous petite voilure pendant la nuit, nous nous trouvâmes ie lendemain, de grand matin, à l'ouvert du canal de Zfeii^. zibar, d'où nous fîmes route pour le mouilkige« La edlVètte VArtémiêe était sur rade depuis trois jours, et ce Ml èvec une vive satisfaction que j'allai serrer la maio à mon honorable et excellent collègae M. de Saiot-Simon.

="* -ÏJW'^.W?*? '■

J...iillUi.,J,.l..||||||||

Le but du passage de la corvette à Zanzibar n'était pas seulement de m'ioformer de l'endroit où j'aurais à me re?itailier, son commandant avait à traiter avec le Sultan une affaire importante relative au service de la $tation, et la présence de M . Yignard lui fut d'un grand seeoors pour la mener à bieo. Si l'on n'a pas à sa disposittoQ un iotârprèta sur la bonne foi et l'intelligence duquel oo puisse compter, voici comment les choses se passent : da^ une conférence avec Son Altesse» on discute longuement une question; les assurances les pins satisfaisantes sont, de sa part, transmises au réclamant, à qui on promet de les donner par écrit. Celui-ci reçoit, en effet, la pièce officielle libellée en beaux et bons caractères arabes; il la met dans son portefeuille, croyant avoir gainde cause, tandis que l'engagement supposé n'est, d'ordinaire, qu'une série de compliments et de phrases insignifiantes; et, si on y a mêlé un hm^ relatif i la négociation, il n'est jamais conforme aui promesses qu'on a faites. Même en sachant l'arabe, on n'est pi« complètement à l'abri de pareils subterfuges; mais on a, du m<MD8, l'avastage de ks déjouen. Les Arabes, s'ils ne le disent pas eo latin, connaissent parfaitement le sens et la valeur du proverbe Verba wUanit acripta manent ; et , pour échapper aux cooséquçDceB de l^rs écrits, ils savent les formuler de feçon qu'Us soient aussi nuls que possible. C'était précisément le tour qu'on venait de jouer au commandant de VArt^m lorsque l'arrivée de M. Vignard changea le dé- BO^nent de la petite comédie de Son Altesse.

Aussitôt que j'eus communiqué avec M. de Saint-Simon, il me pria d'inviter notre interprète à se rendre à son bord; l'écrit officiel fut mû> sous le» yeux de M. Vigoard, et la

rme immédiatement reconnue. Lé Sultan etplHfaa le fait par ira malentendu de la part des intermédiaires employés dans la conférence. Puis, après de nouveaux et longs pourparlers, tout s'arroDgea , et cette fois le commandant de r^irt^tw eut lieo d'être satisfait.

Les ordres que me transmit M . de Saint-Simon, de la part du nouveau commandant de la difision natale, M. le capitaine de vaisseau Page, n'étant pas de nature à modifier la suite que je m'étais proposé de donner à nos travaux d'etploration, je me préparais k quitter Zansibar, lorsqu'un ac« cident m'y retint forcément. Depuis quinze jours la fièvre me laissait en repos , le sulfate de quinine en avait eu raison, et je croyais ma santé décidément rétablie. Mais une rude épreuve me restait à subir. Je fus pris d'affreuses tranchées et de nausées , suivies d'effets tels que les aurait produits les plus copieuses doses de la médecine Leroy. Cette attaque, cholérlforme, était , selon toute apparence, le ré* sultat d'un empoisonnement causé par les aliments que j'avais masgés, puisque les trois individus à mon service, cuisinier et domestiques, qui se partageaient la desserte de ma table, souffrirent plus ou moins du même mal. Quant à moi, je fus, après la crise, en proie à de si atroces douleurs, que la seule pensée de faire le moindre mouvement m'arro^ chait un gémissement. Cette secousse m'affaiblit d'autant plus que pendant plusieurs jours je dus garder une diète rigoureuse.

Le 1" mai i84S me trouva dans l'état que je viens de décrire et fort mal disposé, par conséquent, pour solenoiter la Saint-Philippe qui, depuis deux mois déjà , n'était plus

^ - .f,T-^^ !■- ^T-TH

une fête nationale. Quatre jours plus tard , on le sait, l'assemblée constituante, nommée par le suffrage universel , se réunissait à Paris pour abolir la royauté et proclamer, au nom (lu peuple, la république comme devant être désormais la forme du gouvernement de la France. Mais la commotion électrique imprimée à l'Europe par la révolution de février ne s'était pas fait sentir h la côte orientale d'Afrique; et sur cette parcelle errante du pays, que représentait le DucouédiCf le 1"' mai devait être encore consacré au roi des Français. Tout le cérémonial ordinaire eut donc lieu à bord , et ce fut la dernière fois, sans doute, que le cri de vive le roi, poussé par des Français, se mêla dans les airs au bruit d'une triple salve d'artillerie. En même temps, le Sultan et les con suis étrangers, prévenus ofQciellement du motif de nos réjouissances, y prirent part : Syed Saïd, en faisant répéter par les canons de sa frégate, le Chah'Àlleûmy le|S salves du Ducoué'dic; les consuls, en arborant leurs pavillons de fête. Dérisoire anachronisme auquel , plus que tous autres, les marins sont exposés dans leurs lointaines pérégrinations I Fragilité des choses humaines! Nous criions vive le roi , et la royauté était morte dans notre patrie, et son représentant, relégué sur une terre étrangère où bientôt l'homme allait mourir comme était mort le roi! Les morts vont vite, dit la légende, et le galop fantastique entraîne dans l'abîme le

vainqueur ^ peu de distance du vaincu

Durant ce séjour à Zanzibar, j'eus connaissance de plusieurs faits qui jetaient une assez grande émotion dans le monde politique de la localité. Lors de ma précédente relâche, j'avais laissé Saïd plongé dans cet état de béatitude

Page 1